Catégorie: Défense

Issue time17:20:29, par JP Email 243 vues
Catégories: Défense



Le colonel Kadhafi veut rayer la Suisse du globe. Il avait déjà caressé cette idée lors du G8, en juillet. Puis il est passé à l’action. «La Libye a déposé une requête auprès de l’ONU», a affirmé mercredi soir la conseillère nationale Christa Markwalder à la TV alémanique. L’idée du patron de la Libye ? Que le démantèlement de la Suisse soit discuté lors de l’assemblée générale des Nations Unies, qui s’ouvre le 15 septembre à New York.

L’information a été confirmée hier soir par un porte-parole de l’ONU, Far­han Haq. La Libye a bien voulu que la mort de la Suisse soit au menu des débats des Nations Unies, a-t-il lâché. Mais sa requête a été rejetée il y a un mois déjà car elle trahit la charte de l’ONU : aucun membre ne peut menacer l’existence ou la souveraineté d’un autre.
Concrètement, le leader libyen voulait purement et simplement proposer un démantèlement du pays. La Suisse romande serait rattachée à la France, la Suisse alémanique à l’Allemagne, le Tessin à l’Italie. Et la Suisse aurait disparu.

Le danger que la Libye force l’ONU à débattre de la disparition de la Suisse n’est pas encore tout à fait écarté. Selon Farhan Haq, joint par l’ATS, il est très improbable que la demande libyenne puisse être au programme. Mais, nuance-t-il, les dernières modifications à l’ordre du jour sont encore possibles jusqu’à deux jours avant le début de la session.
Improbable mais pas impossible, donc. D’autant que la Libye peut aujourd’hui compter sur un coup de pouce du nouveau président de l’assemblée générale de l’ONU. Qui n’est autre que le Libyen Ali Abdussalam Treki, un proche de Kadhafi et son ancien ministre des Affaires étrangères.

Théoriquement, donc, Muammar Kadhafi peut encore proposer la mort de la Confédération aux Nations Unies. «Un Etat peut demander un ajout à l’ordre du jour, explique Marcelo Kohen, professeur à l’Institut des hautes études internationales, à Genève. Il doit faire parvenir une note demandant cet ajout au président de l’Assemblée générale de l’ONU.» Soit à Ali Treki, l’ami de Kadhafi.
Ensuite, l’ONU informe ses Etats membres de cette note. Qui ressemblerait à : «La Grande Jamahiriya arabe libyenne demande la mise à l’ordre du jour de la 64e session de l’Assemblée générale le point suivant : démantèlement de la Confédération suisse.»

Lors de l’ouverture de l’assemblée, les 192 Etats passeraient au vote: acceptent-ils ou pas ce point à l’ordre du jour. «Il faut la majorité simple des votants», précise le spécialiste. Si le oui l’emportait, la mort de la Suisse serait ajoutée au menu, quelque part entre les sujets «Prévention des conflits armés» et «Effets des rayonnements ionisants».
Puis le sujet serait débattu. Kadhafi présenterait ses arguments. La Suisse se défendrait – «A l’heure actuelle, Mme Calmy-Rey et M. Leuenberger ont prévu de faire le déplacement. En ce qui concerne M. Merz, c’est en discussion», nous explique le Département fédéral des affaires étrangères. D’autres pays pourraient s’en mêler. «Au final, si la Libye présentait une résolution, note Marcelo Kohen, il y aurait un second vote. Mais pour qu’elle soit acceptée, il faudrait cette fois la majorité des deux tiers des votants.»

