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Issue time12:38:00, par JP Email 720 vues
Catégories: Politique



Nous avons obtenu une copie de l'extrait du Bulletin Officiel des Décorations, Médailles et Récompenses, paru le 30 octobre dernier, qui annonce la décoration de l'ancien directeur de cabinet adjoint de Christine Albanel, Christophe Tardieu. Le fait d'avoir honoré un homme suspendu de ses fonctions pour avoir fait preuve d'un peu trop de proximité avec un groupe privé n'est pas la seule curiosité que l'on y trouve. De nombreuses décorations similaires ont été remises le 23 juin dernier, le jour-même où Frédéric Mitterrand prenait ses fonctions à la place de Christine Albanel. On sait organiser des pots de départs à la Rue de Valois.

On peut ainsi lire qu'un certain Dominique Bedier, "conducteur d'automobile au cabinet du ministre de la culture et de la communication", a été décoré au rang de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, tout comme Thomas Tanzi, "maître d'hôtel" du ministère. Deux individus sans doute extrêmement respectables, qui selon les textes se sont "distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde".

Olivier Henrard, l'architecte des lois Hadopi 1 et 2, qui s'était fait souffleur de Christine Albanel puis de Frédéric Mitterrand au Parlement, a été lui aussi fait chevalier des Arts et des Lettres. Christophe Tardieu est promu Officier.

"Un élément de plus qui nous permet d'entrevoir le degré avancé de pourriture déontologique de ce ministère. Aucune pudeur, on se met au service des lobbies, on oublie complètement le public et on s'installe dans les meubles de la république, comme chez soi, en partant avec l'argenterie", s'énerve Samuel Authueil.



Guillaume Champeau, Numerama

Issue time11:44:34, par JP Email 477 vues
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Un rapport remis au Sénat critique sévèrement les 171 millions d'euros dépensés par la France pour sa présidence de l'Union entre juillet et décembre 2008, l'une des plus coûteuses de l'histoire.

Après avoir épinglé les dépenses de l'Elysée, la Cour des comptes s'attaque aux dérives financières de la présidence française de l'Union européenne. Du 1er juillet au 31 décembre 2008, l'Etat français a dépensé 171 millions d'euros, selon un rapport de l'institution de contrôle budgétaire, publié par le site "Mediapart". Soit près d'un million d'euros par jour, ce qui en fait l'une des présidences les plus coûteuses de l'histoire.

Les dépenses de l'Etat ont été nettement supérieures aux précédentes présidences françaises de l'Union européenne, évaluées à 14,1 millions d'euros en 1995 et 57 millions en 2000, dans une Europe certes plus petite (15 membres). Le budget tricolore dépasse également ceux débloqués par la plupart des pays européens, compris en moyenne entre 70 et 80 millions d'euros. Seule l'Allemagne en 2007 a dépensé plus que la France, avec un budget de l'ordre de 180 millions d'euros.

L'Union pour la Méditerranée, un sommet "hors normes"

Symbole de ces dépenses "hors normes" selon la Cour des comptes : le sommet de l'Union Pour la Méditerranée, qui réunissait en juillet 2008 autour du président Sarkozy 43 chefs d'Etat et de gouvernement au Grand Palais. Son organisation a coûté quelque 16,6 millions d'euros, financé de manière dérogatoire et sans aucune décision formelle sur le budget de la présidence européenne, selon le document remis au Sénat.

Ce montant a servi notamment à un réaménagement "exceptionnel" et "sans précédent" du Grand Palais pour trois heures de réunion, avec 91.500 euros de moquette éphémère "aux couleurs de cette Union pour la Méditerrannée", 194.900 euros de jardinières, 653.703 euros de climatisation et 136.000 euros consacré au fond de scène et 780.760 euros pour la salle plénière. Sans oublier le dîner des 200 invités : 1.072.437 euros, soit 5.362 euros par invité. "Par son ampleur, le caractère irrégulier des procédures suivies et son impact massif pour les finances publiques, ce sommet constituera une forme de record", souligne la Cour des comptes, qui précise que "tous les aménagements en question ont été démontés dès le lendemain du sommet et n'ont pas été repris ou réutilisés par l'administration."

