Tags: interdiction

Issue time15:16:57, par JP Email 872 vues
Catégories: Politique, Ecologie



Les États membres de l'Union européenne ne sont pas parvenus à un accord, même provisoire, concernant l'interdiction du commerce du thon rouge. Cette dernière avait été proposée par la Commission européenne mais la France, comme l'Espagne et l'Italie, s'y sont opposées.

Bruxelles souhaitait que les vingt-sept acceptent la proposition de Monaco pour préserver le thon rouge dont l'espèce est menacée, mais la Grèce, Chypre, Malte, la France, l'Espagne et l'Italie ont refusé l'interdiction de la pêche et de la commercialisation du thon rouge.

Les États membres n'ont donc pas pu se mettre d'accord et la Commission a dû renoncer à l'inscription de l'espèce, pêchée surtout en Méditerranée, à l'annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). La Commission avait proposé une interdiction temporaire, en attendant les prochaines évaluations scientifiques de l'état des stocks de thon.

"La France n'a écouté que les intérêts à court terme de l'industrie et s'est rangée dans le camp de Malte ou de l'Espagne, les pays les plus hostiles à la protection du thon rouge" a déploré François Chartier, chargé de la campagne océans de Greenpeace France. Et d'ajouter : "Cette décision est inacceptable ! Elle va à l'encontre de la prise de conscience internationale de l'état critique de la biodiversité marine".

Selon la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat), la quantité de thons rouges pêchés dans l'est de l'Atlantique et en Méditerranée est trois fois supérieure à la capacité de renouvellement des stocks. Malgré les quotas fixés à 29.500 tonnes en 2007, ce sont en réalité 60.000 tonnes qui auraient été pêchées.



MaxiSciences

Issue time09:02:26, par JP Email 139 vues
Catégories: Ecologie



Mardi, l'Union européenne a pris la décision d'interdire l'importation de produits dérivés du phoque. La fermeture du marché prendra effet dès 2010, afin de s'opposer à une chasse jugée "répugnante". Le Canada, principal exportateur, s'oppose à cette mesure.

Les accessoires en peau de phoque et autres produits fabriqués à partir de l'animal seront très prochainement interdits de séjour en Europe. Cette mesure a été votée avec une très large majorité puisque 550 députés l'ont approuvée, contre 49 qui s'y sont opposés.Le Canada, l'un des plus grands exportateurs de produits dérivés du phoque, a déjà menacé de contester cette décision en déposant un recours devant l'Organisation mondiale du Commerce et pourra exprimer sa colère dès demain lors d'un sommet avec l'Union européenne qui se tiendra à Prague. "Nous considérons que cette industrie est légitime. Nous nous battrons pour les intérêts du Canada, dans ce domaine" a prévenu le porte-parole du Premier ministre canadien. C'est la cruauté avec laquelle les phoques sont abattus, pour leur peau, leur viande ou leur graisse, qui a alerté les états membres de l'Union européenne et les a menés à voter cette interdiction. Selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments, ce ne sont pas moins de 750 000 phoques par an qui sont tués pour la production de produits dérivés et 60 % le sont par trois pays, à savoir le Canada, le Groenland et la Namibie.

Cette mesure est "une victoire contre la barbarie" se réjouit la Fondation Brigitte Bardot.



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