Tags: co2

Issue time23:13:54, par JP Email 266 vues
Catégories: Pollution



L'Union européenne a renforcé les mesures de sécurité pour les transactions sur son marché d'échanges de droits à polluer, à la suite d'une cyberattaque qui a touché de nombreux pays, a annoncé la Commission européenne.

Les représentants des États ont donné leur aval à une révision des procédures de sécurité permettant aux opérateurs de ce marché de se connecter à la plate-forme de transaction en ligne du marché de l'UE (Emissions Trading System, ETS).

Désormais, les administrations nationales pourront refuser l'ouverture d'un nouveau compte, mais également suspendre ou fermer un compte, précise la Commission. "C'est une excellente chose", a souligné la commissaire en charge du Climat, la Danoise Connie Hedegaard.

La révision a été rendue nécessaire après une opération de piratage le 28 janvier, via la pratique dite du "phishing" (hameçonnage) sur internet. Des opérateurs ont reçu de faux courriels à en-tête d'ETS envoyés par des escrocs leur demandant de se connecter au marché européen des droits à polluer via un site internet apparaissant comme celui de la Commission européenne. Le prétexte avancé était un renforcement des normes de sécurité.

Les victimes l'ont fait en révélant au passage leurs codes d'identification et leurs mots de passe sur la plate-forme, permettant aux pirates de réaliser ensuite des transactions frauduleuses à leurs dépens, en leur volant par exemple des certificats d'émissions de CO2.

Le marché ETS est au centre des efforts de l'Union européenne pour pousser les industries à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement du climat.

Pour l'heure, les entreprises qui y participent reçoivent gratuitement des quotas de CO2. Les bons élèves qui parviennent à émettre moins de CO2 que ce qui leur a été attribué peuvent revendre leurs surplus aux mauvais élèves qui polluent trop et ont besoin de certificats supplémentaires.

Il est prévu de rendre ces droits à polluer payant en 2013 pour certains secteurs.



AFP

Issue time12:16:37, par JP Email 664 vues
Catégories: Climat




Outre le réchauffement climatique, les émissions de gaz carbonique sont à l'origine d'un autre phénomène moins connu mais tout aussi sérieux et inquiétant : l'acidification des océans. Des chercheurs du Laboratoire d'océanographie de Villefranche (LOV) (CNRS / UPMC) viennent de montrer que des organismes marins clés tels que les coraux profonds et les ptéropodes (escargots planctoniques) seront profondément affectés par ce phénomène dans les années à venir. Deux études paraissent dans la revue Biogeosciences.

Depuis 1800, le tiers des émissions de CO2 liées aux activités humaines a été absorbée par les océans, ce qui équivaut chaque année à 1 tonne de CO2 par personne. Cette absorption massive a permis de réduire les changements climatiques mais elle entraîne également un bouleversement de la chimie de l'eau de mer. Le CO2 absorbé provoque en effet une acidification des océans et au rythme des émissions actuelles, on estime que le pH diminuera de 0.4 unités d'ici 2100. Ceci correspond à un triplement de l'acidité moyenne des océans, ce qui est une première dans ces derniers 20 millions d'années. L'équipe du LOV, dirigé par Jean-Pierre Gattuso, a étudié l'impact d'une telle diminution de pH sur des organismes calcificateurs. Les ptéropodes (escargots marins nageurs) et les coraux profonds vivent dans des zones qui seront parmi les premières à être frappées par l'acidification des océans, alors que leur rôle au sein de leurs écosystèmes est essentiel.

Le ptéropode Limacina helicina joue un rôle important dans la chaîne alimentaire et le fonctionnement de l'écosystème marin Arctique. Sa coquille calcaire constitue une protection vitale. Or, l'étude menée au LOV montre que cet escargot construit sa coquille à une vitesse 30 % plus faible lorsqu'il est maintenu dans une eau de mer ayant les caractéristiques attendues en 2100. Une diminution encore plus forte (50 %) a été mesurée chez le corail d'eaux froides Lophelia pertusa. Alors que les récifs coralliens tropicaux sont formés par un grand nombre d'espèces, les communautés coralliennes d'eaux froides sont élaborées par une ou deux espèces de coraux mais abritent un grand nombre d'autres espèces. Une diminution de la croissance des coraux constructeurs par l'acidification des océans peut donc menacer l'existence même de ces édifices.

