Catégorie: Fait de société14.10.09
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Ces associations déclarant agir en faveur de l'enfance, des pays pauvres ou contre certaines maladies procèdent par l'envoi massif de courriers traditionnels ou électroniques faisant appel aux dons. Utilisant des noms similaires à ceux d'organismes connus, elles partagent avec eux des structures comme les centres d'appel pour parfaire l'illusion. Si elles financent bien en général des œuvres caritatives ou des organismes de recherche, la destination de la majeure partie des fonds pose problème, selon le Parisien, qui relève que ces derniers sont souvent versés à des prestataires de services intermédiaires situés aux Etats-Unis. "Plusieurs n'ont qu'une simple adresse en France, correspondant à une domiciliation d'entreprise", indique une source au Parisien. Les enquêteurs visent plus les responsables des structures que les employés français des associations et s'interrogent sur la destination des sommes. L'Inspection générale des affaires sociales a remis un rapport en 2008 faisant aussi état de soupçons sur l'activité de deux de ces associations, et pointant les risques de la mondialisation de l'activité de telles structures.
09.10.09
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Dans le rôle de victime, encore un ayant droit : la société de production (Galaxie) qui a réalisé pour le compte de France 5 un documentaire sur Nicolas Sarkozy... En face ? Le service audiovisuel de l'Élysée, qui a demandé au producteur l'autorisation de copier le documentaire en question, suite à quoi, ce dernier, plutôt généreux, leur en a envoyé gratuitement 50 copies. Seul hic, l'Élysée a non seulement dupliqué ces fameux exemplaires en 400 copies supplémentaires, mais en a profité également pour y apposer son propre logo en lieu et place de la jaquette originelle, ainsi que la mention "Service audiovisuel de la présidence de la République – Unité photos – Tous droits réservés (photos et vidéos)", ôtant au passage toute référence à la société productrice. Et le tout était distribué lors de la 17e conférence des ambassadeurs. Selon Fanck Louvrier, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, le producteur aurait donné son feu vert à ces copies. Mais cela n’implique évidemment pas une violation du droit de paternité de l’auteur sur son œuvre... Nous ne saurons probablement pas si ces copies pirates étaient accompagnées ou non de boules chocolatées aux noisettes, en revanche nous savons maintenant que le monde underground du warez ne concerne pas que les geeks et autres no-lifes ou gus planqués dans leurs garages. Petit détail : réalisées en ligne par un vil pirate, ces copies auraient pu entrainer jusqu’à 300 000 euros d’amende, 3 ans de prison, et 1 an de suspension d’accès à Internet, merci Hadopi. Réalisé dans la cour de récré, « seules » restaient les peines d’amende et de prison... Sur Hadopi, Sarkozy avait dit qu'il irait jusqu'au bout. Pour cet épisode, l’Élysée peut remercier le producteur : celui-ci n’aurait pas l’intention d’aller plus loin. 21.09.09
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Dealer précoce Le petit garçon a donc commencé une carrière de dealer précoce en faisant goûter le produit à ses camarades de la crèche, du même âge. 17.09.09
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C'est l'alarme dans les chaînes de distribution de boissons chaudes ou glacées à base de café ou de chocolat ! Le World Cancer Research Fund (WCRF), l'un des deux principaux bailleurs de fonds de la recherche médicale au Royaume-Uni, a publié lundi une étude qui dénonce la richesse calorique excessive des produits de Starbucks, Caffè Nero ou Costa Coffee. Et leur implication présumée dans la survenue de certains cancers. Principale cible de la WCRF : le Frappuccino Mocha Dark Berry, une boisson glacée au café commercialisée depuis cet été par Starbucks dans ses 500 magasins anglais : 561 calories pour 487 millilitres de café, de sucre, de lait entier et de crème ! «C'est le quart de la ration calorique quotidienne d'une femme adulte» en bonne santé, estime le communiqué du WRCF. Si vous ôtez la crème Chantilly, la boisson ne contient plus «que» 457 calories dans sa version «venti», la plus volumineuse. Le petit Frappucino sans crème atteint néanmoins 288 calories. Même des versions plus légères de ces boissons, mélangées à du lait écrémé, sont de vraies bombes au cholestérol. Ainsi, la chaîne Caffè Nero propose une version allégée du frappé au chocolat double ou le Mocha Frappe Latte au café qui contiennent 452 calories, selon l'étude réalisée par le WCRF. Costa Coffee, une autre chaîne de distribution, présente dans plusieurs pays européens (mais pas en France), vend, de son côté, des produits lactés plus riches en calories qu'une barre chocolatée : le Massimo Coffee Frescato culmine à 332 calories. Et sa version de base, la plus petite, n'affiche pas moins de 200 calories. Un surrisque de cancers Si le WCRF s'inquiète de cette escalade des volumes et des contenus proposés aux consommateurs, c'est parce que les données de la science lient fortement excès de graisse corporelle avec un surrisque de cancers du sein, de l'œsophage, de l'intestin, du pancréas, de l'utérus et du rein. La Dr Rachel Thompson, directrice scientifique du WCRF, a expliqué à la BBC : «Qu'il puisse y avoir un café glacé sur le marché contenant plus du quart de la ration calorique quotidienne d'une femme est une notion alarmante. C'est la quantité de calories d'un repas du soir !» Dans un rapport de février 2009, le WCRF demandait déjà au gouvernement britannique d'augmenter le tarif de ces boissons, pour dissuader les consommateurs, et de limiter leur promotion. En France, les «petits noirs» dominent largement le marché. Pour la direction de Starbucks France, le marché des boissons gourmandes ne dépasse pas 25 % de leurs ventes. Chez McDonald's France, on reconnaît l'existence d'un nouveau concept Mac Café , qui propose une gamme concurrente de ces produits lactés dans une centaine de ses 1 200 restaurants sur le territoire français. Enfin, chez Colombus Café, première chaîne française d'expresso bar, avec 33 magasins franchisés, on dispose aussi d'une gamme de produits lactés, mais la firme «ne communique pas sur leur contenu calorique». 16.09.09
