Catégorie: Sport

Issue time17:48:45, par JP Email 221 vues
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La France a annoncé mercredi que tout match de football au cours duquel l'hymne national serait sifflé sera immédiatement interrompu au lendemain des sifflets contre la Marseillaise avant le match France-Tunisie.

Les événements de mercredi ont suscité un torrent de réactions indignées dans un pays qui compte une forte communauté maghrébine, à l'instar de ce qui s'était passé en 2001 lors du match amical France-Algérie et en 2007 lors de France-Maroc.

"Tout match où notre hymne national sera sifflé sera immédiatement arrêté et les membres du gouvernement quitteront l'enceinte sportive", a déclaré la ministre française des Sports, Roselyne Bachelot, à l'issue d'une réunion à l'Elysée.

Nicolas Sarkozy avait également convoqué le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte et le président de la Fédération française de football Jean-Pierre Escalettes.

"Le président de la République a voulu exprimer son indignation", a-t-elle souligné devant la presse.

Outre l'arrêt des matches, Roselyne Bachelot a annoncé une mesure de sanction en cas de sifflets à l'encontre des pays dont les supporters sont concernés, avec lesquels "tous les matchs amicaux seront suspendus pendant un délai qui restera à fixer par le président de la fédération" .

DISPOSITIONS PRISES

Interrogé sur la décision de laisser le match France-Tunisie se poursuivre mardi soir au Stade de France, dans la banlieue de Paris, malgré les sifflets, Jean-Pierre Escalettes a expliqué que "ce n'était pas la stratégie qui était mise en place" .

Nicolas Sarkozy ne a "absolument pas" critiqué cette stratégie, a-t-il assuré, parce que "nous avions pris les dispositions nécessaires", les joueurs des deux équipes s'étant notamment mélangés au moment d'entrer sur la pelouse pour tenter d'éviter que l'hymne national soit à nouveau sifflé.

"Moi, je ne vais pas lancer 50.000 personnes dans les rues comme ça sans que les choses aient été prévues à l'avance. Incontestablement, à partir de maintenant, ce sera prévu à l'avance. Voilà l'engagement de l'Etat", a conclu Escalettes.

Ni Bachelot ni Escalettes n'ont précisé dans si ces décisions avaient été communiquées à la FIFA, qui régente l'organisation des matches entre équipes nationales et fixe notamment les règles en matière de suspension des rencontres.

SANCTIONS

Avant cette réunion à l'Elysée, le secrétaire d'Etats aux Sports Bernard Laporte avait suggéré, sur RMC, que les matches contre les équipes du Maghreb soient "délocalisés" en province.

"Il ne faut pas stigmatiser (les pays du Maghreb) parce que ça peut arriver avec d'autres nations", avait-il dit sur LCI. "Ce qu'il faut prendre c'est des résolutions et dire, on ne donnera plus le bâton pour se faire battre, on ne joue plus au Stade de France contre des nations dont le public nous siffle."

"Donc on délocalise, on joue en province dans des stades beaucoup moins grands et dont l'ambiance est beaucoup plus chaleureuse", a-t-il ajouté.

La secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara, qui est issue de l'immigration, a estimé que la réaction de Laporte n'était "pas la bonne" et a demandé des sanctions.

"Il ne faut pas banaliser ce type de violence et de manque de respect. Je suis pour qu'on poursuive ces jeunes-là et qu'ils aient une sanction pour qu'ils comprennent bien que ça ne se fait pas dans notre pays", a-t-elle dit sur i-Télé.

Le ministère de l'Intérieur a quant à lui fait savoir que le préfet de Seine-Saint-Denis avait reçu l'ordre de "signaler officiellement les outrages à l'hymne national, constitutifs d'un délit, au procureur de la République de Bobigny".

"Les interpellations qui en résulteront déboucheront sur des interdictions administratives de stade, comme pour les trois individus appréhendés à l'issue du match pour des infractions diverses", ajoute le communiqué.

En 2001, Jacques Chirac avait quitté le Stade de France lorsque des sifflets avaient accueilli la Marseillaise.

Le Parti socialiste, dans un communiqué, a fermement condamné les incidents tout en estimant que "ce qu'il faut, ce n'est simplement sanctionner mais aussi prévenir".

L'ancienne ministre des Sports, la communiste Marie-George Buffet, a elle aussi invité les pouvoirs publics à s'interroger sur les raisons de ces incidents.

"Ces hommes et ces femmes quelque part expriment le fait qu'ils ne se sentent pas bien chez nous", a-t-elle dit.



