Catégorie: Archéologie

Issue time14:02:15, par JP Email 365 vues
Catégories: Archéologie



Des fossiles de trois nouvelles espèces de dinosaures viennent d'être découverts en Australie, notamment un carnivore plus grand que le velociraptor que l'on voit évoluer au cinéma dans Jurassic Park.

Les deux herbivores et le carnivore, qui sont les premiers grands fossiles de dinosaures exhumés depuis 1981, ont été mis au jour dans le Queensland. Ils vivaient voici 98 millions d'années, au Crétacé moyen.

L'Australie compte peu de fossiles d'animaux préhistoriques, par comparaison avec les autres régions du monde, et ces découvertes vont permettre de nouvelles études sur les dinosaures australiens et leur environnement.

"Nous voici en présence non seulement de deux géants stupéfiants, au long cou, qui évoluaient sur le continent ancien australien, mais aussi en présence de notre premier prédateur véritablement grand", a déclaré vendredi le paléontologue John Long, directeur du département scientifique au Muséum Victoria, à Melbourne.

Le dinosaure théropode carnivore a été baptisé Australovenator et les deux herbivores, qui sont des sauropodes, ont reçu pour noms Wintonotitan et Diamantinasaurus.

Australovenator a également été surnommé "Banjo", du nom d'un poète du bush australien, Banjo Patterson. "Banjo était léger et leste, c'était le guépard de l'époque. Il pouvait attraper la majeure partie de ses proies (...)", explique Scott Hocknull, l'un des responsables de la découverte des fossiles, dans un article publié vendredi par la revue scientifique en ligne PLos One.

"Banjo" apporte de nouveaux éléments sur les origines des grands dinosaures carnivores, les carcharodontosaures - un groupe de dinosaures qui avaient évolué vers une taille gigantesque, comme les Giganotosaurus, ajoute Hocknull.



Michael Perry, Eric Faye

Issue time10:34:46, par JP Email 358 vues
Catégories: Sciences, Archéologie



Avec délicatesse, Philippe Mennecier écarte la soie blanche qui voile la Vénus de Lespugue. "Cette statuette en ivoire est la plus belle pièce du Musée de l'homme", s'enflamme ce grand gaillard. Entre les doigts de l'anthropologue, responsable des collections, rayonne la merveille, qui "jamais ne sort" du coffret de bois où elle repose. Sous clé.

Sculptée "il y a 23 000 ou 24 000 ans" dans l'ivoire de mammouth par les Gravettiens, chasseurs de rennes et de bisons, cette Vénus de 14,7 centimètres a la modernité d'une composition cubiste. Hanches et fessier généreux, pagne ondulant jusqu'aux pieds comme une chevelure, infime inclinaison du visage suggérant le recueillement. Cette beauté de la préhistoire était, lors de sa découverte, posée sur le sol, devant le feu, dans la grotte de Lespugue (Haute-Garonne).

Elle est conservée dans les entrailles du Musée de l'homme, musée-laboratoire qui rassemble les collections consacrées à l'espèce humaine, depuis son origine et dans sa diversité. La bâtisse Art déco, inaugurée en 1938 au Trocadéro, à Paris, sera fermée au public le 23 mars pour une rénovation architecturale et muséographique de très grande ampleur, prévue sur trois ans, pour un budget de 52 millions d'euros. Juste avant, est organisé un week-end "portes ouvertes", samedi 21 et dimanche 22 mars, durant lequel la vénérable maison ouvrira ses réserves et laboratoires au public.

Invitation unique avant que ne disparaisse sous les coups de pioche la physionomie désuète de cet épatant musée qu'ont animé, pendant des décennies, d'insatiables baroudeurs. Léon Pales, "l'Ariégeois à la voix rocailleuse", médecin anthropologue en Afrique, évoqué par le préhistorien Denis Vialou, qui fait les honneurs du lieu, comme il se doit, en noeud papillon. Claude Lévi-Strauss, "qui a travaillé chez les Bororo du Mato Grosso", Michel Leiris, "le poète surréaliste anthropologue", André Leroi-Gourhan, préhistorien et ethnologue, un des grands du musée, Jean Rouch, "le révélateur moderne de l'Afrique". Germaine Tillon, qui étudiait les Berbères d'Algérie et organisa le réseau interne de la Résistance, ou encore Yves Coppens, qu'on retrouve en Afrique, en Indonésie, aux Philippines.

