Catégorie: Environnement

Issue time21:40:51, par JP Email 274 vues
Catégories: Politique, Etats-Unis, Environnement



Après huit années de présidence Bush, les Etats-Unis semblent désormais prêts à transformer leur politique environnementale et climatique. L’arrivée à maturité des énergies renouvelables, associée aux incertitudes tarifaires et géopolitiques du pétrole, sont autant d’arguments supplémentaires pour ces deux candidats convaincus. Des solutions bien différentes au problème se cachent toutefois derrière cette profession de foi commune.

Avec la fin des primaires, chaque candidat peaufine désormais son plan d’action pour enrayer l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et tente de s’accaparer la place du candidat le plus vert. Tant pour Obama que pour Mc Cain, l’enjeu est de taille. Il s’agit de concocter le programme à même de séduire le groupe d’électeurs le plus recherché des présidentielles 2008 : les indépendants. Plus pragmatiques que les partisans de chaque parti, leur vote ira au candidat répondant à leurs priorités : la guerre en Irak, la santé, l’économie, l’immigration, la flambée du pétrole, la sécurité nationale et … un peu plus loin l’environnement, notamment le changement climatique.

Lutte contre le changement climatique

Tant pour Obama que pour Mc Cain, l’impact humain sur le climat n’est plus une théorie mais une réalité. « Je sais que le changement climatique est réel. Nous pouvons avoir un débat sur son importance, mais le débat sur son existence est clos », a récemment déclaré John Mc Cain. Ils considèrent par ailleurs tous deux qu’il s’agira d’une des trois priorités de leur présidence. Derrière cette apparente convergence se cachent toutefois deux visions différentes de la tache à entreprendre et des moyens à y consacrer.

John Mc Cain annonce des objectifs de réduction des émissions de GES de 60% d’ici 2050 alors que Barack Obama espère les diminuer de 80% ; en conformité avec le consensus scientifique actuel. Si tous deux s’engagent à mettre en place des quotas de CO2 et à instaurer des marchés de crédits carbone, ils adoptent des approches différentes.

Barack Obama, le progressiste

Alors que John Mc Cain souhaite octroyer gratuitement des crédits carbone aux entreprises avant de restreindre progressivement leur nombre, pour Obama, cette simple mesure ne suffit pas. Barack Obama souhaite contraindre les industries polluantes à compenser l’intégralité de leurs émissions de GES. « La nécessité de compenser 100% des émissions garantit que tous les pollueurs paieront pour chaque tonne de CO2 qu’ils émettent, » précise le site Internet du candidat.

Si les vues des candidats sont diamétralement opposées sur les grands sujets, elles se rejoignent étonnamment souvent sur les questions considérées aux USA comme de second plan. Ils s’entendent tous deux pour promouvoir des politiques similaires en matière d’immigration, de transparence gouvernementale et de lutte contre le réchauffement climatique. Des similarités qui ne sont pas dues au hasard. Les deux candidats ont remporté leurs primaires en se présentant comme des « agents du changement » adeptes d’une politique moins partisane et plus pragmatique. Un positionnement qui les rend tous deux attrayants pour les électeurs indépendants et qui les poussent à étendre le champ de bataille sur des sujets considérés jusqu'ici comme secondaires.

Une partie des revenus du marché Carbone seront prélevés et serviront à financer le développement de nouvelles technologies de production ou de conservation d’énergie et des mesures de soutiens des industries en transition et des consommateurs.

Pour Obama, Une partie des revenus du marché Carbone doivent être prélevés et serviront à financer le développement de nouvelles technologies de production d'énergie. Au cours des 10 prochaines années, il entend en effet investir 150 milliards de dollars dans les énergies renouvelables et dans l’ébauche d’un nouveau réseau électrique. A l’instar de l’Union européenne, il veut également fixer un objectif de 25% de production d’électricité d’origine renouvelable d’ici 2025, et améliorer l’efficacité énergétique du pays de 50% avant 2030.

John Mc Cain, le convaincu de longue date

John Mc Cain se plait à rappeler qu’il fut le « co-sponsor» du premier projet de loi visant à lutter contre le réchauffement climatique dans l’histoire du Sénat américain. Pro nucléaire affiché, il souhaite laisser les mécanismes de marché opérer la sélection des technologies les plus performantes. Il écarte ainsi tout engagement sur des objectifs réglementaires de production d’électricité issue des renouvelables... Mc Cain entretient également une certaine ambiguïté sur son programme de financement de la recherche et développement. Alors qu’il déclare être hostile à une injection massive de fonds publics dans les énergies renouvelables, son site Internet affiche pourtant des engagements dans ce sens.

Si elle n’est pas la favorite des environnementalistes, la politique promise par Mc Cain résonne favorablement tant auprès des conservateurs que dans une frange de l’électorat indépendant. Basé sur des technologies existantes et sur la mise en œuvre progressive d’un marché Carbone, il leur promet une gestion volontariste mais conservatrice de la crise. Le suffrage populaire va toutefois pour l’instant à Barack Obama, qui lui donne massivement sa préférence sur les questions environnementales.

Si les vues des candidats sont diamétralement opposées sur les grands sujets, elles se rejoignent étonnamment souvent sur les questions considérées aux USA comme de second plan. Ils s’entendent tous deux pour promouvoir des politiques similaires en matière d’immigration, de transparence gouvernementale et de lutte contre le réchauffement climatique. Des similarités qui ne sont pas dues au hasard. Les deux candidats ont remporté leurs primaires en se présentant comme des « agents du changement » adeptes d’une politique moins partisane et plus pragmatique. Un positionnement qui les rend tous deux attrayants pour les électeurs indépendants et qui les poussent à étendre le champ de bataille sur des sujets considérés jusqu'ici comme secondaires.