Lorsqu’on lit le rapport dans le détail, les sommes dépensées sont affolantes : 400.464 euros de mobilier, écrans plats inclus, 194.977 euros pour des jardinières et 91.456 euros de moquette. L’installation, le nettoyage et le démontage auront, eux, coûté 4.383.614 euros. (…)
Last but not least, la douche présidentielle ! Une douche avait été installée à l’attention de Nicolas Sarkozy : « Luxueuse et dernier cri, elle possédait une radio, des fonctions «jets» variées (…) Elle n’aurait jamais servi. » Coût : 245.572 d’euros…

L'événement a donné lieu à un incident que révèle la Cour : la réquisition d'un comptable par Bernard Kouchner. "Face au refus du comptable public de procéder au paiement de dépenses engagées de manière irrégulière, le ministre des Affaires étrangères et européennes a cru devoir procéder à sa réquisition", écrit Philippe Séguin, le président de la Cour. Cette réquisition a été opérée avec le feu vert du ministre du Budget Eric Woerth, la veille de Noël 2008, précise le rapport.

"Coût élevé des opérations" et "utilité publique variable"

La Cour des comptes pointe également une "programmation excessivement touffue", "la multiplication et le coût parfois élevé des opérations", et "l'utilité publique variable" des 489 manifestations organisées dont neuf sommets, 227 réunions ministérielles ou de niveau ministériel, 328 séminaires ou symposiums. "Toutes n'étaient pas indispensables" et "leur nombre n'a pas contribué au succès de la France, qui se juge sur deux ou trois événements, comme la gestion de la crise ou de la guerre en Géorgie", dénonce le sénateur centriste Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat.

Philippe Séguin remarque aussi que c'est l'Elysée qui aura finalement mobilisé le plus de crédits pour ses réunions : 76 millions d'euros. "La multiplication et le coût parfois élevé des opérations mises en place par chaque administration et le caractère urgent, parfois dérogatoire, voire irrégulier, des procédures suivies auront, au bout du compte, fait supporter par l'Etat des charges d'utilité publique variable", poursuit le rapport de la Cour des comptes.

Dans les détails "symboliques", le logo de la présidence française, montrant des drapeaux européen et français, a profité au célèbre designer, Philippe Stack, qui a empoché 57.408 euros par l'intermédiaire d'un sous-traitant, après une mise en concurrence jugée curieuse par la Cour. L'illumination de la tour Eiffel aux couleurs de l'UE pendant six mois a coûté 1.500.000 euros. Enfin, la participation imprévue aux Assises européennes de l'innovation présidée par Claude Allègre, en décembre 2008, a coûté 700.000 euros.

Reste qu'"aucune appréciation sérieuse ne peut être faite quant à l'impact des multiples événements" organisés, regrette la Cour des comptes. Et son président, Philippe Séguin, de suggérer à Bruxelles de mieux encadrer ces dépenses à l'avenir.



Julien Pompey, Les Echos

Issue time11:37:52, par JP Email 427 vues
Catégories: Politique



La Croatie pourrait achever ses négociations d'adhésion à l'Union européenne en 2010 mais la Turquie doit encore faire des progrès substantiels afin d'envisager de rejoindre le bloc communautaire, a conclu mercredi le rapport annuel sur l'élargissement.

L'évaluation, préparée par le commissaire chargé de l'élargissement, Olli Rehn, juge par ailleurs sans complaisance le manque de progrès enregistrés dans les pays aspirant à devenir candidats, notamment dans la lutte contre la corruption et contre le crime organisé.

Dans le cas de la Croatie, dont les négociations d'adhésion ont été bloquées pendant de nombreux mois par un différend frontalier avec la Slovénie, la Commission estime que les discussions pourraient être terminées en 2010 même si les réformes doivent être poursuivies dans le pays.

Zagreb est notamment invité à combattre plus efficacement la corruption et le crime organisé, à réformer son système judiciaire et à faire des progrès en matière de droits des minorités et de droit au retour des réfugiés.

Sur le dossier particulier de la coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, les autorités croates doivent faciliter à la cour un meilleur accès aux documents gouvernementaux, estime le texte.

