Catégorie: Astronomie10.12.09
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Des milliers de Norvégiens ont bombardé d'appels téléphoniques l'Institut météorologique norvégien, s'interrogeant sur l'origine de cette étrange lumière, visible à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde pendant environ deux minutes. Aucune réponse officielle ou scientifiquement vérifiée n'a encore pu être donnée, mais les théories ne manquent pas : lancement raté d'un missile russe, météorite, nouveau type d'aurore polaire... Les plus farfelues évoquent même un trou noir ou une activité d'origine extraterrestre. A travers la Norvège, les très nombreux témoins décrivent tous une spirale de lumière blanche, tournant sur elle-même et reliée au sol par une traînée lumineuse bleue. La spirale se serait ensuite transformée en un brillant anneau de lumière blanche avant de se dissiper. Erik Tandberg, scientifique au Centre spatial norvégien, a déclaré être lui-même "totalement émerveillé" par ce phénomène. Comme de nombreux experts, il privilégie à l'heure actuelle la thèse d'un lancement de missile russe, puissamment démentie par les autorités militaires de Russie. 22.08.09
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"La glycine est un acide aminé utilisé par les organismes vivants pour fabriquer des protéines et c'est la première fois que cette substance (organique) a été trouvée dans une comète", explique Jamie Elsila du centre Goddard de la Nasa (Agence spatiale américaine), principal auteur de cette étude. "Notre découverte conforte la théorie selon laquelle certains des éléments de base de la vie se sont formés dans l'espace et ont été projetés sur la Terre il y a très longtemps par des impacts de météorites et de comètes", ajoute ce chercheur dans un communiqué. "Cette découverte confirme également l'idée que les éléments fondamentaux de la vie sont communs dans l'espace. Cela renforce l'argument que la vie n'est pas un phénomène rare dans l'univers", ajoute le Dr Carl Pilcher, directeur de l'Institut d'Astrobiologie de la Nasa qui a co-financé ces travaux. Les protéines sont les molécules de base de la vie. Elles sont utilisées dans toutes les structures organiques des cheveux aux enzymes et constituent le catalyseur qui accélère ou régule les réactions chimiques dans les organismes, expliquent ces chercheurs. La vie utilise vingt différents acides aminés dans un nombre gigantesque de combinaisons pour fabriquer des millions de protéines différentes, ajoutent-ils. Stardust s'était approchée à moins de 225 km de Wild 2 le 2 janvier 2004 pour y puiser des échantillons de poussières et de particules cométaires dans des cubes d'aérogel. Ce matériau, formé à plus de 99% de vide, a permis de capturer les particules à grande vitesse sans les endommager. L'aérogel avait ensuite été enfermé dans une capsule qui s'était détachée du vaisseau avant d'être parachutée sur la Terre le 15 janvier 2006. Des échantillons de Wild 2 ont été distribués à environ 150 chercheurs dans le monde pour être analysés. La plupart de ces particules cométaires sont plus fines qu'un cheveu humain. Seules deux douzaines des particules les plus grosses sont visibles à l'oeil nu. Les comètes, sorte de déchets produits lors de la naissance du système solaire il y a 4,5 milliards d'années, devraient aussi permettre de percer le mystère des origines de ce système. 22.07.09
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"Il est exclu que (l'impact) soit dû à un des phénomènes météorologiques que nous observons habituellement sur Jupiter", a expliqué Glenn Orton, un astronome de la NASA qui a confirmé l'existence de l'impact après l'avoir observé et analysé à l'aide d'un télescope infrarouge situé à Hawaï (Pacifique). Le premier à avoir mis en lumière le phénomène est un astronome amateur australien, Anthony Wesley, qui s'est mis en relation avec M. Orton de la NASA lundi après avoir fait l'étonnante découverte. C'est la première fois depuis 1994 qu'un impact est observé sur la surface de la planète dont l'atmosphère est saturée de gaz. En juillet 1994, 21 débris de la comète Shoemaker-Levy 9 étaient allés s'écraser sur Jupiter. Mais cette fois, Glenn Orton a dit "ne pas avoir la moindre idée" de la nature de l'objet qui est entré en collision avec Jupiter. Leigh Fletcher, un autre astronome de la NASA, a expliqué au New Scientist que "l'impact a environ la même taille qu'Oval BA, un des orages qui secouent Jupiter. Et cet orage a le même diamètre que la Terre". Le diamètre de Jupiter est 11 fois plus grand que celui de la Terre. 16.05.09