Le professeur ajoute: «Tout cela me semble impensable mais précisons que les résolutions de l’ONU n’ont pas de valeur contraignante. Et, si on continue dans la théorie, j’imagine que la Suisse pourrait alors demander des réparations à la Libye pour atteinte à sa souveraineté, sourit-il. Par exemple des excuses…» Le colonel Kadhafi ne prendra sans doute pas le risque de tenter une seconde fois de passer par la voie officielle. Mais un autre scénario se dessine déjà à l’horizon: il pourrait simplement profiter de ses montées à la tribune, prévues les 22 et 23 septembre, pour s’en prendre à la Suisse. «Là, rien ne peut l’empêcher de dire tout ce qu’il veut, précise Marcelo Kohen. Il prendrait alors l’ONU en otage, comme un certain Ahmadinejad il n’y a pas si longtemps.»
Cette hypothèse inquiète même les puissants hôtes des Nations Unies. Hier, Susan Rice, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, a même exhorté Kadhafi à bien se tenir. Mais, ces derniers temps, le «Guide de la révolution» n’a pas pour habitude de faire profil bas.



Renaud Michiels, Le Matin

Issue time19:45:42, par JP Email 227 vues
Catégories: Défense



Alors qu'un 17e soldat britannique vient de perdre la vie pour le seul mois de juillet en Afghanistan, le gouvernement de Gordon Brown est accusé par une partie de la classe politique de ne pas investir suffisamment dans le matériel militaire.

Une «honte pour la nation». Tels sont les mots employés par les rédacteurs du dernier rapport de la United Kingdom National Defense Association (UKNDA) pour décrire le manque d'hélicoptères mis à disposition pour les troupes britanniques en Afghanistan. Tous les jours en Grande-Bretagne, une nouvelle voix s'élève contre le refus du gouvernement d'augmenter les moyens de l'armée. Dimanche, c'est John Hutton, l'ancien ministre de la Défense, qui s'est exprimé pour la première fois depuis sa démission le mois dernier. Il explique dans le Sunday Times que «quand il s'agit du nombre d'hommes ou d'équipement, il est absolument essentiel que les hommes politiques écoutent les conseils des militaires. Les politiques ne doivent pas se transformer en généraux en fauteuil». Un sondage du journal révèle d'ail­leurs que selon 60 % des Britanniques, Gordon Brown mène une guerre «bon marché».

Le débat s'est concentré en grande partie sur la pénurie d'hélicoptères. L'armée dispose de moins de 30 appareils pour 5 000 soldats concentrés dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, où les Britanniques ont lancé leur plus importante offensive, l'opération «griffe de panthère». Des hélicoptères auraient permis de sauver la vie de soldats patrouil­lant sur les routes alors que 185 boys ont trouvé la mort depuis le début du conflit. La qualité des appareils est aussi mise en cause.

Selon l'ancien chef d'état-major lord Guthrie, il existe des pressions politiques pour favoriser les fabricants britanniques même si l'équipement est inférieur : «Les ministres doivent acheter britannique à tout prix.» Selon The Observer, le gouvernement aurait refusé en 2007 l'offre de la société américaine Sikorsky de livrer 60 Black Hawks dont 30 seraient déjà en Afghanistan aujourd'hui si le contrat avait été passé. L'opération aurait coûté moins de 500 millions de livres sterling. Au lieu de cela, le ministère de la Défense a commandé à la compagnie britannico-italienne Agusta Westland 62 nouveaux Lynx pour 1 milliard de livres qui ne seront disponibles qu'en 2014. Toujours selon le journal, il n'y a pas moins de deux semaines, le ministère de la Défense aurait à nouveau rejeté des avances de la société américaine au profit de la compagnie, en partie britannique, Eurocopter, filiale d'EADS. Sikorsky aurait proposé de fournir 60 Black Hawks dont le premier aurait pu être livré l'année prochaine.

Les coups bas s'accumulent

La situation s'est tellement envenimée sur le front politique que Peter Mandelson a dû calmer le jeu. Le nouveau premier secrétaire d'État et bras droit de Gordon Brown aurait demandé au ministère de la Défense de faire front uni avec l'armée alors que les coups bas se sont accumulés récemment. Provocation ou non, c'est à bord d'un hélicoptère emprunté aux Américains que l'actuel chef de l'état-major Richard Dannatt a sillonné l'Afghanistan la semaine dernière.

