Catégorie: Espace22.08.09
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"La glycine est un acide aminé utilisé par les organismes vivants pour fabriquer des protéines et c'est la première fois que cette substance (organique) a été trouvée dans une comète", explique Jamie Elsila du centre Goddard de la Nasa (Agence spatiale américaine), principal auteur de cette étude. "Notre découverte conforte la théorie selon laquelle certains des éléments de base de la vie se sont formés dans l'espace et ont été projetés sur la Terre il y a très longtemps par des impacts de météorites et de comètes", ajoute ce chercheur dans un communiqué. "Cette découverte confirme également l'idée que les éléments fondamentaux de la vie sont communs dans l'espace. Cela renforce l'argument que la vie n'est pas un phénomène rare dans l'univers", ajoute le Dr Carl Pilcher, directeur de l'Institut d'Astrobiologie de la Nasa qui a co-financé ces travaux. Les protéines sont les molécules de base de la vie. Elles sont utilisées dans toutes les structures organiques des cheveux aux enzymes et constituent le catalyseur qui accélère ou régule les réactions chimiques dans les organismes, expliquent ces chercheurs. La vie utilise vingt différents acides aminés dans un nombre gigantesque de combinaisons pour fabriquer des millions de protéines différentes, ajoutent-ils. Stardust s'était approchée à moins de 225 km de Wild 2 le 2 janvier 2004 pour y puiser des échantillons de poussières et de particules cométaires dans des cubes d'aérogel. Ce matériau, formé à plus de 99% de vide, a permis de capturer les particules à grande vitesse sans les endommager. L'aérogel avait ensuite été enfermé dans une capsule qui s'était détachée du vaisseau avant d'être parachutée sur la Terre le 15 janvier 2006. Des échantillons de Wild 2 ont été distribués à environ 150 chercheurs dans le monde pour être analysés. La plupart de ces particules cométaires sont plus fines qu'un cheveu humain. Seules deux douzaines des particules les plus grosses sont visibles à l'oeil nu. Les comètes, sorte de déchets produits lors de la naissance du système solaire il y a 4,5 milliards d'années, devraient aussi permettre de percer le mystère des origines de ce système. 16.05.09
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L'univers pourrait bientôt nous révéler d'autres de ses secrets. Pour ouvrir la boîte, deux clés: Planck et Herschel, deux satellites lancés avec succès ce jeudi 14 mai depuis la base de Kourou, en Guyane française. Leur mission: collecter des données qui devraient permettre de connaître "l'enfance de l'univers" et la formation de ses éléments. A 1,5 millions de km de la Terre, un engin spatial de 4,20 m sur 4,20 m, doté d'un télescope de 1,5 m, tournera sur lui-même. Il s'agit de Planck, satellite réalisé par l'Agence spatiale europénne (Esa), avec participation substantielle de la Nasa (comme indiqué sur son site). Son objectif: cartographier avec précision l'univers dans sa prime jeunesse, alors qu'il n'avait que... 380 000 ans. "Purée" de lumière et de matière Comment collecter des informations datant de 13,7 milliards d'années? Pour comprendre, un retour sur la théorie du Big Bang s'impose. L'explosion originelle a donné naissance à notre univers, "purée" de lumière et de matière extrêmement dense et chaude, du fait de sa concentration dans un petit espace. Une zone totalement opaque, juqu'aux 380 000 bougies de l'univers, qui entre alors en expansion. Le plasma perd en densité et l'univers devient de plus en plus transparent. La température diminue, la matière se structure en atomes. La lumière peut alors émettre son rayonnement, emportant avec elle "l'empreinte" des éléments qu'elle rencontre. Empreinte qui ne nous parvient qu'aujourd'hui, 13,7 milliards d'années plus tard, dans le domaine des micro-ondes. Avec ces deux instruments sensibles aux ondes de l'ordre du millimètre, Planck va pouvoir observer les fluctuations de température et les "anisotropies, c'est-à-dire de petites irrégularités" de ce rayonnement fossile, explique Jean-Loup Puget, de l'Institut d'astrophysique spatiale (IAS) d'Orsay. Offrant ainsi aux scientifiques une mine de renseignements qui constitueront une véritable "photographie" de l'univers avant la formation des étoiles et des galaxies, d'autres grands mystères que Herschel, compagnon de voyage de Planck, sera chargé de lever. Dans le milieu proche, Herschel s'intéressera aux nuages de molécules, ces berceaux où naissent les étoiles. "Il nous est difficile de comprendre