11.03.09
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"L'accentuation récente des sécheresses provoque des baisses massives de la réserve de carbone dans les forêts tropicales, notamment du fait de la mortalité des arbres", soulignent les chercheurs à la suite d'une enquête menée en Amazonie. A partir notamment des données de croissance de plus de 100 000 arbres de la forêt amazonienne, enregistrées depuis 30 ans, ils ont constaté que la sécheresse de 2005 a "provoqué une inversion brutale des absorptions de carbone réalisées pendant des décennies" et que "la mort des arbres s'est accélérée là où la sécheresse a le plus frappé". Selon leur analyse, ce phénomène a diminué de 5 milliards de tonnes la séquestration de CO2 par la forêt amazonienne. "L'effet sur l'atmosphère est donc équivalent à celui qui résulte annuellement des déforestations au profit d'activités agricoles dans le monde entier", estiment-ils. "Pendant des années, la région amazonienne à aidé à ralentir le réchauffement climatique (et) si ce puits de carbone est amoindri, voire fonctionne à l'envers, le niveau de dioxyde de carbone dans l'atmosphère augmentera encore plus", souligne le principal auteur de l'étude, Oliver Phillips de l'université de Leeds (Royaume-Uni). |
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