Le général a ensuite affirmé haut et fort dans la presse qu'il «manquait d'hommes et d'équipement militaire». Des déclarations publiques mal vécues par le ministère de la Défense, qui aurait laissé filtré que Dannatt jouait des jeux politiques, convoitant un poste au sein d'un prochain gouvernement conservateur. Il a aussi circulé que Dannatt, qui quitte son poste dans un mois, aurait comme projet d'écrire ses Mémoires et qu'il songe d'ores et déjà à les étoffer. Des calomnies non nécessaires selon Peter Mandelson qui aurait donc tapé du poing sur la table et demandé un retour à l'ordre aux travaillistes, afin de ne pas décrédibiliser l'image de l'armée. La méthode de Richard Dannatt a toutefois, elle aussi, été critiquée. L'ancien ministre de la Défense conservateur Malcolm Rifkind a considéré «dangereux qu'un haut gradé critique ouvertement le gouvernement».

Au-delà de la querelle politique subsiste l'épineux dilemme économique pour le gouvernement. Il consacre aujourd'hui 2 % de son PIB à la Défense. Le rapport UKNDA, qui a consulté de nombreux experts, affirme qu'il faudrait atteindre 3 %, voire 3,5 % du PIB pour que la Grande-Bretagne assure «son indépendance, sa sécurité et sa prospérité». Ce, dans un pays frappé de plein fouet par la récession et où l'heure est plutôt aux restrictions budgétaires.



Rose Claverie, Le Figaro

Issue time15:48:26, par JP Email 161 vues
Catégories: Défense



Les accords confiant à la Russie la garde des frontières des territoires séparatistes géorgiens d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, "violent clairement" les accords de cessez-le-feu, dénonce l'Alliance atlantique.

Le ton monte entre l'Otan et la Russie, jeudi 30 avril. L'Alliance atlantique accuse Moscou de violer le cessez-le-feu négocié par l'Union européenne en Géorgie. L'accusation de l'Otan repose sur la signature, entre la Russie et les régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, d'accords confiant à Moscou la garde des frontières de ces deux territoires.
Ces accords "violent clairement" les accords de cessez-le-feu négociés avec l'UE en août et septembre derniers, a estimé jeudi le porte-parole de l'Otan.

Diplomates expulsés

A cet accord, s'ajoute l'expulsion de deux diplomates russes auprès de l'Otan. Une "provocation grossière" basée sur des "prétextes fantaisistes", a répliqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Ce geste révoltant contredit sur le fond les déclarations des dirigeants de l'Otan sur leur volonté de normaliser les relations avec la Russie", poursuit la diplomatie russe. "Nous appelons instamment tous les membres de l'Otan à réfléchir aux conséquences de ce qui s'est produit. Bien entendu, nous tirerons les conclusions de cette provocation", conclut le communiqué.
L'expulsion des diplomates "est un acte de provocation qui ne peut rester sans réponse", a ajouté l'ambassadeur russe auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine.

Fils d'ambassadeur

Le quotidien britannique Financial Times avait indiqué dans son édition de jeudi que deux diplomates russes avaient été expulsés de Bruxelles car ils auraient travaillé en tant qu'agents secrets pour Moscou. L'une des deux personnes serait le fils de l'ambassadeur russe auprès de l'Union européenne. Moscou et l'Otan ont confirmé jeudi l'expulsion des deux personnes.



Le nouvel Obs

Issue time11:46:15, par JP Email 172 vues
Catégories: Politique, Défense, Histoire



Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie Bockel s'est déclaré hostile dimanche à Mulhouse à une remise en cause des commémorations militaires.

"Autant je suis contre l'inflation mémorielle autant je suis contre la remise en cause de commémorations existantes qu'elles soient nationales ou autres", a-t-il dit à l'AFP en marge d'une réunion avec ses homologues européens ou leurs représentants.

M. Bockel s'exprimait à quelques jours de la publication d'un rapport sur la la question des commémorations, commandé par le gouvernement à l'historien André Kaspi.