Ces premiers résultats publiés soulèvent de grandes inquiétudes sur le futur des ptéropodes, des coraux profonds et des organismes qui dépendent d'eux pour leur nutrition ou pour leur habitat. Les programmes de recherches tels que EPOCA(1), coordonné par le CNRS, développent de nouvelles études sur d'autres organismes et écosystèmes marins. Ils réalisent des expériences de longue durée et étudient l'impact conjoint de l'acidification des océans et d'autres paramètres qui seront également modifiés dans les prochaines décennies, comme la température et la concentration de sels nutritifs.

L'acidification des océans ne peut être contrôlée qu'en limitant les concentrations futures de CO2 dans l'atmosphère. Des négociations visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (COP 15) sont en cours et devraient être finalisées à Copenhague en décembre prochain. Ces négociations devront prendre en compte, non seulement le bilan radiatif de la planète, mais aussi le caractère acide du CO2 qui, une fois absorbé dans l'océan, aura des répercussions qui pourraient être dramatiques sur de nombreux organismes et écosystèmes marins.



CNRS

Issue time14:47:39, par JP Email 194 vues
Catégories: Pollution, Ecologie



Les Français sont favorables à l'idée d'une "contribution climat énergie" (ou taxe carbone), surtout quand on leur en explique le principe, révèlent deux sondages réalisés pour le compte de la fondation Nicolas Hulot (FNH) et publiés mardi.

Pour relancer le débat concernant cette taxe sur le contenu en énergie polluante de nos modes de transport, de logement et de consommation, la FNH a lancé une consultation des citoyens sur internet en diffusant des explications sur le changement climatique et le lien avec cette contribution climat-énergie.

Deux sondages ont ainsi été réalisés en ligne avec l'Institut LH2, le premier sur le mode "collaboratif", c'est-à-dire sur la base d'une participation libre et volontaire des sondés dont les opinions ont été mesurées avant et après la diffusion de vidéos d'informations, le second sur un mode classique.

Globalement, 39% des participants au sondage collaboratif et 54% de ceux issus du sondage classique se disent peu ou mal informés sur le lien entre consommation d'énergie et réchauffement climatique.

Concernant la contribution climat-énergie, l'écart se creuse: 81% des participants au premier sondage et 77% de ceux issus du second s'estiment mal informés.

Interrogés avec un minimum d'information concernant cette contribution, les Français approuvent: 66% des interviewés du sondage classique sont pour.

84% des participants au sondage collaboratif y sont favorables (dont 45% très favorables), ce chiffre passant à 94% (60% très favorables) après qu'ils aient bénéficié des vidéos explicatives.

Sur le constat, les avis sont unanimes: pour 94% des interviewés (sondage collaboratif) les conséquences du réchauffement climatique se font déjà sentir.

Une conférence d'experts est organisée à partir de jeudi à Paris pour dessiner les contours de la contribution climat-énergie, défendue par Nicolas Hulot lors du Grenelle de l'environnement.

Sondage collaboratif réalisé du 2 avril au 8 juin auprès de 12.750 volontaires.

Sondage classique réalisé du 18 au 19 juin auprès d'un échantillon de 1.000 Français représentatif de la population.



AFP

Issue time11:36:32, par JP Email 267 vues
Catégories: Climat



L'ozone a-t-il un impact sur le rôle de « réservoir de carbone » de l'océan ? Oui, répondent des chercheurs de trois laboratoires rattachés à l'INSU-CNRS, à l'UPMC, au CEA, à l'IRD, au MNHN et à l'UVSQ. Au moyen de simulations inédites, ils ont mis en évidence que le trou dans la couche d'ozone réduisait l'absorption du carbone atmosphérique par l'océan Austral, et participait à l'augmentation de l'acidité des océans. Ces résultats, qui viennent d'être publiés en ligne dans la revue Geophysical Research Letters, devraient avoir une influence non négligeable sur les prochains modèles du GIEC, qui, pour l'instant, ne tiennent pas compte des variations d'ozone.
L'augmentation du taux de CO² dans l'atmosphère due aux activités humaines est en partie responsable du réchauffement climatique. En absorbant près de 15 % du carbone anthropique dégagé annuellement, l'océan Austral est l'un des principaux puits de carbone atmosphérique. Mais son efficacité diminue, alors que le taux de carbone atmosphérique continue d'augmenter rapidement ces dernières années. Or, jusqu'à présent, la saturation du puits de carbone dans l'océan Austral n'était pas correctement simulée par les modèles climatiques utilisés.