Pierre-Marie Coupry, Novethic

Issue time22:33:50, par JP Email 505 vues
Catégories: Environnement, Jeu



Développé par l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l’énergie) en 2003, Ecoville est un petit jeu de simulation du même genre que la célèbre série Sim-City. Sauf que l’objectif est cette fois de construire et de développer une ville en harmonie avec l'environnement, en visant le plus grand nombre d’habitants et les services d’une ville du 21ème siècle… sans dépasser un seuil limite de pollution. Concrètement, le joueur décide de tout en fonction de ses moyens (qui dépendent du nombre d'habitants et des impôts collectés), de l'énergie qu’il choisit de produire (éolienne, solaire ou thermique), de l'état de sa recherche (qui, pour avoir un impact positif, doit être relayée par des campagnes de sensibilisation), de sa capacité à traiter les déchets et du niveau de pollution. Il doit par exemple choisir le type de bâtiment qu’il construit (maisons, immeubles, tours, usine…) et leur performance énergétique, il doit arbitrer entre la création de routes et celle de pistes cyclables ou de voies réservées aux transports en commun… Bref : il est confronté en passant au casse-tête de l’nterdépendance de tous ces facteurs, qui constitue l’un des défis majeurs de notre époque où plus de la moitié de la population mondiale vit en ville.
Conseillé aux enfants à partir de 10-12 ans, Ecoville amuse aussi les adultes qui échangent leurs scores ou astuces sur Internet et constatent avec consternation sur les forums que "des villes comme les nôtres sont presqu’impossible à développer sans dépasser le seuil de pollution". Dernier détail important : comme son but est de sensibiliser le plus largement possible les joueurs à la difficulté de concilier urbanisme et environnement , Ecoville est gratuit et peut se jouer en ligne ou être téléchargé - sur les ordinateurs (Mac ou PC) d'une école par exemple. LADEME a même organisé cette année, avec la Commission européenne, un jeu-concours pour les collèges de 8 pays européens, dont la France, afin de récompenser la classe qui aura construit la ville respectant au mieux l’environnement.



Mescoursespourlaplanete.com

Issue time22:37:26, par JP Email 93 vues
Catégories: Politique, Environnement




Les députés et sénateurs français achèvent, dans l'urgence, l'étude de la loi sur la responsabilité environnementale (LRE).
Directive élaborée par l'Union européenne, la LRE devait être mise en place par les pays membres avant fin avril 2008, sous peine de pénalités financières. Surnommée "loi du pollueur-payeur", la LRE établit la liste des dégâts faits a l'environnement et impose une prévention ou une réparation par ses auteurs. La pollution des eaux, la dégradation des espèces naturelles et de leur habitat ou les atteintes faites au sol sont autant de dommages reconnus comme répréhensibles par la loi. "Il était temps", selon Corinne Lepage, avocate spécialiste de l'environnement et ancienne ministre de l'Ecologie. "Transposer le droit communautaire est un minima que le gouvernement réalise maintenant, mais il faut aller plus loin", commente-t-elle.
Auteur d'un rapport sur la gouvernance écologique remis au gouvernement dans le cadre du Grenelle, l'ancienne ministre est déçue. "La responsabilité environnementale a été votée sans débat public, c'est en incohérence avec le Grenelle de l'Environnement", poursuit-elle. Poussée un peu vite dans les tuyaux parlementaires, la LRE ne comporte pas le principe de responsabilité de la société mère. Coupables devant la loi, les filiales seront jugées sans que les entreprises mères ne soient inquiétées. "Ne pas appliquer la directive européenne en intégralité est une idiotie", s'indigne Corinne Lepage.
Trouver le juste milieu entre punition, éducation et encouragement
"Transcrire la directive européenne en partie, manque effectivement de logique", commente Thierry Sibieude, professeur au département Droit et environnement de l'entreprise auprès de l'ESSEC. "Mais je reste réticent aux approches qui obligent et contraignent par la loi", poursuit-il. L'incitation et la prévention, comme le propose une partie du rapport de Corinne Lepage, lui apparaissent comme une solution plus globale et efficace. "Il faut maximiser les démarches d'adhésion volontaire", soutient le professeur.
"Les outils économiques, tels que la finance carbone et les marches de droit a polluer, sont des alternatives a privilégier et a soutenir", selon Thierry Sibieude. Développer une culture d'entreprise plus respectueuse de l'environnement et inciter au respect de la nature nécessitent des fonds et un investissement gouvernemental majeur. "Les autorités ne peuvent capitaliser uniquement sur la loi. Il faut mettre en place un processus dynamique, plutôt qu'une seule réglementation", analyse Thierry Sibieude.
Il faut donc trouver le juste milieu entre punition, éducation et encouragement. Pour ce faire, les paroles devront être suivies d'actes forts et d'une volonté politique sur le long terme.



Ecolife

Issue time22:12:57, par JP Email 121 vues
Catégories: Politique, Fait de société, Environnement



L’écart, parfois important, entre les discours politiques et les politiques réellement menées renvoie aussi aux contradictions d’une opinion publique qui soutient l’écologie tant qu’elle ne change rien à son mode de vie. Un obstacle qui ne sera levé qu’en proposant un nouveau modèle économique conciliant respect des exigences du développement durable et meilleure qualité de vie individuelle et collective.



Pascal Canfin

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Au fil des actualités, je publie celles qui m'interpellent, qui m'intéressent et devraient vous intéresser. Sur tous les sujets, la politique bien sûr, mais aussi l'environnement, les sciences, l'art, les loisirs mais aussi des infos insolites s'il y en a.

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