Et tous les autres qui partaient en expédition jusqu'aux terres les plus reculées, en quête d'indices sur le quotidien de nos frères et ancêtres, lesquels déjà portaient "une bague au doigt voilà 40 000 ans", précise Denis Vialou. "Toute la dimension de l'homme dans sa diversité culturelle infinie et son unité, qui est aussi son universalité", donne vie à ce sanctuaire.

PREMIER XYLOPHONE

Un musée qu'on dirait tout droit sorti d'un album de Tintin. Avec ses couloirs sans fin : 250 mètres en croissant de lune, bordés d'armoires métalliques, où crânes et squelettes rapportés par les chercheurs globe-trotteurs témoignent du genre humain et de son évolution. Au troisième et dernier étage, la section préhistoire, dans ses tiroirs et vitrines, contient 500 000 objets, outils et bijoux de pierre, céramique, os, coquillages, graines fossiles, gravures, peintures : "Tout ce qu'on peut trouver sur tous les continents." De la fine aiguille à chat en os des premiers couturiers, vieille de 18 000 ans, aux bifaces en silex à la symétrie parfaite du paléolithique inférieur. Odile Romain, la responsable, a aussi son trésor, une pierre noire de schiste et mica, effilée comme une petite massue, produisant des sons cristallins diphoniques : le premier xylophone.

Au sous-sol, Anne Raggi, restauratrice chargée d'une centaine de momies, ouvre un cercueil de carton blanc à rubans noirs, où repose un garçon de 6-8 ans, dont le visage a gardé sa rondeur et tout son mystère : les pommettes, les yeux, les oreilles sont en place. Sur une table, la petite dame Chachapoya, une dignitaire inca (XIIe-XVe siècle), tient assise, recroquevillée. Son visage crispé de frayeur évoque l'expression du Cri, peint par Edvard Munch.

Plus impressionnant encore : la salle d'anthropologie du deuxième étage, où sont répertoriés jusqu'au plafond 18 000 crânes, chacun dans une boîte transparente : un échantillon mondial quasi exhaustif depuis le néolithique. Lequel inclut les cinquante raretés du "coffre-fort", situé au sous-sol du musée, renfermant les crânes d'un Neandertal et celui d'un Cro-Magnon âgé de 50 ans : le premier homme moderne, qui vivait il y a 37 000 à 28 000 ans. Tous deux cohabitent, à une étagère près, avec le crâne de Descartes. Curiosité inédite : 600 bustes ethnographiques exposés révèlent la variété des visages. Les moulages de plâtre ont été réalisés de leur vivant sur tous les types humains. Il y a là l'Inuit, l'Indien d'Amérique, à côté de Robespierre, Saint-Simon et Liszt.

Fruits d'une époque qui se termine, ces trésors enfouis seront mis en lumière dans le futur musée. Evelyne Heyer, chargée du laboratoire de génétique, qui aime son "coin vieillot" meublé 1930-1940, se passionne déjà pour demain. Elle travaille sur l'échantillonnage des populations à partir de leur ADN. La relecture moderne de l'histoire de l'homme depuis Neandertal est en marche.



Florence Evin, Le Monde

Issue time21:26:51, par JP Email 462 vues
Catégories: Sciences, Archéologie



Laurence Leauté-Beasley ne mâche pas ses mots. En une phrase, ce petit bout de femme aux yeux bleus perçants résume la situation : "Sauver la face ou sauver Lascaux". En clair, "cessez de dire que tout va bien à Lascaux. Depuis l'an 2000, l'administration a fait la politique de l'autruche et du déni public", affirme cette Franco-Américaine, qui considère le sauvetage de la Chapelle Sixtine de la préhistoire, grotte aux fresques monumentales, comme sa croisade. Au point d'avoir créé, en 2004, à Oakland (Californie, Etats-Unis), l'International Commitee for the Preservation of Lascaux (ICPL), au nom duquel elle a soumis à l'Unesco, à la veille de l'assemblée générale annuelle, en juillet 2008 à Québec, un rapport dénonçant la mauvaise gestion du site classé en 1979 sur la liste du Patrimoine mondial.

