Issue time15:52:30, par JP Email 5423 vues
Catégories: Ecologie



Un spécimen extrêmement rare de requin cyclope a été découvert à proximité de l'île Cerralvo, dans le golfe de Californie au Mexique.

Lors d’une de ses séances de pêche légale dans le golfe de Californie, Enrique Lucero Leon a capturé en juillet 2011, une femelle enceinte appartenant à la famille des requins sombres. En ouvrant sa prise, le pêcheur a ainsi découvert dix petits fœtus mais parmi ceux-ci se trouvait un spécimen étrange : un petit requin albinos et muni d’un unique œil au milieu du museau.

La découverte inédite est alors rapidement arrivée aux oreilles de Felipe Galvan-Magana, chercheur au Centre Interdisciplinaire des Sciences Marines de La Paz, au Mexique qui a finalement obtenu la permission d’emprunter, le temps de sa recherche, le petit requin. Avec sa collègue Marcela Bejarano-Alvarez, il a ainsi pu étudier scrupuleusement le fœtus afin de déterminer l’origine de la surprenante malformation.

L’œil du spécimen, large d’environ 2,6 centimètres et placé à l’avant de sa tête est la marque d’une maladie congénitale appelée cyclopie, qui survient de façon rare chez plusieurs espèces animales, y compris les humains. Mais le petit requin présente également d'autres malformations : il est albinos, sans narine avec une bosse sur son museau, une anomalie de la colonne vertébrale et une déformation de la queue.

La cause de l’anomalie reste inconnue

Selon les chercheurs, une carence en vitamine A, causée par l'alimentation de la mère, peut dans quelques cas entrainer la cyclopie chez les fœtus mammifères. Toutefois, il est difficile de déterminer si cette cause peut également s’appliquer aux requins. Felipe Galvan-Magana, a d’ores et déjà exclu l’hypothèse d’un lien avec la pollution des eaux. "La zone de pêche près de Baja California est préservée de toute pollution, il s’agit d’un espace vierge, et nous ne pouvons pas le considérer comme une cause d'anomalies chez les requins sombres" a-t-il déclaré dans son étude.
Des embryons de requins victimes de cyclopie ont déjà été observés à quelques reprises dans le passé. Toutefois, aucun de ces spécimens n’a été capturé en dehors de l’utérus de leur mère, suggérant que les requins cyclopes sont incapable de survivre à long terme à l’état sauvage. Celui trouvé récemment "n'aurait probablement pas vécu très longtemps après sa naissance" suggère ainsi l’étude. En effet, sa couleur blanche l’aurait rendu plus repérable par les prédateurs tandis que sa queue malformée l’aurait empêché de nager correctement.
Pour l’heure, Enrique Lucero Leon, le pêcheur à l'origine de la découverte a fait savoir qu’il conserverait lui-même le spécimen dans de l’alcool et ce, malgré les nombreuses offres qui lui ont été faites pour acquérir le curieux requin.




Maxisciences

Issue time15:46:13, par JP Email 1205 vues
Catégories: Pollution, Ecologie



Pour la première fois en France, le tribunal correctionnel de Paris juge à partir de ce lundi une affaire de fraude à la taxe carbone. Jusqu’au 12 octobre, dix-sept prévenus comparaissent devant la 11e chambre dans le cadre d’une vaste escroquerie en bande organisée sur le marché du CO2. Parmi eux, des petits entrepreneurs, dont un grossiste en textile, qui est le principal prévenu.

Les dix-sept prévenus auraient ainsi détourné près de 51 millions d’euros au premier semestre 2009 à travers un mécanisme de fraude à la TVA. Après avoir acheté des quotas de dioxyde de carbone (CO2) hors taxe via des sociétés basées à l’étranger, ils les auraient revendus en France à un prix incluant la TVA qu’ils n’auraient jamais reversée à l’Etat français. Selon un connaisseur de ce type de dossiers, les transactions frauduleuses sur les droits d'émissions de CO2 dans l'Union européenne auraient fait perdre au trésor public français environ 1,5 milliard d'euros.

