Catégorie: Ecologie

Issue time17:11:53, par JP Email 2299 vues
Catégories: Pollution, Ecologie



La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Monsanto, rendant définitive sa condamnation à 15.000 euros d'amende pour "publicité mensongère" sur le Round Up, premier désherbant au monde, a-t-on appris auprès de la Cour de cassation.

Le 26 janvier 2007, le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné le géant américain de l'agrochimie et la société Scotts France, qui distribue le Round Up dans l'Hexagone, à chacun 15.000 euros d'amende.

Le 29 octobre 2008, la cour d'appel de Lyon avait confirmé cette condamnation, jugeant les dirigeants des deux structures coupables d'avoir présenté l'herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre".

Les condamnés avaient alors formé un pourvoi en cassation, pourvoi qui a été rejeté le 6 octobre par la chambre criminelle de la Cour de cassation.

Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès.

Principale matière active du Round Up, le glyphosate a été classé en 1991 "dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités européennes.

Dans un communiqué, l'association Eau et Rivières de Bretagne s'est félicitée de cette "victoire", en profitant pour demander "au gouvernement de respecter l'enjeu du Grenelle de l'environnement concernant les produits phytosanitaires et notamment l'interdiction de toutes les publicités en faveur des pesticides destinés aux particuliers".



AFP

Issue time15:16:57, par JP Email 868 vues
Catégories: Politique, Ecologie



Les États membres de l'Union européenne ne sont pas parvenus à un accord, même provisoire, concernant l'interdiction du commerce du thon rouge. Cette dernière avait été proposée par la Commission européenne mais la France, comme l'Espagne et l'Italie, s'y sont opposées.

Bruxelles souhaitait que les vingt-sept acceptent la proposition de Monaco pour préserver le thon rouge dont l'espèce est menacée, mais la Grèce, Chypre, Malte, la France, l'Espagne et l'Italie ont refusé l'interdiction de la pêche et de la commercialisation du thon rouge.

Les États membres n'ont donc pas pu se mettre d'accord et la Commission a dû renoncer à l'inscription de l'espèce, pêchée surtout en Méditerranée, à l'annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). La Commission avait proposé une interdiction temporaire, en attendant les prochaines évaluations scientifiques de l'état des stocks de thon.

"La France n'a écouté que les intérêts à court terme de l'industrie et s'est rangée dans le camp de Malte ou de l'Espagne, les pays les plus hostiles à la protection du thon rouge" a déploré François Chartier, chargé de la campagne océans de Greenpeace France. Et d'ajouter : "Cette décision est inacceptable ! Elle va à l'encontre de la prise de conscience internationale de l'état critique de la biodiversité marine".

Selon la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat), la quantité de thons rouges pêchés dans l'est de l'Atlantique et en Méditerranée est trois fois supérieure à la capacité de renouvellement des stocks. Malgré les quotas fixés à 29.500 tonnes en 2007, ce sont en réalité 60.000 tonnes qui auraient été pêchées.



MaxiSciences

Issue time11:20:08, par JP Email 442 vues
Catégories: Ecologie



Quelques semaines après la publication par l’ONG écologiste Greenpeace du rapport "Slaughtering the Amazon" (qui détaille les impacts désastreux de l’élevage bovin sur la déforestation en Amazonie, notamment au Brésil, et interpelle les marques y achetant du cuir ou de la viande, de Nike à Adidas en passant par Louis Vuitton, Gucci ou Carrefour), Nike a rendu publique sa nouvelle politique d’achat de cuir, issue de ses discussions avec Greenpeace et par laquelle la marque s’interdit désormais formellement d’acheter du cuir en provenance de cette région, pour limiter son empreinte écologique.
Cette interdiction s’applique donc aussi à ses fournisseurs qui ont un an pour être complètement transparents sur l’origine de leur cuir et se mettre au diapason des exigences de Nike. Du coup, Greenpeace fait monter la pression sur d’autres marques de chaussures, dont Reebok, Adidas, Timberland et Clarks, et mobilise les consommateurs pour leur demander d’emboîter le pas à Nike.



Mes courses pour la Planète

Issue time10:08:58, par JP Email 288 vues
Catégories: Ecologie



Le géant de la distribution Wal-Mart, qui "pèse" 406 milliards de dollars, travaille activement à l’élaboration d’une méthode de notation globale de ses produits et des 100 000 fournisseurs qui les fabriquent – le tout, selon un certain nombre de critères sociaux et environnementaux restant à finaliser. La preuve : Wal-Mart a réuni pour un séminaire de 3 jours, dans l’Arkansas, 1500 experts de l’évaluation "développement durable" des produits, représentants d'ONG mais aussi concurrents (comme Costco, Target ou Kroger) et fournisseurs (comme Unilever, Procter & Gamble, Tyson, General Mills ou Tyson), pour poser les bases de la méthodologie qui sera utilisée mais aussi en assurer la crédibilité et la pertinence, voire la diffusion rapide à d’autres enseignes.