L'enjeu est de taille, il s'agit de la préservation d'un trésor de l'humanité, l'ensemble des grottes ornées de la vallée de la Vézère, en Dordogne. Leur décor pariétal impressionna tant Georges Bataille, que l'écrivain en parlait, en 1955, comme de la "naissance de l'art". Selon le préhistorien Jean Clottes, qui a présidé le symposium international "Lascaux et la conservation en milieu souterrain", organisé à l'initiative de la ministre de la culture Christine Albanel, les jeudi 26 et vendredi 27 février à Paris, "un ou plusieurs grands artistes, des Michel-Ange, auraient travaillé il y a 17 000 ans, voire 20 000 ans, dans cette grotte spectaculaire". "C'est plein de vie, dit-il, les animaux, aurochs (boeufs sauvages), chevaux, cerfs sautent, bondissent, tombent à la renverse, se croisent, traversent une rivière, la tête haute."

Le rapport de l'ICPL pointe l'altération du décor pariétal aux prises avec une prolifération de bactéries sur les parois de la grotte, qui s'aggrave faute d'une méthode scientifique rigoureuse. Une situation nourrie par la "rivalité sourde entre l'administration des monuments historiques et les archéologues qui se disputent la gestion de ce joyau" (Le Monde, du 27 novembre 2007). Le cri d'alarme de Mme Leauté-Beasley a enclenché un compte à rebours. La France est sommée par l'Unesco de redresser la barre d'ici à l'été prochain, sous peine de voir inscrit Lascaux sur la liste du Patrimoine mondial en péril "en l'absence de progrès substantiels dans l'identification des causes et du traitement des peintures".

Il était temps de briser l'omerta sur la réalité des risques encourus par le site. "Depuis neuf ans, on patauge", se désole Pierre Vidal, ingénieur au CNRS, spécialiste de l'art rupestre, qui a assuré, de 1957 à 1996, le suivi scientifique de la grotte. A 73 ans, celui qui se dit "la mémoire de Lascaux", regrette "les interventions au jour le jour, sans actions coordonnées, et parle de bricolage. L'équilibre climatique a été rompu, on a oublié tous les protocoles, on s'est coupé de tout ce qui a été fait jusqu'en 2000. Pendant trente ans, la grotte n'avait pas bougé".

Que s'est-il passé ? Il semble que le manque de précautions sanitaires, en 1999 et 2000, durant les travaux liés à l'installation de la nouvelle machine de conditionnement d'air, et que le bouleversement climatique engendré par ladite machine "trop puissante et mal adaptée" aient provoqué une "détérioration dramatique de l'équilibre biologique de la grotte", précise Paul-Marie Guyon, physicien à la retraite, qui avait mis au point la précédente machine, "une petite assistance climatique" qui avait fait ses preuves.

D'où l'invasion d'une colonie de champignons blancs déclenchée en 2000. Le traitement radical appliqué, avec de la chaux déversée sur le sol, n'aurait pas été sans conséquences sur cet organisme vivant ultra-fragile qu'est une grotte. Comme l'éclairage intensif des parois pour la réalisation d'un état des lieux en 3D. Des centaines d'heures de projecteurs braqués sur les parois, sans se conformer au contrôle sévère de la lumière. Lequel, selon le cahier des charges, était limité à trente-cinq minutes par jour, cinq jours par semaine, depuis la réouverture de la grotte au public en 1976 - la grotte fut fermée par Malraux en 1963 suite à l'apparition d'algues vertes : elle accueillait jusqu'à 1 800 visiteurs par jour. Dès 2004, apparurent des taches noires sur les parois, de la mélanine provoquée par la lumière et dont on ne parvient pas à arrêter la progression, malgré les traitements successifs.

Lors d'un compte rendu, en avril 2008, Marc Gauthier, président du comité scientifique de la grotte de Lascaux, mis en place en 2002, déclarait pourtant : "La malade est en convalescence, elle est presque guérie." A cette occasion, était dévoilé le Targol Oxyt, un Dévor'Mousse en formule concentrée, sorte de produit miracle censé venir à bout des taches noires. "On ne traite pas Lascaux comme un carré de salades", s'offusque Jean-Philippe Rigaud, conservateur de la grotte de 1977 à 1992. Lequel espère que le colloque organisé les 26 et 27 février remette les scientifiques sur le devant de la scène.

