Tags: crise

Issue time14:13:53, par JP Email 315 vues
Catégories: Economie



La hausse de 1,9 % des tarifs réglementés, annoncée mi-août, masque de fortes disparités
Le chiffre de 1,9 %, annoncée par les pouvoirs publics, n'est "qu'une moyenne et recouvre des réalités très différentes selon les cas", explique Les Echos.

Les 2,5 millions de personnes abonnées au tarif de base verront ainsi leur facture augmenter de 4,65 % en moyenne.

Pour certains, la facture va diminuer de 11 % mais pour d'autres, les très petits consommateurs, la hausse sera de... 100 %.

Autre exemple donné par Les Echos, pour les personnes ayant souscrit un abonnement juste au-dessus de celui de base, là, la "douloureuse" sera de 3% en moyenne.

Au total, les tarifs vont augmenter pour 78 % des 31,5 millions de clients aux tarifs bleus. Tandis qu'"environ 6 millions de clients verront une baisse de leur facture", souligne-t-on chez Electricité de France. Pour 4 millions d'entre eux, la baisse de tarifs ne dépassera pas 20 euros par an.

D'une manière générale, en valeur, les hausses devraient rester limitées: 18 millions d'abonnés devraient voir leur facture augmenter de 20 euros par an. Une augmentation qui atteindra de 40 à 60 euros par an pour 2 autres millions de personnes.

Dans le même temps, la situation est similaire pour les PME-PMI. Celles qui consomment peu vont constater des hausses de factures d'autant plus fortes que leur consommation est faible. Ainsi, environ 15.000 de 299.000 petites et moyennes entreprises clientes d'EDF verront leur facture flamber de plus de 20 %. Pour les grandes entreprises, les hausses de facture touchent plus de 90 % des clients mais elles dépassent rarement les 15 %.

Comment expliquer une telle disparité ?

Au lieu d'appliquer une hausse uniforme sur chaque catégorie de tarifs, les pouvoirs publics ont profité de l'occasion pour opérer une "refonte des tarifs" et corriger certaines "anomalies". Car d'après une loi du 10 février 2000, les tarifs réglementés de l'électricité doivent couvrir l'ensemble des coûts nécessaires à sa production (centrales, éoliennes, etc.) et à son acheminement (lignes électriques). "Avec le temps des écarts se sont creusés. Pour certains contrats, le coût total payé par le client ne représentait même plus la part acheminement" de l'électricité, explique EDF.

Ces "trappes tarifaires" concernaient en premier lieu les ménages ayant une consommation d'électricité modeste, qui ont en conséquence subi les plus fortes hausses. Les augmentations de factures sont "d'autant plus élevées que la consommation du site est faible", notait ainsi la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans un avis rendu le 14 août.

Selon un expert de cet organisme, cité par Les Echos, "les nouveaux tarifs correspondent mieux au mode de consommation des abonnés, ce qui permet d'optimiser le fonctionnement du système électrique". Pour EDF, la refonte du système, "décision des pouvoirs publics", permet d'éliminer "des anomalies tarifaires".

Et l'opinion publique dans tout ça ?

Pour autant, ces évolutions pourraient être mal reçues dans l'opinion publique. "L'électricité est un bien qui mérite de la transparence", estime le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC), lequel organisme souligne que les changements "n'ont été précédés d'aucune information ni concertation".

De son côté, le PS tente de tirer profit de la situation. "Devant l'ouverture à la concurrence, EDF soigne ses plus gros clients et met fin, ce faisant, à la péréquation, caractéristique du service public, qui permet de modérer les prix pour les plus modestes et de financer les installations dans les secteurs les moins rentables", a accusé le Parti socialiste dans un communiqué.



France 2

Issue time09:32:54, par JP Email 116 vues
Catégories: Politique, Economie



Les mesures à mettre en place en cas de propagation rapide du virus H1N1 ne sont pas que sanitaires. Une circulaire officielle, relative à la pandémie, s'attaque aux conditions de travail des salariés.

La nouvelle est passée inaperçue, et pourtant. Le 3 juillet dernier, la direction générale du travail – rattachée au ministère du travail – publiait une circulaire «relative à la pandémie grippale» dans le but de préparer entreprises et administrations à une propagation rapide du virus. A la lecture de cette circulaire, on remarque vite qu'il n'y est pas seulement question de santé et de masques. En cas de pandémie grave, ce sont les conditions de travail des salariés qui risquent d'en prendre un coup.

