Tags: pêche25.09.09
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Bruxelles souhaitait que les vingt-sept acceptent la proposition de Monaco pour préserver le thon rouge dont l'espèce est menacée, mais la Grèce, Chypre, Malte, la France, l'Espagne et l'Italie ont refusé l'interdiction de la pêche et de la commercialisation du thon rouge. Les États membres n'ont donc pas pu se mettre d'accord et la Commission a dû renoncer à l'inscription de l'espèce, pêchée surtout en Méditerranée, à l'annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). La Commission avait proposé une interdiction temporaire, en attendant les prochaines évaluations scientifiques de l'état des stocks de thon. "La France n'a écouté que les intérêts à court terme de l'industrie et s'est rangée dans le camp de Malte ou de l'Espagne, les pays les plus hostiles à la protection du thon rouge" a déploré François Chartier, chargé de la campagne océans de Greenpeace France. Et d'ajouter : "Cette décision est inacceptable ! Elle va à l'encontre de la prise de conscience internationale de l'état critique de la biodiversité marine". Selon la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat), la quantité de thons rouges pêchés dans l'est de l'Atlantique et en Méditerranée est trois fois supérieure à la capacité de renouvellement des stocks. Malgré les quotas fixés à 29.500 tonnes en 2007, ce sont en réalité 60.000 tonnes qui auraient été pêchées. 09.03.09
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Reykjavik a annoncé le 18 février qu'il maintenait pour 2009 ses quotas de chasse à la baleine dans les eaux islandaises, qui avait été multipliés par six pour une durée de cinq ans par le gouvernement précédent, soit 150 rorquals et jusqu'à 150 baleines de Minke par an. Le département d'Etat s'"oppose fermement" à cette décision et craint qu'elle ne menace la survie les espèces concernées, alors que d'autres pays, dont l'Allemagne, la France ou la Grande-Bretagne ont également critiqué la position de Reykjavik. "Nous appelons le gouvernement islandais à annuler sa décision et à se concentrer sur la préservation des baleines, plutôt que sur les intérêts à court terme de l'industrie baleinière", a ajouté le département d'Etat. Les Etats-Unis ont également indiqué que cette décision pourrait saper les discussions menées au sein de la Commission baleinière internationale (CBI), qui doit tenir son prochain sommet du 22 au 26 juin sur l'île portugaise de Madère. L'Islande a quitté en 2006 l'accord sur le moratoire interdisant la chasse commerciale à la baleine, adopté en 1986 par la CBI. Ses quotas étaient de neuf rorquals et 40 baleines de Minke par an jusqu'à l'augmentation controversée. L'île arctique est le seul pays avec la Norvège à pratiquer la chasse commerciale à la baleine. Le Japon la pratique officiellement à des fins scientifiques, même s'il commercialise la viande. 27.11.08
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Le quota total de pêche pour ce poisson très prisé, mais victime de surpêche chronique depuis des années, va être réduit de 28.500 tonnes cette année à 22.000 tonnes l'an prochain, puis à 19.950 tonnes en 2010, "soit une réduction de 30% en deux ans", a indiqué mardi la Commission européenne. Le volume autorisé pourrait diminuer encore à 18.500 tonnes en 2011, sous réserve d'un réexamen de la situation en 2010. L'accord en ce sens a été conclu lundi à l'issue de négociations menées à Marrakech (sud du Maroc) depuis le 17 novembre au sein de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT), l'instance chargée de la gestion au niveau mondial de cette espèce. La Commission européenne, qui négociait au nom de l'UE à Marrakech, a ainsi confirmé des chiffres en partie déjà donnés par le Fonds mondial pour la nature (WWF). L'ONG s'est indignée de l'accord trouvé à l'ICCAT en soulignant que la baisse était très insuffisante pour protéger l'espèce. Elle a reproché à la Commission de ne pas avoir suivi les recommandations de ses propres scientifiques. Ceux-ci prônaient des quotas annuels de 