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L'univers pourrait bientôt nous révéler d'autres de ses secrets. Pour ouvrir la boîte, deux clés: Planck et Herschel, deux satellites lancés avec succès ce jeudi 14 mai depuis la base de Kourou, en Guyane française. Leur mission: collecter des données qui devraient permettre de connaître "l'enfance de l'univers" et la formation de ses éléments. A 1,5 millions de km de la Terre, un engin spatial de 4,20 m sur 4,20 m, doté d'un télescope de 1,5 m, tournera sur lui-même. Il s'agit de Planck, satellite réalisé par l'Agence spatiale europénne (Esa), avec participation substantielle de la Nasa (comme indiqué sur son site). Son objectif: cartographier avec précision l'univers dans sa prime jeunesse, alors qu'il n'avait que... 380 000 ans. "Purée" de lumière et de matière Comment collecter des informations datant de 13,7 milliards d'années? Pour comprendre, un retour sur la théorie du Big Bang s'impose. L'explosion originelle a donné naissance à notre univers, "purée" de lumière et de matière extrêmement dense et chaude, du fait de sa concentration dans un petit espace. Une zone totalement opaque, juqu'aux 380 000 bougies de l'univers, qui entre alors en expansion. Le plasma perd en densité et l'univers devient de plus en plus transparent. La température diminue, la matière se structure en atomes. La lumière peut alors émettre son rayonnement, emportant avec elle "l'empreinte" des éléments qu'elle rencontre. Empreinte qui ne nous parvient qu'aujourd'hui, 13,7 milliards d'années plus tard, dans le domaine des micro-ondes. Avec ces deux instruments sensibles aux ondes de l'ordre du millimètre, Planck va pouvoir observer les fluctuations de température et les "anisotropies, c'est-à-dire de petites irrégularités" de ce rayonnement fossile, explique Jean-Loup Puget, de l'Institut d'astrophysique spatiale (IAS) d'Orsay. Offrant ainsi aux scientifiques une mine de renseignements qui constitueront une véritable "photographie" de l'univers avant la formation des étoiles et des galaxies, d'autres grands mystères que Herschel, compagnon de voyage de Planck, sera chargé de lever. Dans le milieu proche, Herschel s'intéressera aux nuages de molécules, ces berceaux où naissent les étoiles. "Il nous est difficile de comprendre comment, à partir de particules éparses, se forme un objet dense, une étoile", confie Laurent Vigroux, directeur de l'Institut d'astrophysique de Paris. Problème: pour en savoir plus, il faut passer à des températures très basses afin d'observer des cocons de jeunes étoiles en formation qui n'émettent que dans l'infrarouge lointain. Cette longueur d'ondes est presque invisible, notamment en raison du gaz et de la poussière qui composent ces nuages opaques. Des contraintes qui ont, jusque-là, empêché toute étude. Histoire cosmologique Une situation à laquelle Herschel va remédier. De ses 7,5 m de hauteur, le plus grand observatoire spatial jamais lancé fixera sa cible de ses instruments ultra-sensibles réfrigérés à des températures avoisinant le zéro absolu (-273,15°C). En ligne de mire: les grains de poussière, véritables "messagers" puisqu'ils retransmettent la lumière émise par les cocons. Ils vont ainsi fournir de précieuses données sur la formation des étoiles. Dans l'univers lointain, le satellite sondera les galaxies, appliquant un processus similaire. Objectif: remonter dans le temps, quelque... 10 milliards d'années en arrière! De quoi retracer l'histoire cosmologique de ces corps célestes et découvrir leur évolution au fil du temps. Les deux missions, réunies pour des questions d'économie de lanceur et de développement, enverront leurs données vers la même station sur Terre. Prochain rendez-vous fin décembre 2009, pour les premiers résultats d'Herschel... 06.04.09
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C'est en utilisant une nouvelle technique, qui permet de supprimer la lumière d'une étoile sur une image, que les scientifiques, réexaminant un cliché pris par le télescope spatial Hubble en 1998, ont découvert une planète extrasolaire "cachée". Orbitant autour d'une jeune étoile baptisée HR 8799, située à environ 130 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Pégase, cet astre fait partie d'un système planétaire découvert en 2008 par une équipe canadienne et "redécouvert" sur le cliché vieux de 11 ans par David Lafrenière et ses collègues de l'université de Toronto. En septembre dernier, l'homme et son équipe annonçaient posséder la première image prise de ce système planétaire, consistant en trois grosses planètes situées autour de HR 8799. Même si ces travaux n'apportent que la confirmation de l'existence d'une planète déjà connue, cette découverte suggère que de nombreuses autres planètes inconnues attendent potentiellement d'être découvertes dans des clichés d'archive. "Ils ont fouillé dans de vieilles images de Hubble et découvert une planète ! C'est fou !" s'enthousiasmait Geoff Marcy, astronome à l'université de Californie, Berkeley. |
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