Même si la Commission ne mentionne aucune date pour l'entrée de la Croatie dans le bloc, le pays pourrait devenir le 28e membre de l'UE dès 2012, une fois complétée la ratification de son traité d'adhésion.

Elle pourrait aussi bénéficier de l'élan créé par la demande islandaise de rejoindre l'UE.

PAS D'ENTRAIN POUR L'ÉLARGISSEMENT

De son côté, la Turquie, à qui Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et plusieurs autres dirigeants européens refusent la perspective de devenir membre à part entière et préfèrent parler de partenariat privilégié, a reçu un rapport mitigé.

Ankara est salué pour l'organisation d'élections libres et justes et pour des avancées en matière de réforme judiciaire et de relations entre les pouvoirs civils et militaires.

Mais le rapport souligne que des préoccupations demeurent en ce qui concerne le recours à la torture, la protection de la liberté de parole et d'expression, le droit de la presse, le droit de réunion, la liberté de culte et les libertés individuelles des femmes.

La Turquie est par ailleurs invitée à normaliser ses relations avec Chypre.

Le troisième candidat à l'adhésion, l'Ancienne république yougoslave de Macédoine (Arym) est quant à lui encouragé à poursuivre sur la voie des réformes, notamment en matière de lutte contre la corruption, où des progrès ont été enregistrés.

Le gouvernement macédonien est félicité pour les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections présidentielle et locales et pour son bilan économique, qui rapproche le pays d'une "économie de marché viable", statut nécessaire à l'entrée dans l'UE.

Les cinq pays aspirant à devenir candidats à l'adhésion - Albanie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Serbie et Kosovo - sont de leur côté invités à accélérer les timides avancées en matière d'état de droit et à redoubler d'effort pour combattre la corruption et le crime organisé.

Pour l'ensemble de ces pays, la perspective d'une adhésion reste lointaine alors que l'entrée en 2004 de 12 nouveaux membres et la crise économique ont refroidi les ardeurs d'une majorité de pays pour de nouveaux élargissements.

Une majorité d'Etats membres souhaitent également faire une pause dans les élargissements, une fois réglés les dossiers croates et islandais, pour permettre à l'Union de s'habituer aux nouvelles institutions créées par le traité de Lisbonne, dont l'entrée en vigueur est espérée d'ici la fin de l'année.



Julien Toyer, Marcin Grajewski, Reuters

Issue time15:11:21, par JP Email 168 vues
Catégories: Politique



La presse et les internautes du monde entier jugent sévèrement la possible nomination du fils de Nicolas Sarkozy à la tête de La Défense à Paris, stigmatisant le «népotisme français».

Népotisme. En anglais, en italien, en espagnol, en chinois, le terme revient systématiquement dans les nombreux articles que la presse étrangère consacre à la possible nomination de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).

Jamais en reste pour chroniquer les frasques de Nicolas Sarkozy, la presse anglaise tire à boulets rouge sur cette affaire. «La dynastie Sarkozy s'est une fois de plus embourbée dans une histoire de népotisme», expliquait ainsi le Guardian vendredi.

Pour le Times de Londres, Nicolas Sarkozy a provoqué «l'embarras de ses alliés politiques» et cite des critiques anonymes au sein de l'UMP, qui trouveraient que les choses vont, cette fois «trop loin». Le quotidien rappelle l'ascension «météorique» de Jean Sarkozy, qui «a été grandement aidé par l'influence de son père».

Sur son blog, le correspondant du journal en France, Charles Bremner, est plus féroce. «Le terme de République bananière a été utilisé par un couple d'amis», raconte-t-il, parlant d'un «stupéfiant acte de népotisme». «Sarko junior, qui passe sa licence de droit, a été élu l'an dernier au Conseil général de ce département [les Hauts-de-Seine, NDLR] à la réputation scabreuse. On lui a aussitôt confié la direction de l'Union pour un mouvement populaire de papa», rappelle le journaliste.

«La notion de dynastie se porte bien», note un journal indien.