UN NOUVEAU MARCHÉ PEU RÉGULÉ

Le marché des échanges de quotas du CO2 dans l’industrie est l’un des outils mis en place dans le cadre du protocole de Kyoto entré en vigueur en 2005. L’objectif de ce marché est d’inciter les industriels à investir dans des technologies moins polluantes en CO2 et de limiter les émissions de dioxyde de carbone, l’un des principaux gaz à effet de serre. Les entreprises reçoivent gratuitement des permis à émettre du CO2. Mais celles qui dépassent leurs quotas peuvent ensuite acheter des droits d’émission à celles, moins polluantes, qui leur revendent leurs tonnes de CO2 excédentaires sur le marché. Ce nouveau marché, peu régulé à l'époque des faits, était alors un véritable business où le CO2 est devenu un "pétrole vert" qui attire des fraudeurs en tout genre, pas forcément coutumiers de la finance.

En janvier dernier, ce sont ainsi des pirates informatiques qui ont lancé un cyber-attaque contre la bourse européenne du carbone. Ils ont dérobé deux millions de tonnes de quotas de CO2, pour les revendre à des industries demandeuses. Montant estimé de l'escroquerie : 28 millions d'euros.

Dans l'affaire qui s'ouvre aujourd'hui au tribunal correctionnel de Paris, le principal prévenu a pu mener grand train grâce à cette arnaque : l'homme roulait en Aston Martin, portait une montre estimée à 60 000 euros et s'était acheté un bateau. Dans le cadre de la procédure, il a déclaré aux enquêteurs que le CO2, c’était la "Lady Gaga dans les affaires", soit un jackpot où les habitués des fraudes pouvaient facilement se jouer des failles du marché. Une nouvelle criminalité en col blanc.

ESCROQUERIE AU FISC EN ALLEMAGNE

Des fraudes et des affaires de corruption et d'escroquerie ont été découvertes dans plusieurs Etats européens. En décembre 2009, Interpol avait révélé que les fraudes à la TVA sur la bourse européenne du carbone avait causé 5 milliards d'euros de perte.

Lundi 15 août dernier, à Francfort en Allemagne, un procès "géant" s'est ouvert pour fraude fiscale autour du marché du CO2. Six chefs d'entreprise, dont des Français, Anglais et Allemands, sont accusés d'avoir escroqué le fisc allemand de plus de 230 millions d'euros avec l'aide de complices installés en Suisse, aux Emirats arabes unis et au Royaume-Uni La justice allemande va devoir examiner des milliers de transactions et quelque 600 dossiers. Plus de 300 témoins ont également été appelés à comparaître pour ce procès qui doit durer jusqu'en mars 2012.



Le Monde

Issue time15:17:57, par JP Email 82 vues
Catégories: Climat



Un trou d'une taille équivalente à cinq fois la surface de l'Allemagne s'est ouvert dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique, égalant pour la première fois la diminution observée dans l'Antarctique, selon une étude parue dimanche 2 octobre dans la revue scientifique britannique Nature.

Provoqué par un froid exceptionnel au pôle Nord, ce trou record s'est déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant parfois les populations à des niveaux élevés de rayonnements ultraviolets, ont précisé les chercheurs.

L'ozone, une molécule composée de trois atomes d'oxygène, se forme dans la stratosphère où elle filtre les ultraviolets qui endommagent la végétation et peuvent provoquer des cancers de la peau ou la cataracte.

FROID INTENSE

Le froid intense reste le facteur principal de destruction de l'ozone. Sous l'effet du froid, la vapeur d'eau et les molécules d'acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. Dans ces nuages se forme du chlore, qui aboutit à la destruction de l'ozone. Le trou dans la couche d'ozone est habituellement beaucoup plus important en Antarctique qu'en Arctique car il y fait beaucoup plus froid.

Les relevés effectués jusqu'alors au pôle Nord indiquent que la diminution d'ozone est très variable et bien plus limitée que dans l'hémisphère Sud. Des observations satellitaires menées entre l'hiver 2010 et le printemps 2011 ont pourtant montré que la couche d'ozone avait été soumise à rude épreuve à une altitude comprise entre 15 et 23 km. La perte la plus importante – plus de 80 % – a été enregistrée entre 18 et 20 km d'altitude. "Pour la première fois, la diminution a été suffisante pour qu'on puisse raisonnablement parler de trou dans la couche d'ozone en Arctique", estime l'étude.

Ce bouclier naturel est régulièrement attaqué au niveau des pôles au moment de l'hiver et du printemps, en partie à cause des composés chlorés (chlorofluorocarbones, ou CFC) utilisés par l'homme dans les systèmes de réfrigération et les aérosols. La production de CFC est désormais quasiment nulle, grâce au protocole signé en 1985 à Montréal. Grâce à cet accord international, la couche d'ozone en dehors des régions polaires devrait revenir à son niveau d'avant 1980 aux alentours de 2030-2040, d'après l'Organisation météorologique mondiale.