Congés maladie, absentéisme ... A cause de la grippe, la France pourrait tourner au ralenti dans ce que le ministère appelle «un mode de fonctionnement dégradé de la société». D'où une série de préconisations, à caractère exceptionnel, pour permettre aux employeurs de jouer sur la flexibilité de leur personnel. «Il en va de la survie de l'économie nationale, des entreprises et de la sauvegarde de l'emploi» est-il précisé.

«Adapter le travail des salariés»

En cas de passage en phase 5B ou 6 de la pandémie - ce que Roselyne Bachelot envisage dès septembre - l'employeur pourrait donc «adapter l'organisation de son entreprise et le travail des salariés». Le volume horaire de travail ou le nombre de tâches à effectuer pourraient, par exemple, augmenter «par décision unilatérale de l'employeur». Et de préciser entre parenthèses que «le refus du salarié, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement».

S'agissant de modifications plus importantes, tel que l'aménagement du temps de travail (dérogation à la durée maximale journalière en cas de surcroit temporaire d'activité, dérogation à la durée maximale hebdomadaire de 46 heures, etc.), l'employeur serait dans l'obligation de recevoir une autorisation administrative. La circulaire invite donc l'administration du travail à «faire preuve de souplesse et de réactivité face aux demandes des entreprises».

«Approximations inquiétantes»

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Selon Michel Henry, avocat spécialiste du droit social, le code du travail prévoit bien de telles exceptions. Pour autant, «la circulaire contient des approximations inquiétantes». Inquiétants par exemple les raccourcis pris en matière d'aménagement du temps de travail. «Contrairement à ce que cette circulaire laisse penser, les dépassements sont très encadrés par le code du travail. A titre d'exemple, l'article 3123-17 indique que le nombre d'heures complémentaires accomplies par un salarié à temps partiel ne peut être supérieur à une certaine durée».

Inquiétants également les détournements que pourraient générer de telles mesures. «Si on impose à une mère de venir plus tôt - car c'est une nécessité dans la nouvelle organisation de l'entreprise - et qu'elle refuse car elle doit emmener son enfant à la crèche, c'est un motif de licenciement. La brèche réside dans cette idée de nécessité justement».

Reste la question du poids juridique d'une simple circulaire. Concrètement, elle n'a pas force de loi mais préconise des orientations. Elle permet aux administrations de «communiquer avec leurs agents et les usagers pour exposer les principes d'une politique». Selon Michel Henry «elle constitue un cadre donnant les outils juridiques aux administrations mais n'a pas force obligatoire». Pour autant, l'impact d'une circulaire n'est pas à prendre à la légère. «L'inspection du travail et les administrations garderont leur libre appréciation, mais on les invite à faire preuve de souplesse. Or, le droit n'est justement pas fait pour être souple, ce n'est pas un trampoline !».

«Circonstances particulières»

Au ministère du travail, la circulaire DGT 2009/16 est décrite comme «un phare dans la nuit, un document de référence pour aider les entreprises à anticiper la pandémie, si pandémie il y a». A l'évocation d'un possible malaise chez les salariés, notre interlocuteur - un membre du cabinet de Xavier Darcos - est surpris. «Ces mesures se feraient dans des circonstances très particulières et pour une durée limitée, précise-t-il. Elles seraient mises en œuvre pour limiter l'impact économique d'une telle pandémie».

Avec environ 800 cas avérés en France et aucun décès, le qualificatif de «circonstances particulières» est encore loin d'être d'actualité. Au delà de l'aspect sanitaire, et face aux assouplissements du droit du travail qu'il pourrait engendrer, le passage en phase 6 évoqué par Roselyne Bachelot peut faire frémir plus d'un salarié.



Delphine Legouté, Libération

Issue time19:45:42, par JP Email 227 vues
Catégories: Défense



Alors qu'un 17e soldat britannique vient de perdre la vie pour le seul mois de juillet en Afghanistan, le gouvernement de Gordon Brown est accusé par une partie de la classe politique de ne pas investir suffisamment dans le matériel militaire.