En Italie, le Corriere della Sera fait figurer le sujet dans sa «une» et rappelle que la Défense est «le plus grand centre d'affaires d'Europe», au «potentiel stratégique énorme» et que sa direction est «tout sauf triviale». Le journal s'amuse de la «continuité dynastique» des Hauts-de-Seine et de l'irruption de «Sarkozy II, le Jeune».

En Espagne, où l'agence EFE a consacré une dépêche à l'histoire, plusieurs médias évoquent l'affaire, qui amuse également le quotidien conservateur américain New-York Post.

L'affaire rebondit jusqu'en Inde, où l'Express India note que Nicolas Sarkozy a «été critiqué» pour «gérer en famille» ses affaires. Le site DNA y consacre même un édito sur les dynasties politiques, notant que cette notion familière à l'Inde «se porte bien dans le monde et devient commune même dans les soit-disant méritocratiques démocraties occidentales». On parle de Jean Sarkozy jusqu'en Australie, où The Australian reprend un article du Times de Londres.

Comme le relève Christophe Grébert, élu municipal Modem de Puteaux, la commune voisine de la Défense, et initiateur d'une pétition contre la nomination de Jean Sarkozy qui a déjà recueilli plus de 7.000 signatures, l'affaire fait également jaser en Chine, où la télévision nationale lui a consacré un sujet

Et puis il y a Internet. Outre la pétition, plusieurs blogeurs ont également porté la contestation sur Twitter, où les internautes s'amusent à ajouter le «hashtag» (une convention qui permet d'associer un mot-clé à tous les messages sur le même sujet) «#jeansarkozy» partout à leurs messages. Ce qui a donné lieu à un concours de bons mots au sujet du jeune homme, qui se poursuit lundi. Autre initiatives, celle du site petites-phrases, qui a lancé http://www.jeansarkozyestilpresidentdelepad.com/ un site à l'adresse explicite...

Samuel Laurent, Le Figaro

Issue time14:25:50, par JP Email 183 vues
Catégories: Politique, Fait de société



"Faites ce que je dis, pas ce que je fais"... Tel pourrait être le slogan de cet épisode révélé par le Canard Enchaîné aujourd'hui.

Dans le rôle de victime, encore un ayant droit : la société de production (Galaxie) qui a réalisé pour le compte de France 5 un documentaire sur Nicolas Sarkozy... En face ? Le service audiovisuel de l'Élysée, qui a demandé au producteur l'autorisation de copier le documentaire en question, suite à quoi, ce dernier, plutôt généreux, leur en a envoyé gratuitement 50 copies.

Seul hic, l'Élysée a non seulement dupliqué ces fameux exemplaires en 400 copies supplémentaires, mais en a profité également pour y apposer son propre logo en lieu et place de la jaquette originelle, ainsi que la mention "Service audiovisuel de la présidence de la République – Unité photos – Tous droits réservés (photos et vidéos)", ôtant au passage toute référence à la société productrice. Et le tout était distribué lors de la 17e conférence des ambassadeurs.

Selon Fanck Louvrier, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, le producteur aurait donné son feu vert à ces copies. Mais cela n’implique évidemment pas une violation du droit de paternité de l’auteur sur son œuvre...

Nous ne saurons probablement pas si ces copies pirates étaient accompagnées ou non de boules chocolatées aux noisettes, en revanche nous savons maintenant que le monde underground du warez ne concerne pas que les geeks et autres no-lifes ou gus planqués dans leurs garages.

Petit détail : réalisées en ligne par un vil pirate, ces copies auraient pu entrainer jusqu’à 300 000 euros d’amende, 3 ans de prison, et 1 an de suspension d’accès à Internet, merci Hadopi. Réalisé dans la cour de récré, « seules » restaient les peines d’amende et de prison... Sur Hadopi, Sarkozy avait dit qu'il irait jusqu'au bout. Pour cet épisode, l’Élysée peut remercier le producteur : celui-ci n’aurait pas l’intention d’aller plus loin.

TBirdTheYuri & MR, PCINpact

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Au fil des actualités, je publie celles qui m'interpellent, qui m'intéressent et devraient vous intéresser. Sur tous les sujets, la politique bien sûr, mais aussi l'environnement, les sciences, l'art, les loisirs mais aussi des infos insolites s'il y en a.

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