8.500 à 15.000 tonnes maximum et l'interruption de la pêche pendant la période de reproduction, en mai et juin. "Ce n'est pas une décision, c'est une honte qui ne laisse pas d'autre choix au WWF que de rechercher d'autres moyens pour sauver cette pêche", a déclaré Sergi Tudela, responsable du programme des pêches méditerranéennes au WWF. "Avec l'ICCAT aux commandes, il est clair que la seule façon de diminuer la pêche (au thon) c'est l'épuisement des stocks", a encore déclaré Sergi Tudela. Selon le l'ONG, c'est l'UE qui a inspiré l'accord conclu lundi, avec le soutien du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie, de l'Egypte, de la Syrie et du Japon. Le Japon avait dans un premier temps décidé de suivre les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, la Norvège, l'Islande et le Brésil, favorables à un quota de 15.000 tonnes par an, avant de changer d'avis. La Commission à l'inverse s'est félicitée du compromis. "Cela va permettre de réduire de manière immédiate et significative la pression des pêcheurs sur le stock fragile de thon rouge", présent pour l'essentiel en Méditerranée et un peu dans l'Atlantique, a-t-elle estimé. Il a aussi fait valoir que l'ICCAT avait décidé de réduire la durée autorisée de pêche au thon rouge pour les thoniers senneurs de six à deux mois (15 avril au 15 juin). Les pays de l'ICCAT entendent aussi limiter à leur niveau de la saison 2007-2008 le volume de la flotte de pêche, ainsi que les capacités des "fermes à thon" installés au large en Méditerranée pour élever les poissons avant leur vente. Les contrôles des thoniers, régulièrement accusés de fraude, seront par ailleurs durcis. L'ICCAT réunit l'UE, les Etats-Unis, le Canada, le Japon, plusieurs pays du pourtour méditerranéen comme le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, et la Syrie, mais aussi le Mexique, la Norvège, l'Islande ou encore le Brésil. Les Européens se voient attribuer une partie des quotas globaux décidés pour 2009 et 2010 et se les répartissent entre eux. 03.10.08
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A Ilulissat, dans la baie de Disko, un des grands ports de pêche à l'ouest de ce territoire danois d'outre-mer, les pêcheurs constatent que le filon commence à se tarir d'année en année, les obligeant à aller de plus en plus loin pour pêcher ce crustacé qui représente la manne de ses exportations. Le directeur du patronat, Henrik Leth, constate "que les bancs de crevettes sont devenus moindres, ce qui signifie que les pêcheurs doivent pêcher plus longtemps pour les attraper", alourdissant ainsi "la facture de fioul de leurs bateaux, qui est déjà élevée" (4,32 couronnes le litre, 58 centimes d'euros). Même constat à l'usine de Royal Greenland, premier fournisseur mondial de crevettes des eaux froides, qui domine le port avec ses grands chalutiers qui vont au loin à la recherche de l'or rose. "Nous ne savons pas vraiment pourquoi les crevettes se raréfient. Ca peut être une combinaison du réchauffement climatique et des prédateurs comme le flétan, et la morue qui commence, quant à elle, à revenir dans les eaux du Groenland", explique Helle Siegstad, biologiste et directrice de recherche à l'Institut des ressources naturelles du Groenland à Nuuk, capitale de l'île. "On a constaté au cours des dernières décennies que lorsque les stocks de morue s'épuisent, les bancs de crevettes augmentent et vice-versa", a-t-elle ajouté à l'AFP. Ecartant toute cause de "surpêche", Mme Siegstad estime qu'il "faut tirer la sonnette d'alarme, car ce serait une catastrophe pour l'économie des insulaires si la crevette venait à disparaître (...), on n'a quasiment rien pour la remplacer". Chiffres à l'appui, elle montre que les prises de crevettes à l'ouest du Groenland sont en déclin d'environ 148.000 tonnes en 2004 à 139.500 en 2007 selon des chiffres préliminaires. La biomasse des crevettes a diminué depuis 2003 et a été basse pendant plusieurs années, "signe que les stocks se réduisent", selon cette biologiste, qui a recommandé en vain au gouvernement local de faire