Une «honte pour la nation». Tels sont les mots employés par les rédacteurs du dernier rapport de la United Kingdom National Defense Association (UKNDA) pour décrire le manque d'hélicoptères mis à disposition pour les troupes britanniques en Afghanistan. Tous les jours en Grande-Bretagne, une nouvelle voix s'élève contre le refus du gouvernement d'augmenter les moyens de l'armée. Dimanche, c'est John Hutton, l'ancien ministre de la Défense, qui s'est exprimé pour la première fois depuis sa démission le mois dernier. Il explique dans le Sunday Times que «quand il s'agit du nombre d'hommes ou d'équipement, il est absolument essentiel que les hommes politiques écoutent les conseils des militaires. Les politiques ne doivent pas se transformer en généraux en fauteuil». Un sondage du journal révèle d'ail­leurs que selon 60 % des Britanniques, Gordon Brown mène une guerre «bon marché».

Le débat s'est concentré en grande partie sur la pénurie d'hélicoptères. L'armée dispose de moins de 30 appareils pour 5 000 soldats concentrés dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, où les Britanniques ont lancé leur plus importante offensive, l'opération «griffe de panthère». Des hélicoptères auraient permis de sauver la vie de soldats patrouil­lant sur les routes alors que 185 boys ont trouvé la mort depuis le début du conflit. La qualité des appareils est aussi mise en cause.

Selon l'ancien chef d'état-major lord Guthrie, il existe des pressions politiques pour favoriser les fabricants britanniques même si l'équipement est inférieur : «Les ministres doivent acheter britannique à tout prix.» Selon The Observer, le gouvernement aurait refusé en 2007 l'offre de la société américaine Sikorsky de livrer 60 Black Hawks dont 30 seraient déjà en Afghanistan aujourd'hui si le contrat avait été passé. L'opération aurait coûté moins de 500 millions de livres sterling. Au lieu de cela, le ministère de la Défense a commandé à la compagnie britannico-italienne Agusta Westland 62 nouveaux Lynx pour 1 milliard de livres qui ne seront disponibles qu'en 2014. Toujours selon le journal, il n'y a pas moins de deux semaines, le ministère de la Défense aurait à nouveau rejeté des avances de la société américaine au profit de la compagnie, en partie britannique, Eurocopter, filiale d'EADS. Sikorsky aurait proposé de fournir 60 Black Hawks dont le premier aurait pu être livré l'année prochaine.

Les coups bas s'accumulent

La situation s'est tellement envenimée sur le front politique que Peter Mandelson a dû calmer le jeu. Le nouveau premier secrétaire d'État et bras droit de Gordon Brown aurait demandé au ministère de la Défense de faire front uni avec l'armée alors que les coups bas se sont accumulés récemment. Provocation ou non, c'est à bord d'un hélicoptère emprunté aux Américains que l'actuel chef de l'état-major Richard Dannatt a sillonné l'Afghanistan la semaine dernière.

Le général a ensuite affirmé haut et fort dans la presse qu'il «manquait d'hommes et d'équipement militaire». Des déclarations publiques mal vécues par le ministère de la Défense, qui aurait laissé filtré que Dannatt jouait des jeux politiques, convoitant un poste au sein d'un prochain gouvernement conservateur. Il a aussi circulé que Dannatt, qui quitte son poste dans un mois, aurait comme projet d'écrire ses Mémoires et qu'il songe d'ores et déjà à les étoffer. Des calomnies non nécessaires selon Peter Mandelson qui aurait donc tapé du poing sur la table et demandé un retour à l'ordre aux travaillistes, afin de ne pas décrédibiliser l'image de l'armée. La méthode de Richard Dannatt a toutefois, elle aussi, été critiquée. L'ancien ministre de la Défense conservateur Malcolm Rifkind a considéré «dangereux qu'un haut gradé critique ouvertement le gouvernement».

Au-delà de la querelle politique subsiste l'épineux dilemme économique pour le gouvernement. Il consacre aujourd'hui 2 % de son PIB à la Défense. Le rapport UKNDA, qui a consulté de nombreux experts, affirme qu'il faudrait atteindre 3 %, voire 3,5 % du PIB pour que la Grande-Bretagne assure «son indépendance, sa sécurité et sa prospérité». Ce, dans un pays frappé de plein fouet par la récession et où l'heure est plutôt aux restrictions budgétaires.



Rose Claverie, Le Figaro

Issue time15:42:53, par JP Email 88 vues
Catégories: Economie



EDF demande au gouvernement une hausse de 20% des tarifs de l'électricité pour ne plus s'endetter, a déclaré son P-DG Pierre Gadonneix lors d'une interview à paraître jeudi dans Paris Match.

"Pour cesser de nous endetter, il faudrait une hausse de 20% des tarifs. Mais elle peut s'étaler sur trois ans, par exemple, ou même un peu plus", a-t-il dit.