Le Monde

Issue time10:58:28, par JP Email 1330 vues
Catégories: Ecologie



La survie du tigre, splendide et redoutable, fait l'objet de sommets internationaux, mais d'autres espèces moins nobles sont en danger dans l'indifférence générale. Comme le pangolin, un étrange petit fourmilier à écailles. La viande et les supposées vertus médicinales de cet insectivore, seul mammifère pourvu d'écaille, en font l'une des espèces les plus recherchées par les trafiquants en Asie. «Les volumes saisis sont hallucinants. Aucune espèce ne peut survivre longtemps» dans ces conditions, assure Kanitha Krishnasamy de l'organisation de protection des espèces Traffic.

Des campagnes internationales ont été lancées pour sauver le tigre, également prisé par la médecine chinoise, notamment à l'initiative du président russe Vladimir Poutine qui a réuni en novembre treize pays abritant encore ces fauves. «Malheureusement, le pangolin n'attire pas l'attention du public, donc par extension des autorités, car ces animaux écailleux sont considérés comme moins sexy que les plus gros mammifères», observe Kanitha Krishnasamy.

La poudre d’écailles de pangolin utilisée contre l’asthme et les cancers

Le commerce du pangolin est interdit par le droit international, mais il est largement pourchassé en Indonésie et en Malaisie pour nourrir les marchés chinois et vietnamiens, où sa viande est prisée et ses écailles réduites en poudre médicinale. Traditionnellement, explique à l'AFP le chercheur Dan Challender, spécialiste de l'espèce, elle était utilisée dans la médecine chinoise pour de nombreux remèdes, notamment pour calmer les enfants en pleurs. Aujourd'hui, on l'utilise plutôt contre l'asthme et certains cancers. Mais en l'absence de travaux scientifiques solides, «toutes ces utilisations semblent pour l'heure infondées», comme l'est la rumeur que sa viande est bonne pour les reins. «Si on ne fait rien à la fois contre la demande et pour protéger les pangolins, ils vont disparaître en Asie dans un avenir proche», avertit Challender, de l'université britannique de Kent.

Deux des espèces asiatiques sont «en danger» et les deux autres sont «quasi menacées», relève l'Union internationale pour la préservation de la nature (IUCN). Le nombre de spécimens vivants est inconnu. Deux des quatre espèces africaines sont aussi «quasi menacées», alors que des saisies suggèrent le développement d'un trafic vers l'Asie. Lorsqu'il est menacé, cet animal craintif et nocturne s'enroule comme un hérisson et devient facile à attraper. Un spécimen peut être vendu jusqu'à 1.000 dollars au marché noir. «Les prix explosent», explique à l'AFP Steve Galster, directeur de la fondation contre le trafic d'animaux Freeland. «Nous sommes surpris qu'il en reste encore».

Les trafiquants injectent de l’eau dans leurs yeux pour augmenter leur poids

Cette année déjà, des saisies ont été faites en Thaïlande, au Cambodge, en Inde, en Malaisie, au Népal, en Birmanie, au Vietnam et en Indonésie. Un record de 7,5 tonnes de viande de pangolin a été découvert dans un port de Jakarta en mai, cachée sous du poisson congelé dans des caisses destinées au Vietnam. L'an passé, les autorités ont découvert qu'un groupe de trafiquants avait à lui seul tué et vendu 22.200 pangolins en quatorze mois dans l'Etat de Sabah, à Bornéo, dans l'est de la Malaisie, selon Traffic. S'ils sont souvent transportés vivants pour faciliter la conservation de la viande, beaucoup meurent en chemin, de faim ou de soif. De plus, les trafiquants leur injectent souvent de l'eau pour augmenter leur poids. Et les pauvres créatures sont entassées dans des espaces tellement étroits qu'elles se crèvent les yeux les unes les autres avec leurs griffes en tentant de fuir.

Les experts préviennent que leur disparition modifiera l'écosystème des forêts tropicales, en augmentant les populations de fourmis et de termites. Mais les gouvernements asiatiques rechignent à s'attaquer aux «grandes mafias, aux trafiquants qui ont des relations», et gagnent parfois des millions de dollars, relève Steve Galster. Les lois sont insuffisantes et, selon lui, les magistrats ne prennent pas le sujet au sérieux. «On a vu tellement de trafiquants s'en sortir avec une claque sur la main, ou rien du tout».



