Rachida Dati était à Mont-de-Marsan hier afin d'assister à l'inauguration d'un centre pénitentiaire avant de se rendre au tribunal de la ville. Et si elle avait le sourire aux lèvres dans sa tenue total black qui lui allait comme un gant, elle est depuis mardi, confrontée à un nouveau vent de révolte. La fronde des magistrats qui ont signé un texte de protestation contre elle, sous forme d'une motion qui dénonce "l'incohérence des politiques pénales" lui demandant ainsi des "excuses publiques" pour l'affaire de Metz . Ils lui reprochent en effet d'avoir sommé des magistrats de s'expliquer lors du suicide d'un mineur en prison début octobre à Metz.

Cette démarche, menée par les magistrats en dehors de tout syndicat est exceptionnelle, mais cela n'empêche pas notre Garde des Sceaux de mener une contre-attaque dans Le Figaro du 19 novembre auquel elle accorde un entretien.

Elle réitère en effet ses propos selon lesquels un suicide de mineur en prison est toujours un événement dramatique, rappelons qu'il s'agit d'un gamin de 16 ans. Elle souhaitait en effet savoir au plus vite si aucun dysfonctionnement dans cette affaire n'était imputable aux magistrats. Le rapport est d'ailleurs rentré depuis et aucun d'entre aux n'a été mis en cause.

La locataire de la place Vendôme reconnaît ses rapports difficiles avec eux et même si elle comprend leurs difficultés, elle n'accepte pas les mises en causes dont elle fait l'objet. Son discours a en effet toujours été le même : une politique pénale ferme, demandée par les Français au moment de l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy en mai 2007.Une politique à laquelle elle adhére et qu'elle est chargée d'appliquer, au pas de charge, ce qui provoque de nombreux grincements de dents.

Et de rappeler, avec force, que le ministère de la Justice n'avait pas été réformé de cette manière depuis plus d'un demi-siècle. Evidement les choses se font... dans la douleur.

Malgré la fronde, le soldat Dati ne se démonte pas. Il faut dire que 534 magistrats à dos, ça commence à faire beaucoup... Heureusement, l'un d'entre eux, Philippe Bilger, avocat général à la cour d'appel de Paris, n'hésite pas à dénoncer l'attitude de ses confrères qu'il juge "agressive" à l'encontre de Mme Dati.

Rachida Dati est-elle tranquille pour autant ? Que nenni ! La Une du Figaro a créé une autre polémique suite à la photo d'illustration accompagnant l'article. En effet, la bague que portait la future maman lors de son discours au Sénat le 17 juin dernier, — date de la photo officielle faîte par le journaliste du Figaro — en or gris pavée de diamants signée Chaumet (d'une valeur de 15600 euros), avait mystérieusement disparue. Magie de Photoshop quand tu nous tient... Résultat, il n'en fallait pas plus à nos excellents confrères de L'Express, qui ont l'oeil acéré, pour en faire une grande galéjade.

La rédactrice en chef de la photo du Figaro, Deborah Altman, s'est pour la peine fendue d'une déclaration à l'AFP et a affirmé qu'elle était seule responsable d'avoir fait enlever le bijou. "Mme Dati n'a absolument rien à voir avec ça", a-t-elle déclaré, expliquant son geste par le fait qu'elle voulait "éviter que l'attention se focalise sur la bague, alors qu'on parlait de la grogne". Evidement faire disparaître le côté Bling-Bling tant reproché au président Sarkozy était tentant. Le Figaro l'a fait !

Franchement Deborah, sur les milliers de photos qui sont en agence sur Rachida Dati, n'était-il pas plus simple... d'en choisir une autre ?

Décidément, Rachida Dati passionne les médias ! Après tout, est-il anormal qu'une femme célibataire de 43 ans qui travaille sans relâche s'offre une bague de haute joaillerie ? Remarquez qu'elle a bon goût notre Ministre puisqu'elle a choisi la bague "Lien" dont Sophie Marceau est l'égérie... (Enfin, elle a quand même choisi le modèle luxe pavé de diamants !).

A-t-on fait autant de grabuge le week-end dernier, lorsqu'elle portait un collier Gerard Darel à 190 euros !

Elle doit avoir hâte d'être en congé maternité une petite semaine pour être un peu à l'ombre...

Ceci-dit, la semaine dernière, elle a trouvé le temps d'aller assister à la pièce Love Letters avec Anouck Aimée et Alain Delon. Après les avoir salués en coulisses, elle a même dîné avec la légende du cinéma français adepte de la troisième personne du singulier.

Non non non, ce n'est pas lui le père !



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