"Nos activités internationales s'autofinancent. En France, Nous sommes contraints de nous endetter car nos tarifs ne suivent pas l'inflation. Si, depuis vingt-cinq ans le prix de l'électricité avait suivi cette dernière, il serait 40% plus cher. Pendant ce temps, le prix de l'eau a doublé, celui du téléphone triplé", a également fait valoir Pierre Gadonneix.

Interrogé sur l'éventualité d'un refus du gouvernement d'augmenter les tarifs au niveau espéré par l'électricien public, il a ajouté : "Mais il n'y a pas de miracle ! Si nos tarifs n'augmentent pas, l'an prochain EDF réduit ses investissements."

EDF et l'Etat ont signé en octobre 2005 un contrat de service public qui garantit jusqu'en 2010 une augmentation des tarifs de l'électricité contenue au niveau de l'inflation pour les particuliers.

En 2008, les investissements opérationnels du groupe ont atteint 9,7 milliards d'euros, sur une enveloppe de 35 milliards sur la période 2008-2010. EDF prévoit d'investir 7,5 milliards d'euros en France en 2009, soit 2,5 milliards de plus qu'en 2008 et 4 milliards de plus qu'en 2007.

L'endettement d'EDF, que le groupe cherche à réduire à travers un programme de cessions, s'élevait à 24,5 milliards d'euros à fin 2008 contre 16,3 milliards à fin 2007 après les acquisitions de British Energy et son projet de rachat d'une partie des actifs nucléaires de l'américain Constellation.

"La priorité est de prolonger la durée de vie de nos centrales, tout en assurant les générations futures qu'elles bénéficieront de la relève technologique qu'est l'EPR", a en outre déclaré Pierre Gadonneix à Paris Match.



Benjamin Mallet

Issue time14:26:48, par JP Email 143 vues
Catégories: Economie



Comment faire monter le prix du baril du pétrole de 2,50 dollars en moins d'une heure ? Facile. Vous prenez d'abord une position massive sur des contrats futurs aux toutes premières heures du jour, quand il y a encore peu d'activité sur le marché. Ensuite, vous ne touchez plus à rien : il suffit de laisser agir les professionnels du marché.

Voilà ce qui est supposé s'être passé à Londres, mardi 30 juin très tôt, avec pour protagoniste principal un trader de chez PVM Oil, un nommé Steve Perkins, d'après les informations du Financial Times. L'opération illicite a été passée via la plate-forme ICE Futures Europe, où les courtiers prennent des positions à un horizon de plusieurs mois. Elle aurait à elle seule fait bondir le cours du pétrole brut de 71 à 73,50 dollars le baril.

Les contrats futurs portaient apparemment sur un volume de 9 millions de barils. Pour vous donner une idée de l'ampleur de l'initiative, sachez que le premier producteur mondial de pétrole qu'est l'Arabie saoudite produit 11 millions de barils par jour.

Quelque 650 millions de dollars (465 millions d'euros) étaient en jeu. Bien évidemment, le courtier indélicat n'a eu à mobiliser qu'une faible fraction de cette somme. Son ordre a représenté la moitié des mouvements du mardi matin.

Interpellés par la hausse brutale du cours, traders et systèmes informatiques se sont mis à surfer sur la tendance, alors qu'aucune information significative ne venait la conforter. Sept millions de barils ont ainsi fait l'objet de contrats en l'espace d'une heure, ce qui a encore fait progresser le cours.

LIMITER LES PERTES

Chez PVM Oil, les systèmes de contrôle informatique ont vite détecté le profil atypique de la position. La société a alors commencé à se délester de son énorme stock de contrats futurs, créant ainsi un mouvement massif de vente.

Elle a réussi à limiter ses pertes à 10 millions de livres sterling (11,7 millions d'euros) en les écoulant avec la plus grande célérité, ce qui est une sacrée performance. Mais l'incident montre que le cours de la matière première la plus échangée au monde peut être manipulé sans grande difficulté.

Les motivations du trader incriminé ne sont pas établies. Témérité ? Malveillance ? Ce qui est certain, c'est que les confrères qui l'ont suivi aveuglément se sont tout simplement ridiculisés.



Le Monde

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Au fil des actualités, je publie celles qui m'interpellent, qui m'intéressent et devraient vous intéresser. Sur tous les sujets, la politique bien sûr, mais aussi l'environnement, les sciences, l'art, les loisirs mais aussi des infos insolites s'il y en a.

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