L’objectif était de valider et d’enrichir une première version de l’outil élaborée pour Wal-Mart par les Universités de l’Arkansas et de l’Arizona, avec la contribution d’autres institutions académiques américaines prestigieuses comme Harvard, Berkeley ou Stanford…

Cette initiative fait suite au "virage vert" pris par la stratégie de Wal-Mart en 2005, qui s’est d’abord manifesté à travers le Sustainable Packaging Scorecard, un outil d’évaluation de la qualité écologique des emballages que Wal-Mart a annoncé en 2006 et lancé début 2008, en même temps que le Groupe demandait à ses fournisseurs de réduire significativement le poids et les impacts écologiques de leurs emballages, poussant des géants du marché comme Procter & Gamble à passer toutes leurs lessives au format concentré.

Il faut dire que l’influence de Wal-Mart, premier distributeur mondial, est évidemment colossale – de sorte que cette nouvelle notation des produits tout au long de leur cycle de vie devrait faire grand bruit : à titre d’exemple, l’an dernier, l’annonce par l’enseigne qu’elle arrêtait de vendre des biberons contenant du bisphénol-A, bien que ce dernier soit jugé non-problématique par les autorités américaines et européennes, a marqué un tournant international sur ce sujet. Autant dire que pour les fournisseurs de Wal-Mart, le message lié à l'arrivée prochaine d'un étiquetage social et environnemental des produits est clair : il leur faudra s’adapter, s’améliorer… ou bien disparaître des rayons !



Mes courses pour la planète

Issue time11:54:16, par JP Email 338 vues
Catégories: Ecologie



« L’activité des hommes se tournera de plus en plus vers la recherche de l’exploitation de la mer. Et, naturellement, les ambitions des États chercheront à dominer la mer pour en contrôler les ressources », prédisait le Général De Gaulle il y a quarante ans déjà. Aujourd’hui, la conquête de l’océan, qui ne fait que commencer, est au cœur des enjeux stratégiques, économiques et environnementaux du XXIème siècle ; et la France n’y échappe pas. En ouvrant la France sur les 3 océans (Atlantique, Indien et Pacifique), l’Outre-mer élève notre pays sur la deuxième marche mondiale des espaces maritimes, une place prestigieuse que la France tient absolument à conserver.

Grâce à ses territoires ultramarins, la France est le seul État au monde riverain des trois océans. Elle se place d’ailleurs au 2ème rang mondial des puissances maritimes derrière les États-Unis. Ce statut lui permet de siéger au Conseil de Sécurité de l’ONU (Organisation des Nations Unies) en tant que membre fondateur avec un droit de veto.
La France exerce donc des droits souverains et des droits de juridiction sur un domaine maritime dont 97% des 11 millions de kilomètres carrés sont liés à l’Outre-mer. C’est là un atout considérable qui permet à notre pays d’affirmer sa présence dans les grandes zones géopolitiques et de participer à bon nombre de coopérations interétatiques régionales et thématiques.

« Outre-mer, la mer est porteuse de ressources essentielles »

La mer de l’Outre-mer est une chance unique pour la France et l’Europe. Elle l’est aussi pour les territoires ultramarins dont l’indépendance énergétique, le développement économique et la préservation de leur biodiversité unique au monde sont intimement liés à la mer. Au-delà, ils constituent des lieux privilégiés pour la recherche marine dont les enjeux scientifiques, éducatifs, sociaux et économiques sont prometteurs.
Pour Michèle Alliot Marie, la mer outre-mer dispose de nombreuses ressources :
- ressources énergétiques, à l’heure où l’indépendance énergétique est un enjeu majeur pour l’humanité,
- ressources alimentaires, alors que les eaux européennes sont menacées par l’épuisement des ressources halieutiques,
- ressources commerciales, dans un monde où plus de 90% des échanges commerciaux se font par voie maritime,
- ressources touristiques, avec le développement des loisirs nautiques et de la plaisance.

Formidable atout pour l’Outre-mer, la mer est un bien inestimable pour la France. Il nous appartient de protéger cette richesse et de la valoriser », disait-elle lors du Colloque Mer et Outre-Mer, le 9 juin dernier.

La France doit donc poursuivre les actions de défense et de protection de ses territoires maritimes, mais également maintenir sa place de leader dans l’océanographie et la biologie marine en y investissant ses talents.
« La France possède des industriels de haut niveau technologique, des PME innovantes. Tous doivent renforcer leur présence outre-mer. (…) Les pôles de compétitivité ont leur rôle à jouer dans le développement de ces secteurs-clés.
Des pôles de recherche doivent être mis en place dans les universités d’Outre-mer pour améliorer nos savoirs et nos techniques dans les écosystèmes tropicaux, les cultures marines, la biodiversité, les molécules à usage pharmaceutique, les risques naturels.
Une stratégie active de valorisation de la mer passe aussi par une meilleure complémentarité entre la métropole et l’Outre-mer », souligne la ministre.
La valorisation de la mer, ici comme ailleurs, passe aussi par une grande sensibilisation de la population. Chacun doit se l’approprier pour mieux la protéger et la valoriser.

La mer est donc pour la France et pour l’Outre-mer un lieu d’enjeux économiques, scientifiques, environnementaux et sécuritaires majeurs. Longtemps ignoré, le fait maritime doit désormais mobiliser toutes leurs attentions et leurs énergies afin que « les promesses de la mer » deviennent une réalité porteuse d’activités et d’emplois, de coopération régionale et de partage des richesses et des savoirs pour chacun d’eux.

S.P., Témoignages

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