comment, à partir de particules éparses, se forme un objet dense, une étoile", confie Laurent Vigroux, directeur de l'Institut d'astrophysique de Paris. Problème: pour en savoir plus, il faut passer à des températures très basses afin d'observer des cocons de jeunes étoiles en formation qui n'émettent que dans l'infrarouge lointain. Cette longueur d'ondes est presque invisible, notamment en raison du gaz et de la poussière qui composent ces nuages opaques. Des contraintes qui ont, jusque-là, empêché toute étude. Histoire cosmologique Une situation à laquelle Herschel va remédier. De ses 7,5 m de hauteur, le plus grand observatoire spatial jamais lancé fixera sa cible de ses instruments ultra-sensibles réfrigérés à des températures avoisinant le zéro absolu (-273,15°C). En ligne de mire: les grains de poussière, véritables "messagers" puisqu'ils retransmettent la lumière émise par les cocons. Ils vont ainsi fournir de précieuses données sur la formation des étoiles. Dans l'univers lointain, le satellite sondera les galaxies, appliquant un processus similaire. Objectif: remonter dans le temps, quelque... 10 milliards d'années en arrière! De quoi retracer l'histoire cosmologique de ces corps célestes et découvrir leur évolution au fil du temps. Les deux missions, réunies pour des questions d'économie de lanceur et de développement, enverront leurs données vers la même station sur Terre. Prochain rendez-vous fin décembre 2009, pour les premiers résultats d'Herschel... 06.04.09
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C'est en utilisant une nouvelle technique, qui permet de supprimer la lumière d'une étoile sur une image, que les scientifiques, réexaminant un cliché pris par le télescope spatial Hubble en 1998, ont découvert une planète extrasolaire "cachée". Orbitant autour d'une jeune étoile baptisée HR 8799, située à environ 130 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Pégase, cet astre fait partie d'un système planétaire découvert en 2008 par une équipe canadienne et "redécouvert" sur le cliché vieux de 11 ans par David Lafrenière et ses collègues de l'université de Toronto. En septembre dernier, l'homme et son équipe annonçaient posséder la première image prise de ce système planétaire, consistant en trois grosses planètes situées autour de HR 8799. Même si ces travaux n'apportent que la confirmation de l'existence d'une planète déjà connue, cette découverte suggère que de nombreuses autres planètes inconnues attendent potentiellement d'être découvertes dans des clichés d'archive. "Ils ont fouillé dans de vieilles images de Hubble et découvert une planète ! C'est fou !" s'enthousiasmait Geoff Marcy, astronome à l'université de Californie, Berkeley. 16.03.09
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La navette, à bord de laquelle se trouvent sept astronautes dont un Japonais, s'est arrachée de son pas de tir à 19h43 (23h43 GMT) au Centre spatial Kennedy en Floride. Il s'agit de la 125e mission de la navette américaine qui intervient après un mois de reports. "Nous avons été obligés patienter un peu mais la satisfaction n'en est que plus grande", a déclaré Mike Leinbach, directeur du lancement, dans un message radio à l'équipage peu après le décollage. "Merci pour tout le boulot accompli. On se retrouve dans deux semaines", a répondu le commandant de la navette Lee Archambault. Le lancement de Discovery avait été reporté à quatre reprises avant qu'une fuite soit signalée mercredi au moment du remplissage des réservoirs avec de l'hydrogène. La navette s'est élevée dans le ciel clair de la Floride suivie par un panache de fumée blanche avant d'être placée en orbite deux minutes et demie plus tard. Discovery va passer 13 jours en orbite, dont huit pendant lesquels elle sera hébergée par la station spatiale dont les travaux de construction entamés il y a 10 ans à 360 kilomètres de la Terre sont pratiquement achevés. ENCORE HUIT MISSIONS L'ISS est construite à 75% et lorsqu'elle sera terminée, elle aura la taille d'un terrain de football. L'objectif principal de cette mission est d'apporter les derniers panneaux solaires qui, une fois installés, permettront à la station de bénéficier de 120 kilowatts d'électricité (soit l'équivalent de l'alimentation de 42 maisons) et de fonctionner à plein régime. Ces améliorations devraient permettre à la NASA et à ses 15 partenaires engagés dans le projet de doubler la capacité d'occupation de la station qui passera de trois à six personnes dès le mois de mai. Parmi les pays impliqués figure le