Tags: sarkozy14.09.09
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1 - Si vous êtes candidat(e) à la présidentielle, signez devant les caméras le Pacte écologique de Nicolas Hulot (dans lequel figure entre autres choses la taxe carbone). En pleine surenchère électorale, ça ne mange pas de pain. Vous trouverez bien le temps d’y réfléchir sérieusement quand vous serez élu(e). 2 – Si vous êtes chef de l’État ou Ministre de l’écologie fraîchement nommé, évitez soigneusement le sujet et attendez plutôt que les écologistes fassent une percée électorale (aux Européennes) pour remettre le sujet sur la table. 3 - A cette occasion, organisez un brainstorming avec vos collaborateurs et trouvez lui un autre nom à cette taxe, plus positif, genre « Contribution Climat Énergie », comme ça tous les Français vont se dire qu’il y a anguille sous roche. 4 – Dans le même ordre d’idée, préférez les grands discours citoyens-écolos au terrain de la fiscalité qui pourrait affoler le contribuable. Le moment venu (car le sujet fiscal est incontournable), vous êtes certain de vous mettre les 3/4 des Français à dos. 5 - Mettez sur pied une commission d’experts avec à sa tête un ancien premier ministre socialiste pas particulièrement connu pour être des plus audibles (souvenez de sa marionnette aux Guignols de l’info...). En plus, ça énervera bien la gauche. 6 - Lancez cette commission juste avant le mois d’août, en pleine torpeur estivale, au moment où l’attention des députés relâche. Le barnum de la rentrée politique devrait suffire à produire un cafouillage général autour de votre proposition. 7 - Plutôt que de faire de la pédagogie sur un sujet que l’on estime d’une « grande complexité » (pour reprendre les termes même du Premier ministre), épuisez-vous à rassurer les Français en leur répétant que cette taxe sera « indolore » et en montant une usine à gaz pour la redistribuer « équitablement ». 8 - Choisissez le prix de la tonne de CO² le plus bas d’Europe (rappelons au passage que la Suède a déjà une taxe carbone à 100 euros la tonne), ce qui énervera immanquablement tous les experts consultés par votre commission. 9 - Si vous êtes responsable de l’opposition, surtout ne vous exprimez pas sur le sujet avant la foire d’empoigne de l’université d’été de votre parti. Vous laisserez ainsi le champ libre à tous ceux qui rêvent d’occuper le terrain médiatique à votre place (avec ce qu’il faut de mauvaise foi et de dramatisation). 10 – Enfin, si vous êtes Président de la République, laissez vos ministres s’exprimer en ordre dispersé puis tacler le 1er d’entre-eux, comme ça les journaux ne parleront plus que des couacs de votre communication et le débat de fond descendra aux abysses. Bref, après tout ça, si vous vous demandez si la taxe carbone est encore une bonne idée, je vous comprends. 23.06.09
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Un mot sur la taxe carbone, un salut au Grenelle de l'environnement, un signe à la croissance verte... mais ni annonce, ni calendrier devant le Parlement réuni à Versailles pour ce discours annoncé comme historique. "Une compilation d'annonces déjà vues", a regretté la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot. "On attend toujours le New Deal écologique, on reste sur notre faim", a commenté la fédération France Nature Environnement (FNE, 3000 associations). "C'est vrai qu'il aurait pu être plus explicite. Dans l'absolu on voulait plus, mais c'est vrai sur tous les sujets!", a reconnu un proche du ministère du Développement durable. "Mais pour lui sans doute, l'essentiel a été posé et il n'était pas besoin d'en rajouter". Le chef de l'Etat a ainsi exprimé sa détermination à "aller le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution, plus nous allègerons les charges pesant sur le travail", a-t-il insisté sans autre précision sur sa mise en oeuvre. "Il ne pouvait pas en dire plus, alors que la conférence d'experts est prévue début juillet, ni donner plus d'orientations et risquer de frustrer les personnalités invitées à débattre", justifie ce proche du ministère. Dans l'entourage du ministre Jean-Louis Borloo, on veut s'attacher aux coups de chapeau décernés au Grenelle: "une révolution verte", "rentable" et qui va donner "une avance considérable à la France", a insisté le chef de l'Etat. "Ce n'est pas rien, mais comment on convertit l'économie? comment on crée l'élan ?", se demande Serge Orru, directeur du WWF-France. Nicolas Sarkozy a certes souligné son attachement à un modèle de développement durable (mais) l'écologie n'est toujours pas au coeur des politiques publiques", a regretté le président de FNE Sébastien Genest. Si les attentes sont déçues, c'est qu'elles avaient été attisées par les proches du président après les plus de 16% de voix conquises par la liste Europe-Ecologie. Au soir du 7 juin et dans les jours qui suivirent, l'environnement et le climat apparaissaient comme le nouveau cheval de bataille du gouvernement. Le président lui-même assurait trois jours plus tard devant les sénateurs UMP qu'il n'avait "pas attendu les Verts pour savoir que l'environnement est important". Son entourage avait laissé entendre que le sujet figurerait en bonne place dans la liste des "priorités" politiques qui devaient être annoncées par M. Sarkozy. Ces attentes sont désormais reportées sur le remaniement ministériel qui sera annoncé mercredi. La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a brièvement évoqué l'idée d'un vice-premier ministre chargé du développement durable, mais la suggestion a été bien vite rengainée. De nombreuses personnalités - dont le photographe Yann Arthus-Bertrand, Serge Orru, ou Allain Bougrain-Dubourg de la Ligue pour la protection des oiseaux - estimaient lundi dans Libération que l'essentiel se jouera dans "la sanctuarisation" du ministère du développement durable avec son périmètre actuel (énergie, transports et aménagement du territoire). Et sur la nomination du nouveau ministre de l'Agriculture et de la pêche. 04.12.08
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Mercredi au matin, Greenpeace a prolongé cette campagne "SarkObama" en recouvrant les panneaux publicitaires de la station de métro République, à Paris, d'affiches représentant Nicolas Sarkozy assorties du slogan : "Réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre en Europe ? Yes, you must !" ("Oui vous, devez!"). "Cette campagne de buzz, a expliqué Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, vise à éveiller la curiosité du grand public et à faire le maximum de bruit à propos d'un événement essentiel qui, aujourd'hui, malheureusement, n'intéresse pas grand-monde : l'adoption imminente du paquet 'climat-énergie' par l'Union européenne, alors que la Conférence des Nations unies sur le climat bat son plein à Poznan". Pour Greenpeace, le président français "porte une lourde responsabilité" car il a laissé les Etats membres "s'engluer dans la défense de leurs intérêts nationaux de court terme au lieu de porter haut et fort l'intérêt collectif et les impératifs de la lutte contre les changements climatiques." Greenpeace estime que le chef de l'état français a "une dernière chance de redresser la barre" lors du sommet européen des 11 et 12 décembre, en faisant adopter par l'Europe une réglementation confirmant l'engagement de l'UE à réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, et 30% si les autres pays développés s'engagent. |
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