Grégory Blachier, Sophie Louet et Véronique Tison, édité par Yves Clarisse

Issue time11:46:02, par JP Email 157 vues
Catégories: Sport



Le nageur David Smetanine a décroché la première d’or française des Jeux Paralympiques en s’imposant sur 100 m nage libre catégorie tétraplégique. La judokate Sandrine Aurières-Martinet a, elle, décroché l’argent en –52 kg, catégorie déficiente visuelle.

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour voir la première médaille d’or de l’équipe de France paralympique. Alors que les valides avaient dû patienter jusqu’au cinquième jour et le lutteur Steeve Guénot pour se couvrir d’or, la délégation handisport a frappé d’entrée. Et plus particulièrement David Smetanine. Ami d’Alain Bernard, avec qui il partage le goût pour le sprint, l’Isérois, tétraplégique incomplet (ses quatre membres ne sont pas totalement paralysés), a remporté le titre paralympique du 100 m nage libre ce dimanche dans le Cube d’Eau rendu mythique par le grand huit de Michael Phelps il y a quelques semaines. Vice-champion du monde de la distance en 2006, le Français, âgé de 33 ans, a réussi une journée parfaite, remportant tout d’abord sa série le matin en 1’23’’87 avant, dans la soirée, de survoler la finale, reléguant son dauphin, l’Espagnol Richard Oribe, à près de deux secondes (1’24’’67 contre 1’26’’62).

Objectif cinq podiums
Le Grenoblois, devenu tétraplégique à la suite d’un accident de voiture en 1995, médaillé de bronze du 50 m nage libre en 2004 à Athènes, démarre donc parfaitement ses Jeux. Et il n’entend pas s’arrêter là. «J'espère cinq podiums, et pas que du bronze! Depuis 2005, j'enchaîne les sept courses aux championnats de France, et je gagne les sept. Cinq podiums aux Jeux, c'est possible», déclarait-il en début de semaine dans les colonnes du Dauphiné Libéré. Cette première journée des Jeux Paralympiques a également été marquée par la médaille d’argent de Sandrine Aurières-Martinet en judo catégorie -52 kg mal voyante B3. Une petite déception pour la licenciée de Vincennes, championne du monde en 2006, championne d’Europe en 2007 et déjà vice-championne olympique en 2004 à Athènes. Après avoir enchaîné les ippons jusqu’en finale, la Tricolore a dû s’avouer vaincue face à la Chinoise Na Cui, battue par un waza-ari et trois koka contre un yuko et un koka.



Emmanuel Quintin, Sport24.com

Issue time10:47:08, par JP Email 42 vues
Catégories: Politique, Sport



En juillet dernier, les dirigeants chinois ont annoncé que la tenue de manifestations allait être autorisée pendant les Jeux olympiques dans trois parcs de Pékin situés loin des lieux de compétition. À l'aide de sources -- nommément la très fiable agence de presse d'État chinoise Xinhua --, je suis heureux de vous faire rapport à ce sujet.

Pour manifester, il faut d'abord obtenir un permis. Or, à ce jour, un grand total de zéro permis a été émis, ce qui fait qu'un grand total de zéro manifestation a eu lieu. Si vous voulez organiser une manifestation à Pékin, il n'est cependant pas trop tard, mais faites vite: la date limite pour soumettre une demande est aujourd'hui, puisque les autorités exigent un délai de cinq jours entre l'émission d'un permis et la tenue d'une manifestation.

En tout, 77 demandes de permis ont été faites. Deux d'entre elles ont été suspendues parce que l'information fournie était jugée insuffisante -- une information insuffisante nuit autant à une demande que si, en remplissant le formulaire, vous écrivez dans l'espace réservé à l'administration. Une autre a été refusée parce que la nature de la manifestation, ou son thème, contrevenait aux lois locales relatives à la tenue de manifestations.

Quant aux 74 autres demandes, elles ont été retirées puisque les problèmes qu'elles voulaient évoquer «ont été réglés par les autorités compétentes et par des ministères par le biais de consultations», fait savoir Xinhua en citant un porte-parole non identifié du Bureau de la sécurité publique.

Le vice-président du Comité organisateur des Jeux, Wang Wei, a par ailleurs déclaré à des représentants de la presse occidentale libre sur le terrain qu'il serait «irréaliste» de penser que les choses puissent se dérouler différemment. «Nous pensons que vous ne comprenez pas la réalité de la Chine, a-t-il dit. La Chine possède sa propre version de la démocratie et sa propre manière de l'exercer.»



