Les Européens soutiennent à une majorité écrasante la politique étrangère de Barack Obama, mais sa présidence ne répond pas pour autant à toutes leurs attentes, à en croire un sondage rendu public mercredi.

Le sondage annuel Transatlantic Trends, réalisé du 9 juin au 1er juillet dans 12 pays d'Europe (Grande-Bretagne, Bulgarie, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Espagne et Turquie) et aux Etats-Unis, conclut que les habitants des pays d'Europe centrale et de l'Est sont moins enthousiastes que les Européens de l'Ouest concernant la politique du président américain.

Bonne nouvelle pour Barack Obama, dont la cote de popularité, bien que restant élevée, est en recul aux Etats-Unis, 77% des personnes interrogées dans l'Union européenne et en Turquie approuvent sa gestion des grands dossiers internationaux.

Par comparaison, dans la précédente édition de ce sondage, voici un an, seulement 19% des personnes interrogées approuvaient la politique étrangère de George Bush. Barack Obama a prêté serment en janvier dernier.

Le redressement est particulièrement spectaculaire en Allemagne, où le taux d'approbation est passé de 12% à 92% en un an (plus 80 points), et en France, où le soutien s'est envolé de 77 points (de 11% à 88%).

"Nous constatons un changement remarquable dans l'opinion transatlantique, par rapport à la précédente administration", a déclaré Craig Kennedy, président du Fonds allemand Marshall, club de réflexion qui a parrainé le sondage avec la fondation italienne Compagnia di San Paolo.

Mais seulement 25% des Européens du centre et de l'est du "vieux continent" pensent que les relations entre l'Europe et les Etats-Unis se sont améliorées au cours de l'année écoulée, contre 43% des Européens de l'Ouest.

Et d'autre part, "seulement" 60% des sondés en Europe du centre et de l'Est soutiennent la politique étrangère de Barack Obama, soit nettement moins que les 86% enregistrés en Europe occidentale.

Les sujets de divergence persistants concernent l'Afghanistan, l'Iran et le réchauffement climatique.

Le sondage a été réalisé auprès d'un millier de personnes, essentiellement par téléphone. Sa marge d'erreur est de plus ou moins trois pour cent.



Timothy Heritage, Eric Faye