Les engagements pris par les grands pays industrialisés pour réduire leurs émissions de CO2 sont insuffisants pour espérer limiter le réchauffement de la planète et "le temps presse", a averti vendredi la Suède, prochaine présidente de l'UE.

"Il reste six mois pour (la réunion internationale de) Copenhague, mais seulement trois semaines de négociations utiles", a souligné le ministre de l'Environnement suédois Andreas Carlgren lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

"Nous demandons aux autres pays industrialisés de faire des efforts comparables à ceux de l'UE", a-t-il insisté. "Nous espérons plus, nous attendons plus, nous réclamons plus", a-t-il martelé à l'adresse des Etats-Unis, du Japon et du Canada.

"Nous devons parvenir à un accord international à Copenhague, en décembre, parce que nous n'avons pas d'autre choix. Il n'y a pas de plan B", a-t-il insisté.

Pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C, les scientifiques demandent aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25% à 40% pour 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990.

L'Union européenne s'est engagée à les réduire de 20%, et de 30% en cas d'accord international.

"Aucun autre pays industrialisé ne s'est engagé sur un effort comparable et au total, les engagements sont très loin de permettre de réaliser l'objectif", a déploré M. Carlgren.



La Croix