19.01.09
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Malgré leurs critiques, certains journaux n'excluent pas que les historiens se montrent un jour plus cléments que ceux qui rédigent aujourd'hui de premières ébauches historiques. Les esprits enclins à voir le bon côté des choses notent que le sol américain n'a pas été attaqué depuis le 11 septembre 2001. ALLEMAGNE Les commentateurs rendent Bush responsable de deux guerres inachevées et de la récession économique, l'accusent d'avoir transformé un excédent budgétaire en dette monumentale, lui reprochent sa politique en matière d'environnement et les conditions d'internement au centre militaire de Guantanamo Bay. Quelques éditoriaux reconnaissent au président sortant le mérite d'avoir défendu les États-Unis contre de nouvelles attaques terroristes après celles de 2001. ISRAEL "Sur l'ensemble des présidents américains des soixante dernières années, il est difficile de trouver un meilleur ami d'Israël que George W. Bush", écrivait le Jerusalem Post à l'occasion de l'ultime visite officielle de Bush dans le pays. "Bush admet qu'Israël et les États-Unis ont les mêmes ennemis et que ceux-ci veulent notre destruction parce que nous représentons la même chose : la liberté", écrivait la semaine dernière l'éditorialiste Caroline Glick. "Mais Bush n'a jamais appris comment traduire des idées personnelles en politique." CANADA GRANDE BRETAGNE Le Daily Mail britannique souligne qu'il a pris ses fonctions avec un excédent budgétaire de 128 milliards de dollars pour les quitter avec un déficit de 482 milliards. "Il laisse le monde se débattre avec sa crise la plus terrible depuis la dépression (des années 1930), un Moyen-Orient en flammes et des États-Unis au plus bas", poursuit le Mail. "Comment l'histoire jugera-t-elle George W. ? L'aurions-nous "mésous-estimé", pour reprendre un de ses lapsus mutilés ? Du côté positif, après le 11-Septembre, il a réalisé ce qui était devenu sa priorité : empêcher son pays d'être à nouveau attaqué sur son territoire. Al Qaïda a été immensément affaibli." Le Scottish Daily Record observe pour sa part : "L'Amérique est aujourd'hui détestée dans beaucoup de parties du monde. Bush laisse un héritage de guerres et une économie mondiale en déconfiture. On l'a traité de pitre et de belliciste et présenté comme un homme qui avait fait du monde un endroit plus dangereux tout en le poussant au bord de l'effondrement économique." The Economist retient des arguments en faveur de Bush en ce qui concerne le libre échange, la politique d'immigration et la Chine. Mais son point de vue global reste négatif : "Au moment de partir, il est l'un des présidents les moins populaires de l'histoire des États-Unis et de ceux qui ont créé le plus de divisions. Bush a présidé à l'effondrement le plus catastrophique de la réputation de l'Amérique depuis la Seconde Guerre mondiale." AUSTRALIE Mais ce journal reconnaît en Bush l'artisan de meilleures relations avec la Chine et l'Inde, et lui fait crédit de ses efforts contre le sida en Afrique. Il ajoute que les historiens futurs pourraient le faire figurer à un rang intermédiaire. FRANCE ALLEMAGNE Pour la revue Stern, "Bush a conduit à la ruine le pays le plus puissant du monde. Il a menti, torturé au nom de la liberté et causé un préjudice durable à l'image de l'Amérique." AUTRICHE |
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