Jean Dion, Le Devoir

Issue time10:49:49, par JP Email 118 vues
Catégories: Sport

Depuis l'ouverture des JO de Pékin le 8 août, plusieurs mensonges ou arrangements sont venus ponctuer les épreuves sportives. Tour d'horizon des trucages olympiques chinois.

Une fausse chanteuse

La petite Lin Miaoke, qui avait été choisie par les organisateurs chinois pour chanter «Ode à la Patrie» lors de la cérémonie d'ouverture au Stade National faisait en fait du play-back !

Selon Associated Press, la voix appartenait en fait à Yang Peiyi, une fillette de 7 ans, qui n'était « pas assez mignonne » selon les organisateurs. Pour le directeur musical de la cérémonie, Chen Qigang, c'était dans « l'intérêt national » d'échanger la vraie chanteuse contre une fille plus jolie. « C'était l'image de notre musique nationale, de notre culture nationale ».

Des faux feux d'artifice

Encore une tricherie pendant la cérémonie d'ouverture, cette fois-ci du côté des feux d'artifice. Les images télévisées auraient été modifiées par ordinateur, selon le Telegraph. Explication possible : les tirs ne pouvaient pas être saisis tous en même temps par la caméra. Il y aurait donc eu un pré-enregistrement du feu d'artifice et une insertion dans celui-ci d'images de synthèse.

Les enfants étaient tous des hans

Les enfants censés représenter les 56 ethnies de Chine à la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Pékin étaient en fait tous issus de la communauté majoritaire han, selon un responsable cité vendredi par un journal.

Le spectacle devait en théorie montrer la mosaïque de communautés formant la Chine, grâce à des enfants des différentes régions habillés dans leur tenue traditionnelle.

Mais les enfants qui ont encadré la procession d’un grand drapeau chinois dans le stade national étaient des Hans, a expliqué Yuan Zhifeng, directeur-adjoint de la compagnie de danse Galaxy, cité dans le quotidien Wall Street Journal.

Les enfants étaient «très naturels et mignons», a-t-il déclaré au journal. Les organisateurs de la cérémonie avaient au contraire assuré que les enfants venaient des groupes ethniques officiels du pays.

Le programme officiel distribué à la presse étrangère mentionnait la chose suivante: «Cinquante-six enfants des 56 groupes ethniques chinois entourent le drapeau national chinois, représentant les 56 groupes ethniques».

Les Hans représentent environ 90% des Chinois. Il est courant en Chine d’habiller des enfants hans de tenues traditionnelles qui ne correspondent pas à leur groupe ethnique.

Des gymnastes chinoises trop jeunes pour participer aux JO ?

C'est la question que soulève le New York Times alors que les autorités chinoises lui ont fait parvenir la copie des passeports de deux gymnastes chinoises, apparement âgées de 16 ans, âge minimum pour pouvoir participer aux Jeux Olympiques.

Pourtant, sur des sites officiels chinois listant les records des gymnastes nationaux, les dates ne correspondent pas. Jiang Yuguan et He Kexin auraient en fait 14 ans, ce qui va à l'encontre du règlement des JO.

Un temps sur mesure

Selon Indo-Asian News Service, les autorités chinoises ont lancé un total de 1 104 roquettes depuis 21 sites de lancement à Pékin pour intercepter des nuages et empêcher la pluie de tomber. De véritables missiles anti-nuages donc, pour contrecarrer des conditions météologiques médiocres. Les organisateurs avaient en effet annoncé la mise en place d'un parapluie artificiel géant, sans préciser les conséquences environnementales.

Fausses promesses

Alors que la Chine s'était engagée à laisser les journalistes exercer librement leur métier et couvrir l'actualité, il semble que le pays organisateur des JO ne respecte pas ses engagements.

Un journaliste britannique a été malmené ce matin alors qu'il essayait de couvrir une manifestation pro-tibétaine, à proximité du stade national.

Le journaliste, basé à Pékin et pourtant accrédité par les autorités chinoises pour les jeux Olympiques, estime avoir subit une « véritable agression ».

Le CIO a annoncé qu'il allait enquêter sur l'affaire, tout en réaffirmant sa position, à savoir que « les médias doivent être libres de couvrir les jeux Olympiques » A noter que, depuis le début des jeux, le club de la presse étrangère en Chine (FCCC) a indiqué avoir compté « cinq incidents dans lesquels le travail de reporters étrangers avait été entravé ».



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Au fil des actualités, je publie celles qui m'interpellent, qui m'intéressent et devraient vous intéresser. Sur tous les sujets, la politique bien sûr, mais aussi l'environnement, les sciences, l'art, les loisirs mais aussi des infos insolites s'il y en a.

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