15.05.09
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Recevant plusieurs centaines d'auto-entrepreneurs à l'Elysée, le chef de l'Etat s'est engagé à leur accorder encore plus de moyens et à élargir leur recrutement en adoptant leur statut pour les activités libérales, les fonctionnaires ou encore les bassins d'emplois à dynamiser. "Le succès de l'auto-entrepreneur est en passe de devenir un phénomène de société", s'est-il réjoui. Quelque 150.000 Français ont adhéré depuis le début de l'année au régime de l'auto-entreprise, qui leur permet de compléter leurs revenus grâce à une procédure administrative simplifiée et des cotisations minimales. Nicolas Sarkozy a salué "150.000 hommes et femmes qui ont d'abord saisi l'opportunité que leur proposait le gouvernement avant les difficultés que leur promettait la crise économique (...) 150.000 symboles de résistance et d'optimisme". Soucieux de rassurer les artisans, qui redoutent une concurrence déloyale des auto-entrepreneurs, il a souligné que leurs domaines d'activité étaient pour l'essentiel des nouveaux services, "du conseil, des services à la personne, des activités de vente au détail et à distance, de la programmation informatique". "Je n'y vois donc pas un péril, en particulier pour le secteur de l'artisanat", a-t-il dit. AJUSTEMENT SI NÉCESSAIRE Il a néanmoins jugé "légitime" une évaluation de l'impact du nouveau régime sur tous les secteurs d'activité. L'Union professionnelle artisanale (UPA) sera associée à l'opération qui "pourra conduire, si cela s'avérait nécessaire, à un ajustement". Pour autant, le chef de l'Etat a indiqué qu'il ne voulait pas "casser l'élan actuel", ajoutant : "Je veux même lui donner plus de moyens". A ces fins, il a annoncé que les enveloppes du micro-crédit, une des voies de financements privilégiées de l'entreprenariat individuel, seraient augmentées via la Caisse des dépôts, invitée à accorder aux acteurs du secteurs des prêts à prix coûtants. Elle le fera en utilisant les fonds d'épargne, l'argent de la collecte du livret A qui est centralisé à la Caisse. Selon une étude réalisée en avril, l'auto-entrepreneur est plus fréquemment un homme (70% des cas), âgé en moyenne de 40 ans et dans 25% des cas un chômeur. Quelques minutes lui suffisent pour s'inscrire, sur papier ou internet, en répondant à une douzaine de questions. Chaque mois ou chaque trimestre, il verse des cotisations comprises entre 12% et 21,3% de son chiffre d'affaires selon les activités exercées. S'il n'y a pas de chiffre d'affaires, il n'y a pas de charge. Pour bénéficier de ces avantages, il faut réaliser moins de 80.000 euros de chiffres d'affaires annuel pour une activité commerciale ou moins de 32.000 euros dans les services. |
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