12.06.09
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Au 30 avril, les dépenses totales (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 127 milliards d'euros contre 123,1 milliards au 30 avril de l'année précédente, précise le ministère du budget dans un communiqué. "Cette évolution traduit, notamment, les effets de la mise en œuvre du plan de relance voté dans le cadre du premier collectif budgétaire pour 2009", explique le ministère. Les dépenses budgétaires exécutées au titre de ce plan s'élèvent ainsi à 2,9 milliards d'euros à la fin du mois d'avril, dont 800 millions pour la prime de solidarité active versée au début du mois d'avril à 4,15 millions de ménages modestes, précise-t-il. Au 30 avril, les recettes du budget général s'établissent, elles, à 70,2 milliards d'euros contre 92,5 milliards au 30 avril de l'année précédente. A la fin du mois, les recettes fiscales nettes s'élèvent à 65,6 milliards, en baisse de 24,7 milliards par rapport à la même date en 2008. BAISSE DES PRIX À LA CONSOMMATION "Cette baisse s'explique à la fois par la mise en œuvre des mesures de soutien à la trésorerie des entreprises dans le cadre du plan de relance [6,8 milliards] et par l'évolution défavorable des recettes fiscales sous le coup de la conjoncture économique", explique le ministère. Hors plan de relance, l'évolution des recettes fiscales (-19,8 % par rapport à 2008) "est surtout affectée par un recul du produit de l'impôt sur les sociétés" (-11,7 milliards par rapport à l'an dernier), "conséquence de la dégradation des résultats des entreprises en 2008, et des recettes de TVA (-5,1 milliards)", détaille le ministère. Par ailleurs, l'Insee a annoncé vendredi que les prix à la consommation avaient baissé de 0,3 % au mois de mai par rapport au même mois de l'année dernière. L'institut souligné qu'il faut remonter à 1957 pour retrouver une inflation annuelle négative. En mai par rapport à avril, l'indice des prix à la consommation s'accroît de 0,2 %, comme le mois précédent, indique l'Insee. Ce "repli de l'inflation au cours des derniers mois reflète surtout l'influence de la chute du prix du pétrole" depuis la flambée des cours enregistrée à l'été 2008, indique la ministre de l'économie, Christine Lagarde, dans un communiqué. "Le signe négatif de l'inflation en mai constitue certes une nouveauté économique qui devrait rester temporaire mais ne traduit nullement une entrée en déflation de notre économie", insiste la ministre. |
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