Catégorie: Technologie15.06.09
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La 48e édition du Salon du Bourget ouvre ses portes lundi. Durant sept jours, les professionnels puis le grand public, à partir de vendredi, vont se retrouver pour fêter le centenaire du salon, le plus important au monde, et celui de l'industrie aéronautique française. C'est en 1909 que s'ouvre la première «Exposition internationale de la locomotion aérienne» au Grand Palais de Paris. Elle marque l'émancipation de l'aéronautique qui était jusqu'en 1908 une composante du Salon de l'automobile. 1909, c'est aussi l'année d'un exploit fabuleux : la traversée de la Manche par Louis Blériot à bord du Blériot XI. L'histoire est lancée avec ses héros, ses aventuriers, ses créateurs de génie. Ils écrivent les chapitres d'une épopée mêlant étroitement passion et technologie.
Louis Blériot à bord du Blériot XI. © Musée de l'Air et de l'Espace Cent ans plus tard, les avions modernes plus électriques, plus composites et moins gourmands en carburant s'apprêtent à entrer en service. L'Airbus A 350 XWB et le Boeing B 787, les long-courriers du futur, ouvrent une nouvelle ère aéronautique. Le pionnier de cette nouvelle génération d'appareils est l'A 380 qui fêtera cet automne ses deux ans de mise en service, par Singapore Airlines. Mais malgré le centenaire, le climat de ce Salon du Bourget, qui a lieu en alternance avec Farnborough en Angleterre, est assombri par la crise économique, et surtout par le terrible accident du vol Air France 447 entre Rio et Paris le 1er juin dernier et la polémique qui s'est développée autour de la compagnie aérienne et d'Airbus. Le salon accueille également peu de nouveautés. Dans le domaine civil, le SuperJet 100 de Sukhoï qui signe le retour de la Russie dans les avions de ligne tient la vedette. La grande innovation, c'est le Camcopter de l'autrichien Schiebel, le premier drone hélicoptère (avion sans pilote) présenté en vol. Si le Bourget affiche complet et bat son record avec 2 000 exposants, la plupart des entreprises ont rogné dans leur budget en réduisant le nombre de mètres carrés occupés, les invitations, les dépenses de champagne et de déjeuner. Sur le front de la traditionnelle bataille des annonces de nouvelles commandes, il ne faut pas s'attendre à des miracles, même si plusieurs contrats sont attendus, notamment des compagnies du Golfe comme Qatar Airways. Le score sera bien inférieur à celui de l'édition 2007 qui s'était soldée par 105 milliards de dollars de nouveaux contrats, dont 89 milliards pour Airbus. Mais, comme l'affirme Thomas Enders, le président de l'avionneur européen, «la priorité n'est pas de prendre de nouvelles commandes mais de transformer les commandes existantes en livraisons», donc en chiffre d'affaires. Confrontées à une crise historique qui devrait se solder par un recul de 8 % du trafic, soit une perte sèche de 180 millions de passagers, en 2009, les compagnies aériennes ne se bousculent pas pour commander. Au contraire, elles négocient des reports ou des annulations de livraison et ont réduit la taille de leur flotte de 10 à 20 % en moyenne. Airbus et Boeing ont diminué leurs cadences de production en les ramenant peu ou prou au niveau de celles de 2004-2005. Car tout n'est pas noir. La situation financière de l'industrie a cessé de se dégrader grâce au soutien des assureurs-crédits aux exportations telle la Coface qui vont garantir près de la moitié des livraisons contre 20 % en 2008. Contrairement à d'autres pans de l'économie qui se sont effondrés, l'aéronautique a mieux résisté. Louis Gallois, le président d'EADS, estime qu'Airbus livrera le même nombre d'avions en 2009 qu'en 2008, une année record, avec 483 appareils. De son côté, Randy Timset, vice-président marketing de Boeing, maintient l'objectif de livraisons entre 480 et 485 avions. 2009 sera donc encore un très bon cru. Mais le paradoxe n'est qu'apparent, car l'aéronautique est une industrie à cycle long : c'est en 2010 qu'aura lieu le moment de vérité. 04.12.08
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On connaissait déjà les livres dont vous êtes le héros. Le MIT veut en faire de même avec les films. Son laboratoire des médias vient en effet d'annoncer la création en partenariat avec les studios de cinéma Plymouth Rock d'un "Center for future Storytelling". L'organisme aura la charge de réfléchir à une meilleure intégration des technologies de l'information et de la communication dans la façon de concevoir des films, que ces derniers soient projetés en salle ou édités sur des sites de partage en P2P. Le but étant de réaliser des films à succès personnalisables, avec lesquels le spectateur pourra interagir en fonction de scénarii dont les variations seront prévues. Le versant technique du projet implique l'invention de toute une gamme d'équipements d'un genre nouveau, notamment des caméras et des lecteurs vidéos "versatiles". Lecteurs vidéos versatiles Il faudra développer des systèmes de capture de mouvement capables de fusionner les utilisateurs avec des personnages digitaux types ou des applications télévisuelles et cinématographiques fonctionnant à partir d'hologrammes. Autre axe de recherche : l'élaboration de systèmes capables de comprendre les émotions du spectateur ou encore de caméras susceptibles de saisir ses intentions. Le Center for Future Story Telling planchera par ailleurs sur un aménagement des méthodes d'écriture d'histoires afin de rendre leur conception participative, par exemple à l'aide de plates-formes