Japon. L'astronaute Koichi Wakata, 45 ans, fait partie de la mission et à l'issue de cette dernière, il séjournera dans la station devenant le premier résident japonais de la ISS. "Cela fait plus de 20 ans que le Japon s'est engagé dans cet effort en participant au programme de la Station spatiale internationale", a dit Wakata qui a déjà participé à deux missions de la navette. "Il nous faut pouvoir rester dans la station spatiale pendant une durée assez longue afin de procéder à toute une série d'expériences", a-t-il ajouté avant le décollage. "J'ai vraiment de la chance de participer à un vol de longue durée." Trois sorties dans l'espace sont au programme de cette mission afin d'installer les panneaux solaires et de préparer la station à de nouvelles améliorations. Les astronautes doivent également réparer le système de purification de l'eau qui avait été apporté lors de la mission de la navette en novembre, mais qui ne fonctionne plus. Huit missions sont encore nécessaires avant que la station soit totalement en fonction. 15.06.08
![]() CAP CANAVERAL (AFP) - La navette américaine Discovery avec sept astronautes à bord, dont un Japonais, s'est posée en douceur samedi en Floride après un périple orbital de deux semaines pour livrer le principal module pressurisé du laboratoire nippon Kibo à la Station spatiale internationale (ISS). Les roues de l'orbiteur ont touché le sol de la piste numéro 15 du Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral (sud-est) à 15H15 GMT (11H15 locales) comme prévu, bouclant une mission de près de 13 jours, 18 heures et 30 minutes dont neuf amarrés à l'ISS. La navette a effectué 217 orbites terrestre et parcouru près de 9,17 millions de kilomètres. "Houston, nous sommes à l'arrêt", a dit le commandant de bord Mark Kelly. "Magnifique atterrissage Mark et félicitations pour une super mission", a répondu Terry Virts au centre de contrôle de Houston. "C'est super d'être de retour", a répondu Mark Kelly, selon les communications retransmises par la Nasa. L'arrivée imminente de l'orbiteur au Centre spatial Kennedy avait été annoncée par un double boom sonique. Quelques secondes après l'atterrissage sous un ciel ensoleillé et avec une légère brise océane, un parachute rouge et blanc s'est déployé à l'arrière de la navette pour ralentir sa course. Discovery avait commencé sa descente vertigineuse une heure auparavant, après l'allumage de ses deux petits moteurs orbitaux pendant 2h35 minutes pour la freiner de quelque 250 kilomètres/heure. Sa vitesse était alors de 25 fois celle du son, soit plus de 27.000 km/h. La température sur le nez et les bords d'attaque des ailes a atteint par endroits plus de 1.500 degrés Celsius sous l'effet du frottement sur les couches denses de l'atmosphère qui se font sentir à partir de 130 kilomètres d'altitude et à 8.000 km de la Floride. La vitesse de Discovery était encore de 21 fois la vitesse du son. L'orbiteur a fait son approche par l'océan Pacifique, survolant l'est de la péninsule du Yucatan, puis le Golfe du Mexique avant de poursuivre sa route et d'atteindre la Floride. Trois minutes avant de se poser, le commandant Mark Kelly a pris les commandes de l'orbiteur, jusque-là en pilotage automatique, pour effectuer manuellement son alignement avec la piste lui faisant notamment effectuer un virage de plus de 200 degrés. L'installation et l'activation du principal module de Kibo (espoir en japonais), le plus grand laboratoire de l'ISS, complète l'architecture de la Station et permet au Japon de devenir membre à part entière du seul avant-poste orbital avec les Etats-Unis, la Russie et l'Europe dont le laboratoire Columbus a été livré en février par la navette Atlantis. Les expériences scientifiques conduites en micro-gravité dans l'ISS sont jugées essentielles pour préparer les vols habités de longue durée vers la Lune et au-delà vers Mars. L'ISS est un projet de cent milliards de dollars auquel participent 17 pays. Dix vols au total des trois navettes spatiales restant dans la flotte sont encore prévus d'ici le 30 septembre 2010, date programmée de leur mise en retraite. Sept de ces vols permettront de parachever la construction de l'ISS et deux d'acheminer des pièces de rechanges et des fournitures à la Station. La prochaine mission d'une navette, prévue le 8 octobre, sera consacrée au dernier entretien de Hubble, le premier télescope spatial qui a révolutionné l'astronomie et dont le successeur devrait être lancé en principe 2012. Jean-Louis SANTINI |
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