Depuis l'ouverture des JO de Pékin le 8 août, plusieurs mensonges ou arrangements sont venus ponctuer les épreuves sportives. Tour d'horizon des trucages olympiques chinois.

Une fausse chanteuse

La petite Lin Miaoke, qui avait été choisie par les organisateurs chinois pour chanter «Ode à la Patrie» lors de la cérémonie d'ouverture au Stade National faisait en fait du play-back !

Selon Associated Press, la voix appartenait en fait à Yang Peiyi, une fillette de 7 ans, qui n'était « pas assez mignonne » selon les organisateurs. Pour le directeur musical de la cérémonie, Chen Qigang, c'était dans « l'intérêt national » d'échanger la vraie chanteuse contre une fille plus jolie. « C'était l'image de notre musique nationale, de notre culture nationale ».

Des faux feux d'artifice

Encore une tricherie pendant la cérémonie d'ouverture, cette fois-ci du côté des feux d'artifice. Les images télévisées auraient été modifiées par ordinateur, selon le Telegraph. Explication possible : les tirs ne pouvaient pas être saisis tous en même temps par la caméra. Il y aurait donc eu un pré-enregistrement du feu d'artifice et une insertion dans celui-ci d'images de synthèse.

Les enfants étaient tous des hans

Les enfants censés représenter les 56 ethnies de Chine à la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Pékin étaient en fait tous issus de la communauté majoritaire han, selon un responsable cité vendredi par un journal.

Le spectacle devait en théorie montrer la mosaïque de communautés formant la Chine, grâce à des enfants des différentes régions habillés dans leur tenue traditionnelle.

Mais les enfants qui ont encadré la procession d’un grand drapeau chinois dans le stade national étaient des Hans, a expliqué Yuan Zhifeng, directeur-adjoint de la compagnie de danse Galaxy, cité dans le quotidien Wall Street Journal.

Les enfants étaient «très naturels et mignons», a-t-il déclaré au journal. Les organisateurs de la cérémonie avaient au contraire assuré que les enfants venaient des groupes ethniques officiels du pays.

Le programme officiel distribué à la presse étrangère mentionnait la chose suivante: «Cinquante-six enfants des 56 groupes ethniques chinois entourent le drapeau national chinois, représentant les 56 groupes ethniques».

Les Hans représentent environ 90% des Chinois. Il est courant en Chine d’habiller des enfants hans de tenues traditionnelles qui ne correspondent pas à leur groupe ethnique.

Des gymnastes chinoises trop jeunes pour participer aux JO ?

C'est la question que soulève le New York Times alors que les autorités chinoises lui ont fait parvenir la copie des passeports de deux gymnastes chinoises, apparement âgées de 16 ans, âge minimum pour pouvoir participer aux Jeux Olympiques.

Pourtant, sur des sites officiels chinois listant les records des gymnastes nationaux, les dates ne correspondent pas. Jiang Yuguan et He Kexin auraient en fait 14 ans, ce qui va à l'encontre du règlement des JO.

Un temps sur mesure

Selon Indo-Asian News Service, les autorités chinoises ont lancé un total de 1 104 roquettes depuis 21 sites de lancement à Pékin pour intercepter des nuages et empêcher la pluie de tomber. De véritables missiles anti-nuages donc, pour contrecarrer des conditions météologiques médiocres. Les organisateurs avaient en effet annoncé la mise en place d'un parapluie artificiel géant, sans préciser les conséquences environnementales.

Fausses promesses

Alors que la Chine s'était engagée à laisser les journalistes exercer librement leur métier et couvrir l'actualité, il semble que le pays organisateur des JO ne respecte pas ses engagements.

Un journaliste britannique a été malmené ce matin alors qu'il essayait de couvrir une manifestation pro-tibétaine, à proximité du stade national.

Le journaliste, basé à Pékin et pourtant accrédité par les autorités chinoises pour les jeux Olympiques, estime avoir subit une « véritable agression ».

Le CIO a annoncé qu'il allait enquêter sur l'affaire, tout en réaffirmant sa position, à savoir que « les médias doivent être libres de couvrir les jeux Olympiques » A noter que, depuis le début des jeux, le club de la presse étrangère en Chine (FCCC) a indiqué avoir compté « cinq incidents dans lesquels le travail de reporters étrangers avait été entravé ».



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