des coupes drastiques dans ses quotas. "Il est nécessaire que les quotas de 150.000 tonnes par an soient diminués de 30% au moins et ramenés à 110.000 tonnes", et qu'ils soient "encore plus réduits" en 2009, selon elle. Le scénario le plus pessimiste serait de voir "les stocks péricliter à 40.000 tonnes dans 4 à 5 ans", craint-elle, affirmant que le déclin de cette ressource précieuse est "inévitable". Certes la morue, richesse de l'île dans les années 60 avec un pic de 500.000 tonnes de prises par an avant de quasi disparaître, est revenue, mais en très faibles quantités. La ministre des Finances, Aleqa Hammond, reconnaît pour sa part que "l'économie groenlandaise est basée sur un seul revenu: la pêche, qui est en train de changer en raison des changements climatiques". "Un réchauffement de 2 degrés revêt une grande signification", dit-elle, ce qui "explique pourquoi les crevettes émigrent plus au nord, vers d'autres endroits". Le Groenland, territoire danois, n'a pas les moyens de changer sa flotte de pêche de la crevette, et "il est important qu'elle survive en ne réduisant pas drastiquement les quotas des pêcheurs comme le recommandent les biologistes". Face à "une situation très difficile", le gouvernement mise sur la "diversification de son économie comme le tourisme et l'exploitation minière, assure encore la ministre, afin qu'elle ne dépende pas uniquement de la mer". 10.09.08
Les directives proposent un cadre auquel les nations doivent adhérer lorsqu’elles pêchent dans des zones de haute mer hors de leur juridiction nationale qui sont le siège de nombreuses pêcheries hauturières. Stipulant que toute activité de pêche en haute mer doit être “gérée de façon rigoureuse”, elles énoncent les mesures requises pour identifier et protéger les écosystèmes vulnérables et donnent des conseils sur l’utilisation durable des ressources marines vivantes de haute mer. Autres recommandations: • les nations devraient évaluer la pêche hauturière pratiquée par leurs flottes afin d'évaluer d'éventuels impacts négatifs significatifs; En outre, les directives font état des mesures à prendre pour améliorer l’information sur l’emplacement et l’état des écosystèmes marins vulnérables et des pêches de haute mer. Une lacune comblée La gestion des pêches hauturières en eau profonde hors des zones économiques exclusives (ZEE) des pays a toujours été complexe, car elle demande des solutions multilatérales faisant intervenir non seulement les pays pratiquant ce type de pêche, mais aussi tout autre pays concerné. “Jusqu’à présent, on ne disposait pas vraiment de cadre international pour affronter ce problème. Ces directives représentent un des rares instruments pratiques de cette nature; c'est un important pas en avant car elles abordent à la fois les questions d’environnement et d’aménagement des pêches de manière intégrée,” a indiqué M. Ichiro Nomura, Sous-directeur général, Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO. Poissons et habitats sensibles De nombreuses espèces de poissons des grands fonds ont une croissance lente, parviennent à une maturité sexuelle tardive, et ne se reproduisent pas forcément tous les ans. En conséquence, elles présentent une faible résistance à la pêche intensive, et il faut parfois plusieurs générations pour reconstituer les stocks épuisés par la surpêche. La pêche hauturière en eaux profondes soulève également de graves inquiétudes pour d’autres espèces vulnérables comme les coraux et les spongiaires délicats vivant en eaux froides, les habitats benthiques fragiles des sources hydrothermales et des suintements froids qui abritent des espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs, et les monts sous-marins où vivent des espèces sensibles. Activité relativement nouvelle, la pêche en eaux profondes requiert des ressources considérables en termes d’investissement et de technologies, et rares sont les pays qui ont élaboré des politiques et des plans ciblés pour leur gestion, y compris dans leurs eaux territoriales.
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