29.05.09
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Petit rappel de loi. Lors de l'achat d'un appareil électrique ou électronique neuf, le distributeur doit accepter de reprendre gratuitement un produit usagé du même type. C'est le principe du "un pou un". Il concerne aussi bien le gros électroménager (machine à laver, réfrigérateur, etc.) que les appareils de plus petite taille (téléphones portables, sèche-cheveux, outils de bricolage, jouets) ainsi que les téléviseurs et les écrans d'ordinateurs. L'objectif est d'en finir avec les machines déposées sur le trottoir et qui terminent trop souvent à la ferraille. Une filière spécifique de collecte et de recyclage a été mise en place en 2005 afin d'assurer la dépollution des déchets d'équipements électriques et électroniques (D3E). Or, le dispositif du "un pour un" est loin d'être respecté. D'après un récent sondage mené par l'association de consommateurs CLCV, seulement 23% des personnes interrogées se sont vu proposer la reprise d'un ancien équipement lors d'un achat en magasin. Au final, moins de 15% ont bénéficié d'une reprise. "Force est de constater que les professionnels ne jouent pas le jeu, car les consommateurs sont 81% à connaître le dispositif du un pour un", souligne Stéphane Bernhard, juriste au sein de l'association. Le problème, selon lui, réside dans la passivité des distributeurs, qui ne proposent la reprise que si on la leur demande. "Les distributeurs sont indemnisés, via l'éco-participation comprise dans le prix des produits, pour assurer cette collecte. Il est de leur responsabilité de mettre en avant le dispositif de reprise", ajoute-t-il. Internet, point noir de la collecte Pour Christian Brabant, directeur d'Eco-systèmes, l'un des quatre organismes agréés de collecte et de recyclage des D3E, tous les appareils électriques ne sont pas logés à la même enseigne. "Nos études montrent que le dispositif fonctionne pour les gros appareils, mais pas pour les petits. Seulement 9% de ces derniers sont rapportés en magasin, et 44% en déchetterie. Le reste va à la poubelle, ou plus rarement à des associations." Livrés à domicile, les gros appareils bénéficient d'un meilleur taux de recyclage. Certaines enseignes proposent même le "deux pour un", la reprise de deux anciens appareils lors de la livraison d'un nouveau. Mais en magasin, des progrès restent à faire, reconnaît Christian Brabant. "Dans 20 à 25% des cas, l'endroit où remettre ses vieux appareils n'est pas visible, voire inexistant. Nous travaillons avec les enseignes pour améliorer cette visibilité. D'ici à la fin de l'année, certaines d'entre elles, parmi les plus importantes, devraient modifier l'organisation de leurs magasins dans ce sens", explique-t-il. Restent les achats sur internet, point noir de la collecte des D3E. Selon le sondage CLCV, dans 87% des cas, il n'y a pas eu de proposition de reprise lors d'un achat en ligne, et moins de 5% des personnes interrogées en ont bénéficié. Deux options s'offrent alors au consommateur responsable : donner l'appareil usagé à une association qui pourra le réutiliser, ou le déposer en déchetterie si la collectivité a mis en place une filière de collecte sélective. |
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