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En moins de 48 heures, deux jeunes Français sans facteur de risque ont succombé à la grippe A (H1N1). Après le décès, dimanche, d'un homme de 26 ans à Saint-Étienne, le ministère grec de la Santé a déclaré hier la mort d'un touriste français de 29 ans. Admis depuis un mois dans un hôpital d'Athènes, il serait mort à la suite de «complications d'une insuffisance pulmonaire». Ces deux décès survenus coup sur coup amènent à s'interroger sur la dangerosité de ce virus jusqu'ici considéré comme bénin mais dont 40 % des victimes sont des sujets sains. Le point en cinq questions. Chez le sujet sain, les complications de la grippe sont surtout d'ordre pulmonaire. Le virus peut induire des pneumonies, avec risque de détresses respiratoires aiguës. «Elles nécessitent une réanimation lourde, comme l'ont décrit nos collègues en Australie et en Nouvelle-Zélande» , précise le Pr Jean-Philippe Derenne, pneumologue et coauteur de l'ouvrage Grippe A (H1N1). Tout savoir, comment s'en prémunir, à paraître le 23 septembre chez Fayard. Une étude britannique confirme que le virus pandémique H1N1 est capable d'infecter profondément les cellules pulmonaires, contrairement à celui d'une grippe saisonnière, qui se fixe surtout sur les voies aériennes supérieures (nez, gorge). La grippe A (H1N1) peut aussi se doubler d'une pneumonie bactérienne, notamment à pneumocoques, potentiellement mortelle malgré les antibiotiques. • Les formes graves sont-elles propres au H1N1 ? «Toutes les grippes peuvent engendrer des formes graves chez des individus en pleine santé, rappelle le Pr Claude Hannoun, virologue, auteur de La Grippe, ennemie intime (Éd. Balland). Ces complications sont rares dans les épidémies saisonnières, plus habituelles lors des pandémies.» Tous les virus pandémiques n'ont cependant pas la même gravité pour les poumons. «Les pneumopathies virales ont été plus fréquentes en 1918 et en 1957 qu'en 1968, poursuit le Pr Hannoun. Le H1N1 de 2009 semble être dans la fourchette haute.» De façon exceptionnelle, ces virus pandémiques sont aussi susceptibles d'entraîner la mort par atteinte cérébrale (encéphalite). Pas vraiment. Selon le Pr Derenne, «aucune publication n'a encore mis en évidence de particularité prédisant la survenue de complications chez un individu sans antécédent». Dans le cas du patient de Saint-Étienne, le Pr Bruno Pozzetto, chef du service de bactériologie de l'hôpital, estime que le décès résulte d'une réponse inadaptée de son organisme. «Il est possible, voire probable, que le sujet ait eu un petit dysfonctionnement de son système immunitaire qui n'a pas enrayé l'infection», précise le praticien, qui évoque une «grippe maligne fulminante». Une consultation médicale s'impose d'urgence quand apparaissent certains symptômes. «Chez l'adulte, les signes de gravité sont une gêne respiratoire ou une désaturation (baisse du taux d'oxygène dans le sang, mesurée au bout du doigt NDLR), expliquait récemment le Dr Jean-Marie Cohen, coordinateur des Grog (groupes régionaux d'observation de la grippe). Dans le cas des personnes âgées dépendantes, qui font peu de fièvre, il faut se méfier quand elles ne se lèvent plus.» Une prise en charge précoce des formes graves ne garantit cependant pas une issue favorable. L'homme de 26 ans mort dimanche à Saint-Étienne est tombé dans le coma deux heures après son admission à l'hôpital. Déjà traité par Tamiflu, il s'était rendu aux urgences à cause d'une forte fièvre et de difficultés respiratoires. Malgré l'intubation, les médecins n'ont pas réussi à le ventiler. «La plupart des patients décédés de la grippe A (H1N1) n'ont pas été traités précocement par antiviral, relève toutefois le Pr Derenne. Lors de la grippe aviaire, les malades qui avaient reçu du Tamiflu dans les 48 premières heures ont survécu, les autres sont décédés.» Actuellement, en France, le traitement antiviral n'est officiellement recommandé que pour certains groupes à risque, pas pour les adultes en bonne santé. Depuis le début de la pandémie, les seniors semblent relativement épargnés, peut-être immunisés par la rencontre dans les années 1948-1950 avec une souche de virus grippal proche du H1N1 actuel. Les plus de 60 ans ne représentent que 12 % des cas mortels, selon une étude sur les 684 premiers cas fatals. En l'absence de facteur de risque, le Haut Conseil de santé publique ne les juge pas prioritaires pour le vaccin contre le H1N1. «La distribution d'âge des cas de cette grippe pandémique (…) est très voisine de celle des cas de grippe saisonnière», note cependant sur son blog le Pr Antoine Flahault. Ce spécialiste, coauteur du livre A (H1N1) Journal de la pandémie (Plon), rappelle aussi que, dans la forme saisonnière, l'origine grippale est rarement notifiée sur les certificats de décès de personnes âgées. |
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