11.07.08
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Les émissions de CO2 n'ont qu'à bien se tenir. Dans les magasins Leclerc de Templeuve et Wattrelos (Nord-Pas-de-Calais), un nouveau chiffre côtoie les prix au kilo traditionnellement affichés sur les étalages : celui du taux de Co2 émis par le produit. Conçu et mis à disposition des distributeurs et des industriels par Greenext, ce dispositif d'évaluation de l'impact environnemental des produits et services, facilite une prise de conscience immédiate de la clientèle. Pour le calcul des émissions de CO2 d'un produit en rayon, l'entreprise, créée en mai 2007, a pris en compte sa fabrication, son emballage, les manipulations et stockages nécessaires à son dépôt en magasin, sur tout son cycle de vie. L'empreinte carbone du panier de courses est également visible sur le ticket de caisse. Un bon vecteur d'information pour la clientèle qui verra s'inscrire noir sur blanc, le coût environnemental de ses achats. On apprend que préparer 500 grammes de haricots verts frais génère quatre fois moins de CO2 qu'une grande boîte de haricots verts en conserve. Des informations jusque-là inaccessibles aux consommateurs. "La pédagogie est primordiale", pour Caroline Alazard, fondatrice et directrice de Greenext. Une procédure de certification sera entamée d'ici à la fin de l'année. Si l'expérience fonctionne, elle sera généralisée. Les équipes de Greenext s'y préparent et envisagent déjà d'affiner les modes d'estimation des émissions. Le coût carbone d'un produit varie beaucoup selon sa provenance, sa transformation ou son mode de transport. Les chiffrages peuvent tripler. Une poire qui vient d'Amérique du Sud, par exemple, émettra trois fois plus d'émissions de CO2 que celle cultivée en France, selon Greenext. Le transport impacte ici fortement l'empreinte carbone du fruit. Face à la forte responsabilité qui pourrait être la sienne, l'entreprise promet de multiplier les évaluations. "Notre solution fera l'objet, d'ici la fin de l'année, d'une procédure de certification", explique Caroline Alazard. Pour que la planète ne soit plus seule à payer la note, le consommateur doit ouvrir les yeux et lire entre les lignes. Les étiquettes carbones sont là pour l'y aider. |
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