Pour améliorer ces simulations, une collaboration de climatologues, modélisateurs et océanographes s'est constituée. Leur objectif : façonner un modèle qui simule plus correctement la capacité de l'océan Austral en tant que puits de carbone. Pour cela, les chercheurs se sont appuyés sur le modèle couplé océan/atmosphère de l'IPSL qui intègre le cycle du carbone (et donc l'évolution des gaz à effet de serre, tel le CO²). Principale nouveauté : la prise en compte de l'évolution des concentrations en ozone stratosphérique de 1975 à nos jours. «Les simulations obtenues avec ce modèle reproduisent plus correctement les observations océaniques obtenues sur le terrain ces dernières années, souligne Nicolas Metzl, chercheur au LOCEAN/IPSL et coordinateur du Service d'observation OISO ».

Surtout, cette étude souligne deux phénomènes majeurs au niveau de l'océan Austral : une réduction significative de l'absorption de CO2 qui n'est pas compensée dans les autres océans, ainsi qu'une accélération de l'acidification des eaux océaniques des hautes latitudes Sud. Entre 1987 et 2004, ce sont environ 2,3 milliards de tonnes de carbone qui n'ont pas été épongés par les océans. Cela correspond à une diminution relative de près de 10 % du puits de carbone océanique global. Les simulations révèlent ainsi comment des perturbations de la haute atmosphère (ici, le trou d'ozone) interagissent avec les gaz à effet de serre et le cycle du carbone océanique : elles conduisent à un renforcement des vents d'ouest sur l'océan Austral, provoquant un brassage des eaux océaniques de surface avec les eaux plus profondes, riches en CO2, limitant ainsi le pompage du carbone atmosphérique par les eaux de surface.

C'est la première fois que l'impact du trou d'ozone sur le cycle du carbone océanique, est simulé dans un modèle global du climat. Ces résultats suggèrent que les modèles de climat utilisés jusqu'à présent surestiment le puits de carbone océanique et sous-estiment l'acidification des océans. Ils soulignent l'importance de prendre en compte l'ozone dans les futures modélisations, notamment du GIEC, ce qui permettra d'améliorer les prévisions climatiques à venir. L'océan Austral est une région particulièrement sensible au réchauffement climatique. Mieux prévoir les conséquences de ces changements est fondamental, vis-à-vis du bilan de carbone planétaire (saturation des échanges air-mer) et des ressources marines (impact de l'acidification).



CNRS

Issue time11:35:46, par JP Email 135 vues
Catégories: Climat



Les engagements pris par les grands pays industrialisés pour réduire leurs émissions de CO2 sont insuffisants pour espérer limiter le réchauffement de la planète et "le temps presse", a averti vendredi la Suède, prochaine présidente de l'UE.

"Il reste six mois pour (la réunion internationale de) Copenhague, mais seulement trois semaines de négociations utiles", a souligné le ministre de l'Environnement suédois Andreas Carlgren lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

"Nous demandons aux autres pays industrialisés de faire des efforts comparables à ceux de l'UE", a-t-il insisté. "Nous espérons plus, nous attendons plus, nous réclamons plus", a-t-il martelé à l'adresse des Etats-Unis, du Japon et du Canada.

"Nous devons parvenir à un accord international à Copenhague, en décembre, parce que nous n'avons pas d'autre choix. Il n'y a pas de plan B", a-t-il insisté.

Pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C, les scientifiques demandent aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25% à 40% pour 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990.

L'Union européenne s'est engagée à les réduire de 20%, et de 30% en cas d'accord international.

"Aucun autre pays industrialisé ne s'est engagé sur un effort comparable et au total, les engagements sont très loin de permettre de réaliser l'objectif", a déploré M. Carlgren.



La Croix

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