"On est à la huitième année de la crise, la grotte ne fonctionne plus comme par le passé du fait d'un réchauffement du sol, indique, Jean-Michel Geneste, chargé du suivi et de la coordination scientifique de Lascaux. Je reconnais que je n'aurai pas dû accepter la machine livrée, non conforme à la commande. Les travaux ont été le facteur déclenchant. Trop longs. Dans l'urgence, on a essayé de faire au mieux. On est en limite de méthode, confronté au maximum de nos savoir-faire. De même, qu'on ne s'est pas rendu compte que la grotte avait changé de régime climatique."

A l'ouverture du symposium, Christine Albanel, qui veut la transparence, a annoncé la création d'un nouveau comité scientifique pluridisciplinaire, ouvert aux sciences dures, et autonome face à l'administration. "Il faut confronter les propositions, les perspectives. Des erreurs ont sans doute été commises à cause de la complexité du site", dit-on au ministère de la culture. De son côté, Michel Goldberg, biochimiste, ancien directeur scientifique de l'Institut Pasteur a pris l'initiative de réunir au sein d'un comité de réflexion, le Lascaux International Scientific Think Tank (LIST), les meilleurs spécialistes en microbiologie, chimie, hydrogéologie, climatologie, biotechnologie..., jusqu'à Antoine Danchin, expert en génomique bactérienne. Sauver Lascaux est l'affaire de tous. Le temps presse.



Florence Evin, Le Monde

Issue time15:28:05, par JP Email 369 vues
Catégories: Etats-Unis, Archéologie



Le squelette quasi complet d'un mammouth a été découvert lors de travaux en plein milieu de l'agglomération de Los Angeles, ont révélé mercredi des paléontologues.

Baptisé "Zed", ce mammouth aux défenses de trois mètres de long fait partie d'une série de dizaines de milliers de fossiles mis au jour lors de l'excavation d'un terrain à proximité du site de La Brea, un affleurement de bitume naturel.

Au même endroit, les scientifiques ont trouvé des troncs d'arbre, des tortues, des serpents, des coquillages, des poissons et même des couches de feuilles de chêne préservées dans du sable mêlé aux hydrocarbures.

Ces découvertes "nous donnent l'occasion d'obtenir une photographie détaillée de ce qu'était la vie entre 10 000 et 40 000 ans" avant notre ère, a remarqué John Harris, conservateur du musée qui abrite les fossiles trouvés sur le site de La Brea. Pour lui, le site constitue "une bibliothèque de la vie au Pléistocène".

Unique au monde dans un environnement urbain, le site d'excavation de La Brea est le résultat d'un phénomène naturel d'affleurement d'hydrocarbures dans lequel d'innombrables animaux ont été pris au piège, bien avant que l'endroit ne se retrouve au milieu de la deuxième ville des Etats-Unis.

Depuis 1969, les scientifiques ont exploré ce gisement, en sortant pas moins de quatre millions de pièces, ossements et dents parfaitement conservés par leur séjour dans le goudron.



AFP

Issue time14:11:45, par JP Email 133 vues
Catégories: Archéologie



Une équipe d'archéologues a déclaré samedi avoir découvert au Pérou un complexe funéraire intact datant de la période précolombienne, construit il y a 1.600 ans, et qui pourrait délivrer de nombreux secrets sur la civilisation Moche.

L'ensemble architectural, qui a été construit afin d'honorer la sépulture d'un important seigneur, Huaca del Pueblo, a été mis au jour dans la province de Lambayaque, dans une région désertique située à près de 500km de la capitale péruvienne, Lima.

D'après les scientifiques, le site découvert ressemblerait pour beaucoup au vaste et très célèbre complexe de Sipan découvert en 1987 dans la même province.



Jean Luis Arce, Reuters.
Version française Olivier Guillemain

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Au fil des actualités, je publie celles qui m'interpellent, qui m'intéressent et devraient vous intéresser. Sur tous les sujets, la politique bien sûr, mais aussi l'environnement, les sciences, l'art, les loisirs mais aussi des infos insolites s'il y en a.

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