Selon des indiscrétions, le rapport estime que les commémorations nationales, actuellement au nombre de douze, sont trop nombreuses. Trois seulement seraient à conserver, celles des 8 mai, du 14 juillet et du 11 novembre.

"Ces trois dates qui sont fériées seront préservées mais elles doivent être revivifiées et se tourner davantage vers les jeunes générations" a souhaité le secrétaire d'Etat. "Avec la mort cette année du dernier des poilus de 14-18 on passe de la mémoire à l'Histoire, les jeunes doivent s'y intéresser", a-t-il estimé.

Quant aux autres commémorations, nationales ou non, "tant qu'elles sont portées par des associations et des personnes qui veulent se souvenir et rendre hommage pourquoi les supprimer ou les réunir autoritairement, cela n'aurait pas de sens", a-t-il poursuivi.

Il y a un tas de bonne idées dans le rapport Kaspi pour faire mieux vivre un certain nombre de dates commémoratives, je ne suis pas en désaccord avec sa réflexion", a-t-il ajouté.

M. Bockel a convié dimanche soir et lundi ses homologues à des "Rencontres européennes de la Mémoire" sur le thème de la mémoire partagée et de la transmission mémorielle.

A l'issue des travaux dans un grand hôtel de Mulhouse, ils se rendront sur le site du Hartmannswillerkopf (le Vieil Armand pour les poilus) où 20.000 jeunes soldats français et allemands sont tombés durant la guerre de 14-18.



Les échos

Issue time14:42:57, par JP Email 80 vues
Catégories: Défense



La marine russe a procédé samedi au tir expérimental d'un missile stratégique dont la cible était pour la première fois située au niveau de l'Equateur, dans le Pacifique, annonce un porte-parole.

Le missile Sineva, mis en service l'an dernier, a été lancé par le sous-marin à propulsion nucléaire Toula, qui croise en mer de Barents, lors d'un exercice auquel le président Dmitri Medvedev a assisté, a-t-il précisé.

Le chef de l'Etat russe se trouvait à bord du porte-avions Amiral Kouztnetzov.

"Pour la première fois dans l'histoire de la marine, la cible du missile se trouvait dans la zone équatoriale de l'océan Pacifique, plutôt que sur le site d'essais de Koura, dans la péninsule du Kamtchatka", a souligné le porte-parole.

"Toutes les mesures de sécurité et les dispositions légales ont été prises. La zone dans laquelle la charge factice s'est abattue fait partie des eaux internationales et la navigation comme le trafic aérien ont été interrompus pour la durée de l'exercice", a-t-il ajouté, sans localiser la zone en question.

Cet essai qui intervient en pleine crise financière mondiale a une portée symbolique et démontre la volonté de la Russie de poursuivre ses efforts pour redevenir une puissance internationale de premier plan.

Medvedev avait déjà affirmé que la tourmente financière n'entraverait pas les plans russes visant à reconstruire sa défense, négligée pendant les 10 années qui ont suivi l'effondrement de l'Union soviétique.

"Malgré la crise, nous devons construire de nouveaux sous-marins, nous devons nous occuper de la modernisation de nos forces armées", avait dit Medvedev le mois dernier. "Notre pays possède les moyens et les ressources pour y parvenir."

Cette politique avait déjà été mise en pratique par l'ancien président Vladimir Poutine, aujourd'hui Premier ministre, qui a promis une hausse de 30% des dépenses militaires dans le prochain budget.

Cet engagement de modernisation de l'armée russe a encore été renforcé par la guerre en Géorgie, à un moment où les relations entre Moscou et l'Occident sont particulièrement tendues.



Oleg Shchedrov, Reuters
Version française Jean-Philippe Lefief et Pierre Sérisier

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Au fil des actualités, je publie celles qui m'interpellent, qui m'intéressent et devraient vous intéresser. Sur tous les sujets, la politique bien sûr, mais aussi l'environnement, les sciences, l'art, les loisirs mais aussi des infos insolites s'il y en a.

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