AFP, France 24

Issue time14:35:44, par JP Email 258 vues
Catégories: Ecologie



Une majorité de la population a adopté des gestes écologiques au quotidien afin de préserver la planète, selon le Crédoc. Mais cette mutation peut aussi s'expliquer dans certains cas par des facteurs économiques.

Économie d'eau, tri des déchets, modes de consommation… Après des années de bonnes intentions, les Français commencent à opérer leur mue écologique. Certes, tous les domaines ne sont pas concernés par ce virage vert. Des changements doivent encore être opérés en matière de chauffage, de logement ou encore de consommation d'énergie. Mais selon une étude du Crédoc, parue mardi, des «changements significatifs» dans les pratiques environnementales - eau, déchets, consommation - ont été enregistrés depuis vingt ans.

«En ce qui concerne l'eau, les pratiques ont vraiment changé. Deux tiers des Français affirment aujourd'hui économiser volontairement cette ressource naturelle, contre 52% en 1995, explique au figaro.fr Sandra Hoibian, directrice adjointe du département «Conditions de vie» au Crédoc et co-auteur de l'étude «Environnement : des bonnes intentions aux bonnes pratiques». Alors qu'il y a quinze ans, leur motivation était surtout financière, elle apparaît aujourd'hui écologique. Le but est de préserver la planète». Une prise de conscience qui touche également les 18-25 ans qui sont 57% à déclarer fermer le robinet pour éviter le gaspillage inutile, en hausse de 22 points en quinze ans.

Tri des déchets généralisé

Parallèlement, on constate que la consommation globale d'eau des ménages français baisse depuis plusieurs années moins 3% entre 1995 et 2007 - malgré une augmentation de la population. «Cette réduction est également liée à la mise en place de compteurs d'eau individuels ou d'appareils électroménagers plus économes, mais la sensibilité écologique joue aujourd'hui un rôle plus important», souligne Sandra Hoibian. Ce changement dans l'attitude des Français remonterait à 2003, selon elle. «L'été 2003 a été marqué par la canicule, et comme toutes les catastrophes naturelles, elle a pu contribuer à la prise de conscience écologique des Français».

Autre évolution positive constatée : la généralisation du tri des déchets. «Les pouvoirs publics ont beaucoup accompagné cette mutation avec la mise en place de conteneurs sélectifs et de nombreuses structures de collecte, à l'instar de celles destinées aux piles installées dans les supermarchés», indique Sandra Hoibian, pour qui «le tri s'est vraiment installé dans les comportements». 71% des Français déclarent ainsi trier leurs piles, contre 30% en 1998, et 76% jettent le verre à part (65% en 1998).

Sac réutilisable

Les modes de consommation ont également changé ces dernières années, les Français prenant conscience de l'impact de leurs actions individuelles sur l'environnement. Ils sont dorénavant huit sur dix à privilégier un sac réutilisable pour leurs courses, alors qu'ils n'étaient que 43% en 2005. Ils sont aussi de plus en plus attentifs à la quantité de déchets qu'occasionnent leurs achats. Les emballages ne représentent plus que 32 % des ordures ménagères, contre 39 % en 1993, note l'étude du Crédoc.

Les produits bio semblent par ailleurs avoir bénéficié de la récente sensibilité écologique de la population. Selon le rapport, les publics aisés ou militants ne sont plus les seuls à en consommer. «52% des personnes disposant de moins de 900 euros par mois» en achètent aujourd'hui, contre 20% en 1995. Les catégories les plus aisées en restent toutefois les plus gros consommateurs. Si l'écologie explique cet engouement, les bénéfices pour la santé en constituent également un facteur, ainsi que l'augmentation de l'offre en rayon.

Le Crédoc voit enfin une tendance au «verdissement» des comportements dans le fait que la voiture, si elle est globalement toujours plus présente chez les Français, semble avoir perdu un peu de son aura chez les 18-24 ans. Ces derniers étaient 59% à en utiliser une en 2010, contre 64% en 2000 et 74% en 1980. Une analyse qui laisse toutefois la fédération écologiste France Nature Environnement assez dubitative. «Sur l'eau, oui, on a le sentiment d'une vraie prise de conscience, mais sur la voiture, en revanche, j'ai peur que la contrainte environnementale ne soit que très accessoire, estime son porte-parole, Benoît Hartmann. Avec l'évolution du prix de l'essence, de l'assurance, et le développement des transports en commun, moins onéreux, j'ai peur que les jeunes aient surtout un comportement fauché...»



Le Figaro

Tags: eau, recyclage, tri
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