collaboratives spécialisées. Il faudra enfin inventer un modèle économique de production et de diffusion de ces films interactifs dont le contenu sera partiellement généré par l'utilisateur. Scénarii collaboratifs "Le fait de raconter des histoires est l'une des caractéristiques fondamentales de l'être humain", explique Frank Moss, le directeur du MIT Media Lab. "Mais la façon de raconter ces histoires dépend quant à elle d'un autre facteur spécifiquement humain : notre capacité sans cesse renouvelée d'inventer de nouveaux moyens de communications". L'idée à la base du projet est que de l'invention de l'imprimerie à celle d'Internet, la technologie a modifié en profondeur nos récits, aussi bien du point de vue du fond que de la forme. "Le prochain objectif va consister à abolir la frontière entre virtuel et réel afin que le public puisse participer activement à ce qui se passe sous ses yeux". Le Center for Future Storytelling bénéficiera d'une enveloppe de vingt cinq millions de dollars sur sept ans. 20.10.08
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La modification des systèmes électroniques de gestion des votes est aisée et ces dégradations sont difficilement détectables dans les conditions du réel. Les fabricants de tels dispositifs peuvent remercier Dan Wallach, un professeur en sécurité informatique à l'université Rice. Ces conclusions ressortent d'un cours de piratage des machines de vote électronique auquel étaient conviés tous les étudiants pré et post-doctorants de son département. Il leur a été demandé de profiter de cette expérimentation pour truquer les machines à leur disposition. L'objectif étant de repérer les failles dont souffrent bon nombre d'entre elles. Pour ce faire, les étudiants ont été organisés de manière à former plusieurs équipes. Dans un premier temps, ils ont dû se mettre dans la peau de programmeurs véreux travaillant pour une société de systèmes de vote électroniques. Leur tâche était d'introduire de subtils changements dans le logiciel des machines. Programmeurs véreux Des changements tels qu'ils auraient pu altérer les résultats d'une élection sans que ses responsables ne s'en rendent compte. Chaque équipe d'étudiant a par la suite dû jouer le rôle d'un régulateur de logiciel. Il a en effet été demandé à chaque groupe de vérifier la conformité du code logiciel élaboré par un autre groupe. La plupart du temps, les modifications logicielles ont été identifiées. "Nous en avons déduit qu'il était relativement simple de truquer des machines électorales. Si une personne a accès à une machine de vote électronique et veut à tout prix en modifier le système d'enregistrement des voix, elle peut le faire", explique Dan Wallach. "La bonne nouvelle, c'est que la grande majorité de ces tentatives de falsification peut être découverte pourvu qu'on s'en donne les moyens". Mise en place de contrôles Problème : de l'aveu même du professeur Wallach, lors de véritables scrutins, la découverte de telles opérations de piratage prendraient sans doute beaucoup plus de temps. De sorte qu'il pourrait être trop tard pour invalider les résultats d'un scrutin. " Les machines à voter électroniques qu'on utilise par exemple aux Etats-Unis sont beaucoup plus complexes que celles que nous avons mis à disposition de nos élèves". Il serait donc plus difficile de hacker les machines officielles... mais également d'identifier les éventuelles modifications de leurs codes. Le professeur Wallach explique que son initiative était censée sensibiliser les élèves aux problèmes que pose le vote électronique. Pour mémoire, une étude menée l'année dernière par des universités américaines préconisait la mise en place de contrôles fréquents, en particulier sur les justificatifs papier émis par les machines pour remédier à leurs failles. 11.06.08
![]() NEW YORK (AFP) - Dix aéroports américains, dont JFK à New York et l'aéroport international de Los Angeles, ont commencé à installer des scanners qui permettent de voir sous les vêtements des passagers, a annoncé le Département américain des Transports. Ces cabines transparentes se referment complètement sur le passager, et émettent des "ondes millimétriques" qui percent les tissus à la recherche de métaux, céramiques, plastiques, matériaux chimiques ou explosifs, précise l'autorité de sécurité aérienne sur le site internet du Département des transports. L'image en trois dimensions, transmise à un agent dans une pièce séparée et fermée, brouille le visage, poursuit le texte. L'opération dure quelques secondes et doit remplacer les fouilles au corps. Mais Barry Steinhardt, directeur du programme "technologie et libertés" à l'association de défense des libertés ACLU, a déclaré à l'AFP que "les gens n'ont aucune idée à quel point les images sont graphiques", et assure qu'on peut notamment distinguer les formes d'un passager et notamment son sexe. L'association souligne sur son site que l'appareil révèle des "détails hautement personnels du corps, tels que des traces de mastectomies, des sacs pour colostomies, des implants pour pénis, des tubes cathéter ou la taille des seins ou appareils génitaux". Lara Uselding, du Département des Transports, rappelle cependant à l'AFP que les passagers ont toujours le choix "entre l'imagerie corporelle et la fouille au corps" traditionnelle. Le gouvernement américain prévoit l'installation de 30 appareils supplémentaires avant la fin de l'année. En Europe, l'aéroport d'Amsterdam Schiphol utilise déjà ces scanners. |
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